‹ Les bateaux sous-marinsChapitre 48 sur 77 · FOYERS HOLDEN BELL ET TAITE · texte numérisé non relu

FOYERS HOLDEN BELL ET TAITE

L'air arrive [fig. 178) au centre du jet par le tube 7, réglable en 4, la vapeur arrive, par 3^ et les orifices 2a, dans l'espace annulaire 6, réservé entre les tubes 7 et 2, et aussi par 25 — 26 — 2i — 23 — 22 aux jets en couronne 27. Le pétrole arrive de 18rt par 18 et la soupape 14-15, et, suivant la levée de cette soupape, par 19 — 21 — 12, soit pour amorcer l'appareil, par 16 et 19 dans l'espace annulaire 5 autour de 2, soit à la fois dans 5, et par 17 — 10 — 11 au-dessus de 1, se mêlant ainsi à l'air et à la vapeur entraînés par 27, 1 et P. On peut ainsi obtenir, avec une faible quantité de vapeur, un jet de pétrole effectivement brûlé et assez puissant pour les chaudières express. Dans le dispositif pour locomotives (^y. 179) l'amenée %a du pétrole communique avec une pièce 12a. à deux tubulures reliées l'une, 9a, avec le jet, et l'autre, 10a, avec le tuyau complémentaire 11, et ces deux tubulures sont commandées par un môme robinet 15a, qui peut, soit faire communiquer 8a avec 9a par 16a, soit, en soulevant 15a, faire

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communiquer 9« à la fois directement avec Sa el avec 11 par 10a, 17«. L'anneau 22 envoie des jels de vapeur complémentaires, comme dans l'appareil précédent. En figure 177, la vapeur d'eau est remplacée par du pétrole aspiré de 29 par la pompe 28 el refoulé au vaporisateur 30, relié aux injectcurs a, a, ali-

Fir,. ne, m et

raenlés de pétrole par 34, par un lujaii 32, avec soupape de sûreté 33, renvoyant l'excédent de vapeur de pétrole en 29 par le condensateur 32rt,

Il y a une dizaine d'années, la maison Yarrow a fait breveter un type de chaudière formé par un tube roulé en serpentin, dans lequel circule du pétrole qui est vaporisé. Cette vapeur de pétrole sert non seulement à produire la poussée motrice sur les pistons, maïs encore à alimenter les brûleurs de la chaudière. La machine est à condensation ; elle est appliquée à

des embarcations, etlo condenseur est formé d'un simple tube placé & l'extérieur de la coque et de chaque côté de la quille; la vapeur condensée est ensuite injectée de nouveau dans la chaudière avec les essences légères.

Les puissances théoriques de vaporisation de l'eau, aiïé-

Fio. 119, 180. et 181.

rentes aux divers combustibles liquides, sont les suivantes, qu'il est facile de comparer à la houille'.

Un kilogramme de houille de bonne qualité peut réduire on vapeur, à IW, 14'"',6i d'eau.

Si l'on emploie les résidus du pétrole, te poids d'eau réduit en vapeur par kilogramme de combustible sera de 21**,53.

Avec 1 kilogramme d'huile lourde du Caucase, on vaporise 2<y«,35 d'eau.

' Le poids de Tenu vaporisée s'eiilend toujours de la vapeur d'eiku rameDée

2b4 LES BATEAUX SOUS-MAHiNS

Si Ton emploie de Thuile lourde de Pensylvanie, le poids d'eau vaporisé par kilogramme de combustible est de 20^,48-

Enfin, avec 1 kilogramme d'huile légère brute du Caucase, on arrive à vaporiser 22*"^, 79 d'eau à 100*.

De même qu'à poids égal, Tastatkis, ou mazout, produit presque 2 fois plus de force que le charbon ; il est en outre beaucoup moins encombrant, car il remplit intégralement Tespace qui lui est assigné ; il permet d'utiliser les doubles fonds du navire, ce qui augmente la stabilité de poids et laisse disponibles les espaces réservés jusqu'ici aux soutes a charbon. L'embarquement du charbon et l'arrimage dans les soutes, si longs et si pénibles, est remplacé par le jeu d'une pompe aspirante et foulante. En pleine mer, le navire chargé d'astatkis donne la remorque au navire à ravitailler et[ lui file une manche qui sert de trait d'union entre les soutes réservoirs des deux bâtiments.

Citons, en passant, l'application la plus grandiose du chauffage au pétrole qui ait été faite de nos jours. Kous voulons parler de la fameuse batterie de 52 chaudières de la

galerie annexe du palais des Machines, à l'Exposition de Chicago. Cette batterie fournissait une puissance de 25.000 chevaux. Le service était assuré seulement par deux chauffeurs tout habillés de blanc; ces chauffeurs tournaient çà et là des vannes et des robinets. A l'extrémité de la galerie, dans un poste d'observation, était un surveillant chargé de veiller à la fumivorité. Il signalait sur un tableau électrique toute chaudière donnant un peu de fumée. Aussitôt le foyer était réglé et la fumée disparaissait.

Enfin nous signalerons également, comme exemple frappant de distribution d'énergie par le gaz, l'un des transports de Natiiral Gas ou « Gaz naturel » fourni par les exploitations pétrolifères des Etats-Unis, celui de VIndiana Natural Gas and oil Company, Le gaz, capté aux puits de Greentovvn, sous une pression de 20 atmosphères, puis comprimé à 40 atmosphères, est amené sous cette pression à Chicago par une double canalisation dont la longueur est de 185 kilomètres, formée de tubes

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en fer de 200 millimètres de diamètre, a joints coniques filetés. Cette canalisation merveilleuse perd au plus 5 à 6 0/0 de son gaz. Cette canalisation peut débiter, h Tarrivéc à Chicago, jusqu'à 110.000 mètres cubes par heure sous une pression de 20 atmosphères, ce qui est équivalent, grâce à sa grande puissance calorifique (8.500 calories par mètre cube), à 70.000 chevaux en moteurs à gaz. C'est assurément le transport d'énergie immédiatement disponible à longue distance le plus puissant que Ton connaisse.

Par ce qui précède et d'après les expériences effectuées jusqu'à ce jour, on peut conclure que l'emploi du combustible liquide est actuellement sorti de la période de tâtonnements et d'essais et qu'il peut être considéré comme un moyen idéal de production de force motrice.

En signalant ces diverses applications qui sont en dehors de notre cadre, nous avons eu pour but de démontrer le parti que l'on peut tirer du pétrole et de ses dérivés, employés à la propulsion des bateaux sous-marins, soit en l'employant comme combustible liquide, soit directement à l'état gazeux dans les cylindres moteurs.

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