‹ Les batailles d'autrefoisChapitre 135 sur 203 · LES PAYSANS · texte numérisé non relu

LES PAYSANS

Froissart complète ce précieux renseignement tactique en nous apprenant, dans un autre chapitre, que les batailles d'Edouard III marchaient séparées entre elles par le convoi, comme les légions romaines (page 136).

« Les unes et les autres chevauchaient le même pas, rangées et serrées ainsi que pour tantôt combattre, si mestier fut: les charrois et pourvéances entre les osts. »

Edouard III comptait sur une belle et fructueuse victoire.

Mais le dauphin Charles défendit à ses chevaliers de combattre les Anglais. Les bonnes villes bien closes, bien garnies d'artillerie et d'engins, avaient reçu des garnisons suffisantes pour résister à un siège prolongé. Reims arrêta Edouard III pendant six semaines. Le roi espérait que ses maréchaux lui signaleraient l'approche d'une tumultueuse armée de secours et qu'on pourrait encore gagner profit et honneur en bataille publique. Personne ne vint.

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