LA DÉFAITE ÉVEILLE LE PATRIOTISME
Le roi était prisonnier ; une partie de la noblesse était morte ou captive ; celle qui revenait était honnie et huée, pour avoir abandonné son roi à l'heure du danger.
L'honneur de la France, la défense du territoire restaient aux mains de ce jeune duc de Normandie, le dauphin Charles, et des conseillers funestes, qui avaient donné le signal de la déroute.
Ce prince, cependant, devait être Charles le Sage.
Il convoqua les États généraux \ qui prirent sa place et faillirent la garder.
' Le roi Jean avait réuni à Paris, le 30 novembre 1335, les États généraux de la langue d'oïl (France septentrionale jusqu'à la Dordogne, l'Auvergne comprise), pour leur demander d'avoir à lui faire une aide qui pût suffire aux frais de la guerre. Les États avaient accordé au roi une aide de SO.dOO hommes d'armes par an et, pour les solder, une imposition de 5 millions de livres, levée sur toutes gens de tel état qu'ils fussent, gens d'église, nobles ou autres, plus la gabelle ou taxe du sel par tout le royaume de France.»