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par kilogramme brut d'accumulateur

C'est maintenant que s'accuse nettement l'infériorité de l'électricité, puisque, de tous les générateurs électriques portatifs, l'accumulateur est encore le plus pratique.

D'autre part, si nous supposons, comme l'admettent beaucoup de constructeurs, un effort moyen de traction sur route de 30 à 40 kilogrammes par tonne, avec une dépense de 4 kilogrammes de charbon par cheval-heure, chiffre évidemment exagéré, on trouve:

Que 1 kilogramme de charbon peut transporter 1 tonne à l'^jôOO, alors que, si l'on admet pour les accumulateurs une

Sti^ LES BATEAUX SOIS-MABINS

capacité de 12 ampères-heures par kilogramme, avec un débit de 5 à 6 ampères par kilogramme, ce qui est énorme, et un moteur électrique donnant 70 0/0 de rendement, on trouve également que 1 kilogramme d'accumulateurs ne peut mener 1 tonne qu'à 145 mètres.

Enfin, si Ton applique ces chiffres sur une voiture de 4.000 kilogrammes, on calcule qu'il faudrait 400 kilogrammes de charbon pour lui faire parcourir 150 kilomètres, alors qu'il faudrait 2.800 kilogrammes d'accumulateurs pour effectuer le même trajet, toutes choses égales d'ailleurs.

Dans le cas d'accumulateurs, on voit que le véhicule et son moteur devraient compter pour moins de la moitié du poids total, c'est-à-dire ne pas dépasser 1^,200. Notre combinaison serait donc irréalisable dans ce cas particulier.

Par ce qui précède, nous voyons donc que la solutjpn consiste à avoir une propulsion mixte permettant de réaliser un cycle d'opérations parfaites.

L'emploi des hydrocarbures étant destinées à jouer un rôle important dans toutes les branches de l'industrie, nous avons cru intéressant, avant de passer à la description des moteurs à pétrole, de rechercher et de grouper ici par ordre chronologique les premières applications industrielles de cette précieuse substance.

m. - GONSmÉRATIONS SUR LES APPUGATIONS INDUSTRIELLES DU PÉTROLE

C'est vers l'année 1868 que datent les premiers essais de chauffage au pétrole. Le yacht Puebla, appartenant à Napoléon III, est le premier bateau qui eut la primeur de cette nouveauté. De nombreux essais furent tentés dans cette voie à bord des bâtiments de guerre.

Le Gaulois et le Charlemagne^ nos deux derniers cuirassés construits à Brest, sont pourvus de brûleurs à pétrole ; des

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réservoirs établis à bord permettent d'en emmagasiner 20 tonnes.

L'Allemagne a tenté également des essais, qui ont donné.de très bons résultats: nous citerons la Caracola^ le Seigfreid et quelques torpilleurs.

L'Angleterre, les Etats-Unis, la Russie, TAutriche et l'Italie ont aussi expérimenté ce nouveau mode de chauffage, qui leur a permis de réaliser une vitesse plus grande tout en augmentant leur rayon d'action.

L'emploi du pétrole s'est ensuite répandu et généralisé dans le monde entier. La grande quantité importée chez nous a conduit les raffmeurs à perfectionner leurs appareils distillatoires, desquels ils recueillent aujourd'hui une foule de produits et de sous-produits provenant de la distillation et du raflinage.

Depuis l'éther de pétrole dont la densité est de 630, jusqu'à la paraffine (densité, 870), et les produits .intermédiaires, gazoline (densité, 650), stéline, Benzomoteur (680) ; toutes ces essences sont employées couramment aujourd'hui dans les automobiles, l'essence minérale à 700, et le pétrole lampant ; ces deux derniers produits servent plus spécialement à l'éclairage ; ensuite viennent des huiles de graissage claires et épaisses connues dans le commerce sous la dénomination générique d'huiles russes, de valvolinos, cylindrines, etc. ; la vaseline et la paraffine 870, dont les résidus sont employés au chauffage des chaudières à vapeur, auxquelles ils donnent d'excellents résultats.

Le pétrole, en raison de la diversité de ses dérivés, est employé sous plusieurs formes pour produire la force motrice.

Actuellement le nombre des moteurs alimenté par ce combustible est incalculable.

De prime abord les inventeurs qui s'occupèrent de la construction des moteurs à pétrole fut très restreint ; le public restait sceptique et ne voulait pas croire au succès de cette découverte, qu'il croyait limité à quelques chevaux seulement.

A l'Exposition du Travail de 1885 — 4 moteurs à pétrole seulement étaient exposés par MM. Lenoir, Forest, Otto, Spiel.

2S0 LF:S BATEAL'X SOta-MARtNS

En 18S0, nous voyons circuler sur la Seine le premier bateau à pétrole, le Volapi'ick, dont l'hélice était actionnée par un moteur à pétrole do fi chevaux, de Forest.

L'annéo suivante, à l'Exposition du Havre (1887), était exposée une seconde embarcation de 7 mètres actionnée par un moteur à pétrole de 3 chevaux, de Lenoir.

Ces deux embarcations ont été renfance de la locomotion automobile à pétrole en France ; nous les citons en passant en raison de leur intérêt historique, dans le grand mouvement d'automobiiisme qui a suivi.

Actuellement les moteurs à pétrole de 100 chevaux fonctionnent aussi régulièrement que les moteurs à gaz et les machines à vapeur, ol, si les moteurs de puissances plus grandes ne se sont pas développés, l'écueil est dû encore au prix de revient élevé di; ce combustible en Europe, résultant des droits perçus par les pays d'origine auxquels viennent s'ajouter, en France, les droits exorbitants et même prohibitifs de douane

i. Iliel ns.— Brùleu

et d'octroi, et il ne semble pas, malheureusement, que cette difficulté soit très facile à résoudre dans des pays aussi éloignés que les nôtres des régions pétrolifères.

Les moteurs à pétrole sont de trois sortes:

1* Les moteurs à essences, alimentés avec les gazolines, stélines, Moto, et les essences minérales de 650 à 720 de densité ;

2° Les moteurs à pétrole lampant; densité: 820 à 8i0;

3° Et les moteurs à pétrole brut : tel qu'il sort des puits, 865 à 885.

Dans son application au chauffage des chaudières à vapeur, on se sert de brûleurs, parmi lesquels nous citerons ceux de d'Allest, de Lentz, Kauffmann, Karapetoff, Brandt, Widenief, Dunder, Anderson, Urguhort, Larkin, etc., etc.

Ces divers appareils ont pour but de lancer le pétrole sous pression et de lui mélanger la quantité d'air nécessaire à sa combustion complète; dans certains brûleurs, Ton injecte le pétrole mélangé d'air et de vapeur d'eau.

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