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ET DE LEURS RÉSISTANCES

Nous avons vu précédemment que la forme allongée pouvait présenter différentes sections : section circulaire, section elliptique et section ovale. Chacune de ces sections devra avoir nécessairement des épaisseurs qui iront en diminuant depuis le maître-bau jusqu'à ses extrémités. Il s'ensuit que ces diverses épaisseurs seront variables, suivant la nature du métal employé, de la forme propre donnée au bateau, ainsi que de ses principales dimensions.

Une autre forme employée par M. Balsamello, en 1879, et plus récemment encore par M. Piatti dal Pozzo, dans son travailleur sous-marin, est la forme sphérique, laquelle tend à dominer pour l'usage de ces appareils tout spéciaux.

FOBME i55

Forme allongée, — Section circulaire. — La forme allongée et circulaire est la plus facile à construire pour le travail au tour.

De plus elle résiste très bien aux pressions extérieures, pressions qui, dans certains cas, peuvent devenir très fortes.

Pour des sous-marins construits en vue de la défense ou de Tattaque, la profondeur d'immersion ne saurait être grande, et Ton sait, en effet, que la pression extérieure n*augmente que de 1 kilogramme par centimètre carré; pour une profondeur de 10 mètres, on pourrait donc avoir une coque relativement faible.

Si nous envisageons le cas d'un sous-marin construit dans un but purement pacifique et commercial, c'est-à-dire destiné à l'exploration d'épaves à la suite de naufrages, d'inspections sur la nature du lit des lacs ou autres masses d'eau en vue d'établir des fondations et des constructions sous-marines, la pose ou la vérification de câbles télégraphiques, et, en général, tous les cas où il y a lieu d'exécuter un travail sous l'eau, il faut avoir, au contraire, une coque parfaitement établie au point de vue de la résistance.

On ne saurait trop insister sur ces considérations au sujet de la résistance à la pression, car il est de toute évidence que si la coque, par suite de son peu de résistance, s'affaissait à de certains endroits, compromettrait non seulement la sécurité du bateau, mais encore sa stabilité se trouverait détruite, par suite de la diminution de volume du déplacement du bateau.

Des dimensions respectables comme épaisseur s'imposent donc, et elles seront d'autant plus fortes qu'au lieu d'employer du fer et de l'acier, on emploiera du bronze. De plus les assemblages devront se faire avec dès boulons et rivets en bronze, afin d'éviter le courant électrique qui pourrait s'établir avec l'eau de mer, malgré tous les enduits possibles, si l'on employait des boulons en fer.

Les diverses parties qui composent la coque ne sauraient être assemblées et ajustées par les procédés ordinaires ; en effet elles

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