‹ Les beaux-arts à l'Exposition universelle de 1878: impressions et notes dChapitre 12 sur 18 · BELGIQUE · texte numérisé non relu

BELGIQUE

Cette section, examinée dans son ensemble, promet à l'amateur plus d'un motif d'agrément ou d'intérêt, suivant ses goûts. On y trouve un mélange de tout ou à peu près, mais ce sont les sujets de genre qui abondent. C'est un pays qui se souvient de son passé et des brillants succès de son école flamande. Si la patrie de Rubens et de Van- Dyck a, depuis lors, oublié quelques-unes de ses glorieuses traditions en fait d'art, ce qu'elle en a gardé suffît encore pour lui donner du relief, et un relief de bon aloi. Elle a cessé d'être originale, elle s'en tient à dhabiles imitations, mais ces imitations sont intelligentes, car elle sait comment on doit s'y prendre pour plaire aux yeux.

Je ne voudrais pas être taxé de vanter notre France aux dépens d'autrui en relevant ici une vérité qui ne m'a pas frappé seul, il s'en faut, mais les arts belges çnt une parenté directe avec les nôtres : ils reflètent nos idées, nos manières de faire et jusqu'à notre sentiment propre; à ce point que, cette section, placée sans désignation aucune ni distinction particulière à la suite ou tout à côté d'une portion des nôtres, plus d'un s'y tromperait assurément, et croirait être toujours en France, à part certaines anomalies qui pourraient d'abord étonner et mettre sur la trace de l'origine de l'œuvre.

Telle est, du moins, l'impression qu'à première vue j'en ai rapportée. Il est évident qu'ensuite, revenant à la charge avec plus d'attention, j'ai dû constater des dissonances, ce que j'appellerai le goût de terroir, et auxquelles nous ne sommes pas très-accoutumés ici ; mais il faut reconnaître qu'elles sont rares, et que l'effet de la grande majorité des morceaux, étudiés de près, est satisfaisant pour un œil français exercé. C'est, je crois, n'en pas dire trop de mal.

J'en dirai môme avec plaisir beaucoup de bien, si l'occasion s'en présente, ce qui, d'ailleurs, ne peut manquer d'arriver. Mais comme pour parler il faut d'abord avoir vu et pris une opinion quelconque, voyons aussi sérieusement qu'il nous sera loisible de le faire, car il faudrait bien des heures et bien des visites répétées pour pouvoir fournir un compte fidèle et développer les observations qu'ont fait naître les choses qu'on a dû examiner, et nous n'avons guère le temps de le faire.

La Belgique occupant cinq salons, ses sujets de genre y comptent pour une bonne moitié, les paysages et les marines pour un quart au moins; le reste se compose de portraits, de grandes toiles académiques, d'animaux et de natures mortes. La plupart des tableaux de genre, du genre familier, sont d'assez petites dimensions. M. Willems, dans une série de sujets traités dans le style d'arrangement des maîtres flamands, et peints avec talent, ne se cache pas d'imiter, autant qu'il le peut, la manière de Terburg, de Metzu, ou de Gérard Dow. C'est sa préoccupation très-visible. L'effort est honorable, mais les résultats n'atteignent pas le but si laborieusement poursuivi. Ni Terburg, ni Metzu, ni Gérard Dow n'ont de ces tournures gênées, ni cette immobilité d'accent ; et puis leurs ombres, à la fois fortes et transparentes, donnent des valeurs graduées que je ne retrouve pas assez ici. M. Willems possède un talent sérieux et patient; il cherche, c'est déjà beaucoup ; arrivera-t-il à deviner le secret de cette harmonieuse lumière ambiante et de ces fonds colorés, et ce naturel si simple de leurs figures

qu'il semble qu'on va les copier sans peine 1 1llusion

naïve qui ne dure guère une fois qu'on a tenté l'essai

Ces petits maîtres, ils sont inimitables de finesse et de bonhomie, et leur couleur est d'un éclat si doux, si peu tapageur, qu'on s'en laisse imprégner sans songer à ce qu'il y a de génie sous ces effets si bien rendus. Je trouve qu'ici, au contraire, les contrastes sont durs, les fonds sont noirs, et les chairs opaques; le sang n'y circule pas, l'expression de la vie fait défaut dans quelques tètes, d'autres sont mieux réussies. Mais, en somme, les ouvrages de M. Willems jouissent d'une sérieuse estime, méritée, pour leur très-consciencieuse exécution.

