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S. P. Girud, Plia
psychologie et le pathétique. Aussi ne faut-il pas s'étonner de la parenté intellectuelle qui existe en Grèce plus encore qu'ailleurs entre les poètes et les artistes. Les génies Sophocle et Phidias sont frères*.
Périclès et les grands travaux publics. — Son Discours
apologétique. — Au milieu de tant de noms célèbres qui se pressent alors en Grèce et surtout à Athènes, c'est cependant avec raison que la postérité a choisi le nom de Périclès pour résumer les gloires de ce temps et désigner un siècle qui brille entre tous. Son influence sur l'histoire de l'esprit humain, son influence sur l'art ne s'exerça pas et elle ne pouvait s'exercer comme celle d'un Léon X ou d'un Louis XIV; mais elle n'en fut pas moins profonde, et l'on peut dire qu'elle fut meilleure, car elle ne nuisit pas à la liberté des artistes. Périclès s'efforça de faire comprendre au peuple qui dépendait de sa parole la grandeur et l'utilité qu'il y avait pour une cité à aimer les arts et à élever de beaux monuments.
Il ne manquait pas même alors de ces esprits étroits et grossiers qui se vantaient d'être pratiques et blâmaient vivement tant de dépenses frivoles. Les jalousies personnelles^ les rivalités politiques, accueillaient et répandaient avec empressement ces critiques, qui trouvaient aussi un écho dans ces hommes qui sont quand même les partisans du passé. En dehors d'Athènes, des réclamations plus vives et en apparence plus justifiées se faisaient entendre. Les membres de la confédération de Délos se plaignaient de voir ainsi employer pour la seule gloire d^ Athènes Targent du tribut qui aurait dû être consacré aux dépenses militaires et destiné à protéger
1. Il faut remarquer cependant qu'au temps de Phidias et de Sophocle la> prose attique n'a pas encore atteint sa forme parfaite. Quelle que soit la parenté intellectuelle et morale qui existe entre Thucydide et le grand sculpteur, il y a dans la Guerre du Péloponèse quelque chose de pénible, sinon d'obscur, dont on ne retrouve pas trace dans les sculptures du Parthénon. L'aisance suprême y règne, et l'effort n'y paraît point. Phidias serait plutôt le Platon que le Thucydide de la sculpture.