LA RANÇON
un peu au hasard, sur une seule ligne irrégulière. La cavalerie légère ne compte plus comme unité tactique. Les archers à cheval, qui en tiennent lieu, ne sont que rarement employés à éclairer ou à flanquer les hommes d'armes auxquels ils appartiennent.
Le jour de la bataille publique, les suzerains font planter leur bannière sur le point qui leur paraît le mieux choisi pour combattre. Celui qui a amené le plus de chevaliers a le plus gros commandement et chaque troupe charge, à sa guise, sans s'inquiéter des bannières voisines.
Quelquefois, quand l'ennemi a tourné bride et que les chevaux ne sont pas fourbus, la troupe victorieuse vient secourir celle de droite ou de gauche, pendant que ses coutilliers achèvent les blessés et pillent les bagages.