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PERICLÈS. — LES TRAVAUX PUBLICS

la confédération contre les Perses. Mais Périclès répondait victorieusement à toutes ces attaques. Aux confédérés il disait que puisque Athènes remplissait les devoirs auxquels elle s'était engagée, que la piraterie était châtiée, que les Perses observaient les traités, puisque (et on ne pouvait le nier) la navigation de l'archipel n'avait jamais été plus sûre et plus prospère, était-il si injuste que les Athéniens, qui seuls formaient l'armée permanente de la ligue, toujours prête à combattre pour la défense des alliés et pour éloigner les Barbares de leurs frontières, « prélevassent à leur profit en temps de paix une partie du budget de la guerre )» ?

Périclès a£Brmait donc le droit d^Athènes à disposer des contributions des alliés ; et il soutenait qu^il n'y avait rien de mieux justifié que ces dépenses qui paraissaient inutiles à ses adversaires, a La ville, abondamment pourvue de tous les moyens de défense que la guerre exige, devait, disaitil, employer ses richesses à des ouvrages qui, une fois achevés, lui assureraient une gloire immortelle. La marine marchande prenant un développement inconnu jusqu'alors pour transporter les matériaux; des ateliers de tout genre mis en activité ; Temploi et la fabrication d'une immense quantité de matières alimentant l'industrie et les arts; un mouvement général utilisant tous les bras : telles sont les ressources incalculables que ces constructions procurent aux citoyens^ qui presque tous reçoivent de cette sorte des salaires du trésor public ; c'est ainsi que la WUe tire d'elle-même sa subsistance et son embellissement. Ceux que leur âge et leur force appellent à la profession des armes reçoivent de l'Etat une solde qui suffît à leur entretien. J'ai donc voulu que la classe ^u peuple qui ne fait pas le service militaire et qui vit de son travail eût part aussi à cette distribution des deniers publics ; mais afin qu'elle ne devînt pas le prix de la paresse et de l'oisiveté, j'ai appliqué ces citoyens à la construction de grandâ édifices où tous les arts trouveront à s'occuper longtemps. »

Rôle de Phidias. — Périclès put mettre à la tète de ces grands travaux le plus illustre des artistes qu'ait pro-

duits la Grèce, Phidias (498-431), qui était à peu près son contemporain. Le nom de Phidias domine cette époque aussi bien dans Tarchitecture que dans la sculpture*.

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