SALLE XVII
Rien de plus joli que les grâces adolescentes de la jeune fille queM. James Bertrand nous montre, se
dressant sur la pointe de ses pieds, et s’efforçant de boire à la fontaine plus haute qu’elle. Il y a là un mouvement trouvé.
Je rends la justice qui lui est due au talent de M . Eibot, tout en lui demandant la permission de ne pas l’aimer. Les femmes et les filles qu’il met dans ses tableaux ne se débarbouillent qu’avec de la terre glaise. C’est une mauvaise habitude. J’aime mieux le savon mucilagineux du docteur Caznave.
J e rencontre ici une série de compositions flasques et vieillottes de M. Signol. — L’art est aujourd’hui dans une autre phase, que je crois meilleure : n’en parlons pas.
Superbe troupeau de Van Marck, peint avec une largeur magistrale.
Bien de plus gai que le Repas denoces^ d’ISABEY, de la collection Saucède. Les nombreux personnages se meuvent à l’aise dans cette composition bien équilibrée, et d’une parfaite ordonnance. Ce fouillis étincelant nous offre des colorations éclatantes, et une gamme de tons très-harmonieuse et très-soutenue.
Le Frédéric Barherousse aux pieds du Pape se recommande par les qualités de style et l’intelligente restitution historique qui distinguent toutes les œuvres de M. Albert Maignan, — un jeune artiste déjà célèbre.