Un autre artiste, M. Verlat, connu chez nous, fait de la peinture d'une tout autre façon. Il n'est bien à son aise que devant une grande toile. Au rebours de M. Willems, dont les touches de pinceau sont mesurées, M. Verlat, lui, attaque brutalement l'effet, en réaliste qu'il est, et ne craint pas de prodiguer la couleur sur sa large palette. Il vous brosse avec une singulière énergie des luttes formidables d'animaux ; un lion terrassé par des buffles, par exemple, et de taille naturelle; puis des chevaux, des tètes humaines et même un Eccehomo, avec une foule ameutée, aux traits grimaçants, figures laides, heurtées, effets criards, excès de lumière partout ; et à côté de ces défauts flagrants d'un manque de goût et de noblesse, même dans la physionomie du divin condamné, qui est tout à fait vulgaire, d'originales qualités s'accusent qui font accepter le reste. C'est encore un tempérament de peintre. Il a de ces morceaux qui rappellent Ribéra, dont notre Bonnat a bien quelque chose aussi ; mais M. Verlat, dont on peut se rappeler les fameux chevaux de halage, est incomplet ; il a une fougue trop impatiente de se dépenser à toute espèce de sujets.

Une toile, destinée probablement à garnir les parois d'une salle de musée ou d'un palais : Le pape Grégoire Vil et l'empereur Conrad à Canossa, est une bonne et calme peinture, bien composée ; l'air y circule librement, on assiste à une scène réelle. Plus il y aura de recul possible

pour le spectateur et mieux on sera à môme de juger ce vaste tableau qui demande à être vu dans son angle optique.

Le Centenaire de Washington (n° il), par M. Beauginet, est une agréable toile. Un groupe de jeunes femmes et d'enfants aux costumes de nuances gaies, couronnent de fleurs un portrait du libérateur de l'Amérique, Gomme peinture c'est assez léché et sans trop de caractère, mais 1 ensemble plaît à l'œil.

M. Lagye prend ses sujets d'étude dans les mœurs bohémiennes. Sa manière tient un peu de celle de Knauss, dans le même genre ; carnations chaudes, allures sauvages et rusées, physionomies bien caractérisées. Il a en outre de ces deux scènes de Tsiganes, une plus petite toile (n. 444), l'Arbalétrier, qui est d'une bonne couleur.

De lui encore, la Statuaire, une jeune artiste sculptant le bois, n° 143, possède les mêmes qualités.

L'Encrier renversé (n. 249), par M. Vandenbosch, est une spirituelle étude, certainement prise sur le fait tout récent de l'accident. Un jeune chat, en se jouant sur la table de travail de son maître, un moment absent, a culbuté récritoire, dont le contenu inonde une Lettre à moitié écrite... L'arrangement de ce petit tableau ne pourrait manquer de vous agréer.

Sous le n° 209, One Bidon expirante* par M. Stallaert, est facilement et habilement peinte»

Deux scènes de la vie de Sainte Elisabeth (sous las tP 202 et 203) so&i, je le veux bien, traitées avec une grande conscience dp pinceau, mais j'y voudrais plus de caractère et de science de modèle»

L'Excommunication, de M. de Vrendt L'Empereur CAarles»Quint à Saint- Just, avec d'autres encore, des a* 99 à 104, sont des toiles de genre historique, bien composées et d'une bonne couleur.

Sous le n. 308, M. Wauters expose une Marie de Bourgogne implorant la grâce d'Hugoanei et d'Humbercourt i c'est encore de la sage et honeête peinture, mais

avec des physionomies trop modernes au point de vue historique.

Bizarre idée qu'a eue M. Van-Beers 4 e peindre ce gamin à mi-corps, le chapeau sur la tête, et de noir vêtu, se détachant crûment sur un mur blanc frappé d'un éclat de soleil !

La série des Stevens est dans une tout autre manière. M. Alfred Stevens est un fantaisiste dont les modèles ont dû respirer l'air des hauteurs de la rue des Martyrs, ou quelque chose d'analogue. Les titres de ses petits tableaux s'en ressentent, et affectent une certaine excentricité; il y a de la singularité aussi dans les tournures et les agencements... pas chez toutes, pourtant, et c'est tant mieux. Ainsi, quant aux indications qui se lisent sur les cadres, il y a d'abord : le Sphynx parisien , qui est le portrait énigmatique d'une jeune femme d'un blond fadasse, en plein clair-obscur, et éclairée d'en haut par derrière ; la lumière glisse sur ses cheveux et sur son épaule ; un boa lui empaqueté le cou ; elle n'est pas belle du tout. Que pense-t-elle? Il y a ensuite les Mondaines, autrement dit une élégante visiteuse reçue par une amie, une artiste en négligé et la palette en main; vous voyez d'ici le contraste cherché... Puis le Modèle, une Italienne, debout et de face sur un perron, en dehors de l'appartement ouvert, et sous un effet de soleil qui la découpe sur le fond de verdure claire du jardin. Le peintre, lui, s'est montré de profil dans l'embrasure de la porte, palette en main, comme la dame d'au-dessus. Tout cela est très-bourgeois et sans grand effort de composition; les accessoires sont justes, choisis avec tact et copiés avec une grande facilité.

