‹ Les BéatitudesChapitre 55 sur 59 · I. Luc, XI · texte numérisé non relu

I. Luc, XI

BEATI QUI PERSECUTIONEM PATIUNtUR 25 I

votre travail est vain, il ne vous mène pas à cette béatitude dont votre cœur a soif; votre système est ruineux, votre édifice périra avec vous ; vous n'aurez fait que semer du vent, vous ne récolterez que des tempêtes : Qui non colligit mecum, dispergit.

Mais que dit la science du monde ? Qu'estce qu'elle enseigne aujourd'hui dans ses livres, dans ses chaires, dans ses journaux, dans ses revues scientifiques ? Qu'est-ce qu'elle s'efforce d'introduire jusque dans l'éducation delà jeunesse? Est-ce qu'elle n'a pas pose en principe indiscutable la négation même de la divinité de Jésus-Christ ? Est-ce qu'elle ne conteste pas à Dieu le pouvoir de faire des miracles ? Est-ce qu'elle n'est pas retournée jusqu'aux honteuses ténèbres de l'athéisme ? L'athéisme est sorti de son trou, paré de grâces nouvelles, chenille orgueilleuse qui, à la fin des âges, tente de devenir papillon ! Est-ce qu'elle ne travaille pas, sous la lumière du soleil, à détrôner Dieu même et à installer l'homme, l'homme tout seul, sur le trône d'où ils prétendent chasser le Créateur ? Est-ce que partout, toujours.

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directement ou indirectement, elle ne prend pas à partie tous les dogmes de l'Évangile pour les nier, les défigurer, les déshonorer, les déraciner un à un ? Mais surtout, et c'est ici que la persécution commence, est-ce qu'elle n'a pas partout des trames savamment ourdies, des ligues artificieuses pour enchaîner l'enseignement de l'Église et l'empêcher de parvenir aux oreilles de ses enfants : partout invoquant hypocritement le nom de la liberté, et partout faisant des efforts inouïs, publics ou secrets, suivant l'occurrence, efforts qui chez nous vont aujourd'hui jusqu'à épuiser les ressources du pays et à préparer sa ruine: pourquoi ? dans quel but; pour ôter à la 4octrine de l'Église la seule protection qui lui soit, partout et toujours, rigoureusement nécessaire, la liberté ! Mais surtout, mes Frères, le monde a ses mœurs qui ne sont pas les nôtres et que Notre-Seigneur a flétries à jamais par ces paroles: « Vœ miindo a scaiidalis : xMalheur au monde à cause de ses scandales '. » Ah !

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