‹ Les batailles d'autrefoisChapitre 180 sur 203 · S52 LA JEUNESSE DE LOUIS XI · texte numérisé non relu

S52 LA JEUNESSE DE LOUIS XI

« Des espies et chevaucheurs furent mis aux champs pour savoir la venue du Roy et quel chemin il tenait.

« On choisit lieu et place pour que l'avant-gardo combattît audit Longjumeau, où elle devait se retirer si le Roy venait. »

Cependant le roi avait rappelé à lui le comte du Maine, qui observait l'armée bretonne ; « il disposait de 2.200 hommes d'armes de son ordonnance, de l'arrière-ban du Dauphiné et de 40 à 50 gentils-hommes de Savoie, gens de bien.

« Il ne voulait pas combattre, mais seulement entrer dans Paris, sans s'approcher du camp bourguignon.

« Le roi avait ordonné son armée en trois batailles :

« Dans la première, appelée avant-garde, était monseigneur Pierre de Brézé, chevalier, seigneur de la Varenne et sénéchal de Normandie, le flls du comte de Noyrenton, les seigneurs de Barbazan, de Malortie, Floquet, Salzart et autres capitaines et gens d'armes;

« En la seconde, ou bataille, était le roi avec plusieurs grands seigneurs et capitaines ;

« La tierce, ou arrière- garde, était menée par le comte du Maine, oncle du roi, qui disposait de 7 à 800 hommes d'armes.

« Dans ces trois batailles il v avait 2.200 hommes

DATAILLK DR MO.NTLIIKRY ((7 juillet ViGo). ^53

d'armes portant lances, les mieux en point et les mieux montés que gens d'armes fussent oncques.

« Là était la fleur des hommes d'armes, toute la puissance du roi de France. Les archers et autres gens de guerre étaient aussi en grand nombre, bien que plusieurs, qui étaient mal équipés et à pied, fussent demeurés en arrière, à cause du long chemin que le roi venait de faire en hâte '. »

« En confiant son avant-garde et aussi les guides au sénéchal de Normandie, Louis XI lui avait donné ordre d'éviter la bataille ; mais le sénéchal ^ dit en confidence à l'un des siens :

— « Je mettrai aujourd'hui le roi Louis et le comte de Charolais si près l'un de l'autre qu'il faudra être bien habile pour les démêler. »

Bataille de Montlhéry (17 juillet U6o).

« En effet, le 17 juillet, l'avant-garde royale se vint trouver auprès de Montlhéry, où Saint-Pol était logé.

« Celui-ci, en toute diligence, signifia cette venue au comte de Charolais, qui était à deux lieues de lui, avec la bataille, lui requérant : « qu'il le vînt secourir, car « déjà ses hommes d'armes et archers s'étaient mis à pied

' Du Cicrcq.

2 Br(^zé fut tué l'un des premiers.

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