Il y a encore, toujours môme série, le Retour au nid de l'élégante visiteuse, qui rentre chez elle et paraît satisfaite d'y retrouver un bon feu et ses aises, avec tout le confortable d'un intérieur coquet où rien ne manque, et où chaque objet est décrit avec une minutieuse fidélité de trompe-l'œil.

A l'air de la dame, on sent le froid de la rue, dont elle

frissonne encore sous ses fourrures. Cette petite toile est, dans mon opinion, Tune des meilleures delà série, et comme exécution et comme goût d'arrangement. N'oublions pas aussi le Masque japonais, large face grotesque que deux jeunes filles, vues de profil et le cou tendu, contemplent avec une avide curiosité. Enfin, — mais sera-ce tout? — il y a les Visiteuses, mômes figures, mêmes tournures, même nullité d'intérêt, sujets faciles, gentiment disposés, mais avec un excès de bibelots à l'adresse d'un public amoureux des petits détails. Ces sortes de sujets ne vous laissent rien dans l'esprit. J'aperçois encore deux ou trois figures isolées, des jeunes femmes toujours, on dirait le même modèle, formant des espèces de petits panneaux, et que je préfère, une surtout, en robe simple d'un ton feuille morte très-harmonieux. Cette figure a de l'expression, elle doit symboliser la saison d'automne.

En général, la peinture de M. A. Stevens a des tons gris-roux, parfois ternes, sans beaucoup de solidité ; elle accuse un certain laisser-aller qui tourne au détriment de l'art, chose regrettable lorsqu'on a du talent comme M. Stevens en a. Il devrait donc serrer un peu plus son exécution et faire de vrais tableaux, au lieu de se dépenser en menue monnaie de commerce ; les succès faciles sont la mort des meilleurs talents.

M. de Jonghe a, sous le n. 83, un petit intérieur de chambre où je constate ce même abandon inquiétant mais avec une touche plus grasse. C'est une bonne esquisse, pas autre chose, cette figurine de femme dans le simple appareil d'une toilette très- élémentaire; mais elle est chez elle, dans sa chambre ; et elle paraît fort occupée d'une besogne de ménage. Il y a, dans cette petite toile sans importance, un joli ton de lumière adoucie.

Je voudrais bien que l'on m'expliquât ce que signifie une sorte de tirade en quatre parties juxtaposées, n. 65, où je distingue assez mal (car c'est accroché très-haut)

des physionomies burlesques : il doit y avoir du jésuite en jeu, si je ne me suis pas trompé ; mais quoi?...

Plus bas et sur la muraille d'en face, il m'est plus aisé d'examiner, mais sans trop comprendre davantage, une intention de trilogie, encore une réunion de fragments sous un môme numéro : dans l'un, c'est un jeune hommfc qui dort; dans le second, une servante, le plumeau à la main et accoudée sur un meuble, au-dessus duquel une Léda encadrée absorbe son attention ; le troisième représente une vieille assise au milieu de sa modeste chambre et roulant un chapelet dans ses doigts. Fiat lux! On a besoin d'explications, quelquefois et je n'ai guère le goût des rébus compliqués.

En m'étendant sur ces différents sujets, pour la plupart trop insignifiants, j'ai voulu vous donner une idée de la pauvreté des éléments mis en usage par certains cerveaux de peintres pour arriver à faire ce qu'ils veulent bien nommer un tableau. Ce n'est plus de l'art, cela, c'est tout simplement de l'industrie. On peut faire de l'art, et du meilleur môme, avec moins encore, c'est évident ; tout dépend de l'appoint qu'apporte l'esprit de l'artiste dans son œuvre. Au point de vue de la pensée et de l'expression d'un sentiment quel qu'il soit, la scène là plus naïve, uti geste ou un jeu de physionomie, un coin de paysage, que sais-je? peuvent fournir autant de motifs heureux, dont l'inspiration s'emparera pour les traduire en les idéalisant ; mais la banalité dans l'idée ne produira jamais rien de bon : elle n'est d'auoUne école et ne relève que de sa seule nullité.

Ce que je blâme donc ici, ce n'est pas qu'on ohoisisse tel thème plutôt que tel autre, mais bien qu'ayant adopté un sujet on ne le rende pas accessible à toutes les intelligences en l'étudiant ^couvenablement.

Le site agreste le plus vulgaire, interprété avec habi* leté et dans d'heureuses conditions de lumière, plaira toujours. On en voit de caractères différents, suivant le tempérament de l'artiste ou l'influence qu'il subit. M. Cosemans a deux paysages sous les n. 6i et 62. Le

premier, un soleil couchant derrière des trognes d'arbres roussâtres dépouillés de leurs feuilles, avec des flaques marécageuses et quelques restants d'une maigre végéta* tion. Le second, une forêt verte dans toute la sève de sa riche frondaison. Il en a encore un autre sous le n. 64, qui se distingue par une transparence d'atmosphère que fait encore valoir un bouquet d'arbres assombris.

