X (400 — 140) X 0,120 = 643.000 calories
qui viennent s'ajouter aux 262.000 calories que nous admettions avoir seules été utilisées.
Quant aux quantités de chaleur emmagasinées dans les parois extérieures du fourneau et à celle contenue dans les gaz chauds au moment de la fermeture du fourneau, elles sont négligées à dessein, puisqu'elles doivent servir à contre-balancer le refroidissement extérieur qui, du reste, comme il est facile de s'en assurer, ne dépassera pas 700 calories à Theure pour toute sa surface, à cause de l'épaisse couche d'enduit calorifuge à base d'amiante qui couvrira toutes les parties extérieures du fourneau cylindrique.
On ne s'écarte donc pas de la vérité en estimant la réserve réelle de calorique emmagasiné et utilisable, au moment delà submersion, à 300.000 calories, soit : 455 kilogrammes de vapeur pouvant fournir au bateau une vitesse de 9 nœuds pendant :
:= l'^jOO ou 96 minutes,
OU bien une vitesse de 18 nœuds pendant douze minutes.
Dans le premier cas, les machines développeront 35'''",6, sur les pistons; dans le second cas, elles développeront 285 chevaux.
11 est d'autant plus facile d'atteindre et de dépasser même les vitesses et les temps de marche déterminés plus haut que le chiffre de travail est beaucoup trop élevé pour 1 mèlre carré de section immergée et une vitesse de 9 nœuds.
En effet (Voir les expériences du Yarrow Torpédo Boat : Engineering^ il octobre 1879; puis les expériences du steamer Flinders^ 31 octobre 1879; puis, encore, dans les comptes rendus des expériences de M. Froude, même journal).
Dans toutes ces expériences, le travail absorbé par mètre carré de section immergée du maître-couple oscille entre 8 et H chevaux indiqués, tandis que la base de 20 chevaux a été adoptée, c'est-à-dire le double.
Quoi qu'il en soit, il suffit d'avoir assisté à une action, ou même à un simulacre d'action navale, pour se rendre compte que, dans l'état actuel des choses, ces vitesses et ces temps de marche seraient amplement suffisants à un torpilleur sousmarin pour avoir raison du plus puissant cuirassé du monde. C'est là l'opinion d'une foule de marins distingués, auxquels cette question a été soumise.
Avant de terminer cette partie de l'exposé, on doit encore remarquer que, sans modifier aucune partie des appareils, on peut notablement augmenter la capacité calorifique de l'eau en y effectuant la dissolution de certains sels, — opération
218 LES BATEAUX SOUS-MARlNS
analogue h ce qui se fait pour les chaufferettes de chemins de fer à Taide de Tacétate de soude.
En outre, il n'est tenu aucun compte de Téconomie notable de vapeur qu'il y aura, par suite de la surchauffe spontanée se produisant par le laminage de la vapeur dans la soupape de réduction sans production de travail externe.
Si donc, tout en ne conservant que nos premières données, fournissant des résultats au-dessous de la vérité, nous établissons un tableau approximatif des vitesses, durées de marche et d'espèces parcourus dans différentes conditions de fonctionnement de ce bateau, nous voyons :
Vileise.
Duré« de la marche.
Espaces parcourus.
18 nœuds
12,0 minutes