SALLE IV
Voici la dernière des salles consacrées à notre école française. Elle contient des œuvres assez diverses comme sujets, comme noms d’auteurs et comme mérite d’exécution. C’est ainsi que l’on y peut voir, à
quelques mètres de distance, un tableau presque mystique de Mazekolle, les Agapes^ épisode touchant de la primitive église, et une Scène Æ inondation^ de M. Eolle, d’un réalisme puissant; un paysage un peu sombre, mais d’une grande allure par Daubigny, et une fort jolie scène en j)lein air sur une de nos côtes bretonnes, la Toilette des Cancalaises^ par Eugène Feyen, qui sait choisir parmi nos marins, et surtout parmi leurs femmes ou leurs filles, des types vrais, mais d’une vérité qui n’exclut ni l’élégance ni la grâce, et qui permettent à l’artiste de donner à son œuvre le cachet de sa propre personnalité.
Que citerais-je bien encore avant de prendre congé de nos chers compatriotes?
Les Chats ^ de M. Lambert, toujours amusants et spirituels, soit qu’ils montrent les griffes, soit qu’ils les rentrent dans la gaine traîtresse de leurs pattes de velours;
Intérieur Æune houclierie^ par M. Aublet, d’une exactitude photographique effrayante, mais d’une beauté de coloration où l’artiste reparaît tout entier ;
Ou bien encore le Labourage oriental^ par Bebchir, qui a rapporté la lumière sur sa palette des pays où le soleil se lève. C’est là une belle œuvre, à la fois grandiose et poétique, et je ne saurais vraiment mieux clore qu’avec elle la série des peintres français.
AUTRICHEHONGRIE