MM. Heyman, Rossels et Kniff, ce dernier pour son effet de lune voilée, méritent une bonne note. Mlle Marie Collart a droit aussi à une mention particulière pour sa série de cinq toiles, vigoureuses outre mesure peut-être, et où les tons verts et les tons roux s'accusent avec une exagération de crudité; mais c'est un pinceau viril que celui de Mlle Collart. Les n. 3, 4 et 30 sont autant de petites vues maritimes avec des ciels bien flamands. Un autre paysage par M. Baron, n. 10, nous montre une nature d'hiver ; sol neigeux, horizon rose. N. 467, une petite bande de terre qu'anime un moulin à vent. N. 258, grand marécage, groupe d'arbres dénudés, ciel clair et coloré de fin de jour; vaches éparses çà et là, et un. clocher qui pointe au fond d'un horizon plat. N. 262, aspect de toitures (tout un quartier d'habitations urbaines), vue prise d'un point élevé, doit être exacte de couleur.

Des animaux signés du nom bien connu de Verboeckhoven, n. 268 à 270; ce peintre aime à se répéter. Talent soigneux jusqu'à la préciosité. Par exemple, je m'incline devant l'imitation scrupuleuse de la toison de ses brebis ; c'est de la vraie laine ; pas possible d'être plus réel.

M. Robbe a des vaches, des chiens et des poules (n. 188 à 190), mais il n'est pas à la hauteur de notre Troyon, ni d'un Paul Potter.

N. 307. Nous voici devant la peinture d'une scène humaine, la Folie du peintre Vandergoës, grande toile de genre, dont la figure principale est dramatique dans son expression tout entière. Le chœur mélodieux de jeunes lévites dirigés par leur maître de chapelle, paé

raît produire sur le pauvre insensé, — nouveau Saîll, — une impression salutaire. C'est bien dessiné et peint dans une manière franche et sobre.

En 4877, nous avions déjà vu ce n. 309, un sujet historique, la Prestation de serment sur les Evangiles paj une comtesse de Brabant, je crois, et qui occupait le coin de droite, au fond du grand salon d'entrée, au palais de FIndustrie. Il est mieux à mon gré ici, bien qu'en dépit des sérieuses qualités qu'il renferme ce tableau imposant vous laisse froid.

Les n. 210 et 237 sont de ces grands morceaux que semblent prendre à tâche d'entreprendre, pour leur satisfaction personnelle plutôt qu'en vue du public, des peintres qui, je le crains bien, se fourvoient. Passe encore, toutefois, pour le n. 237, qui a son côté humoristique, mais l'autre manque totalement de caractère.

Je devrai donc m'arrêter bientôt dans cet examen des envois de la Belgique. 11 y aurait cependant de trèshonorables ouvrages à citer, et des noms qui méritent de l'être avec éloge.

Le Lion vainqueur, de Verlat, déjà nommé, est un rude coup de brosse mis au service d'un sujet peu commode, tandis que par opposition, de tranquilles figures (sous le n° 26), rappelant un peu la manière de Jules Breton, — C'est signé : Bource. — Verhas, nous donne sous les n. 237 et 238 d'agréables petites scènes de jeunes mères et d'enfants, très-étudiées. Et çà et là, enfin, des sujets riants, parfois intéressants, généralement exécutés avec cette facilité qui plaît aux bourgeois, mais sans trop de banalité ; et de jolis tableaux de fleurs et de fruits : l'indication de tous les paysages nous mènerait trop loin.

Voici au surplus un aperçu de l'importance de chaque catégorie distincte.

Très-peu de ces morceaux religieux ou historiques dits ouvrages du style relevé ; pas beaucoup de portraits, un bien petit nombre de natures mortes. Lj. grande majorité reste acquise au genre anecdotique ou familier, ainsi

qu'aux vues pittoresques, avec quelques intérieurs assez remarquables.

Et en somme, plus d'imitation habile ou de réminiscences que d'originalité et d'invention, de jolies choses, rien de bien saillant.

Pour la sculpture, elle n'offre rien non plus de réellement hors ligne; c'est convenablement traité, mais sans beaucoup de verve ni d'expression supérieure. Mais néanmoins il y a cette femme en bronze vert qui porte le n° 431, et cette petite fille qui baise sa poupée, n« 380, gracieux marbre, et le n° 370, et le 42ti et le 392, plâtres bien modelés, — un jeune garçon debout avec un oiseau sur le doigt. — N'y aurait-il que ces seuls morceaux dignes d'être signalés, que ce serait déjà suffisant pour classer l'intelligente Belgique dans un bon rang d'ordre secondaire.

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