‹ Les beaux-arts a l'exposition universelle de 1878Chapitre 15 sur 40 · SALLE XIV · texte numérisé non relu

SALLE XIV

Dans cette petite salle, à droite de celle que nous venons de parcourir, je trouve un joli paysage neigeux, de M. Jacobson, qui me donne le frisson.

Un autre peintre suédois, M. Dohl, expose sous ce titre : Trop tardif un très joli tableau de genre. Un jeune batelier emmène dans sa barque une belle fille rieuse, à laquelle sa compagnie ne semble pas déplaire, et, pour être deux au lieu de trois, il laisse sur le rivage un malheureux passager qui se morfond. Jolie peinture, malicieuse et fine.

. Je salue en passant un fort beau portrait de femme, par M .Busten. Ces portraits-là sont rares sous les latitudes hyperboréennes, où pourtant les jolies femmes ne manquent pas, surtout les blondes, qui sont femmes deux fois.

Sous ce titre qui semblera peut-être étrange à des oreilles françaises \ Asgaardried^ M, Arbaut nous a poétiquement rendu une légende de son pays, et il nous montre une magnifique chevauchée, à travers les nuages, de héros Scandinaves mêlés à ces froides déesses que les Sagas désignent sous le nom de Walkyries, et qui vivent dans l’espace, entre le ciel et la terre, le glaive à la main, le sourire aux lèvres, la flamme au front et la neige au sein, embrasant le cœur des hommes d’un feu dont elles se rient, car il ne les brûlera jamais .

Peu de sculpture : le modèle inanquerait. Citons pourtant un Méléagre, de M. Magelsen, lequel n’est pas grec le moins du monde, mais qui nous offre la vigoureuse académie d’un homme bien bâti ; c’est toujours cela !

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