Stupet in titulis et imaginibus. (Horace
2. La statue de Gornélie se voyait au temps do Pline dans le portique rOctavie.
STATUES HONOBIFIQDES U9
décret du sénat. Ces séiéritës ne décourageaient personne. Chaque ville n'eo conlinuait pas nfains à élever des statues ù ses bienfaiteurs, ou i ses célébrité?, plus ou moins counues «illeurs. Il est vrai que cette marque de' reconusissance De coûtait pas toujours fort cher à la municipalité qui la décrétait. Celui qui était l'objet d'une pareille faveur se chargeait souvent de la dépense; et lorsqu'il s'agissait d'honorer une célébrité nouvelle à bon compte, on se contentait de changer la tête d'une statue déjà faite. Parfois la légèreté avec laquelle cet honneur était décerné dépassait toute mesure. Pline le Jeune, dans son gouvernement de Bîthynie, eut à s'occuper de l'affaire d'un certain philosophe Archippus, auquel ouavaitélevé plusieurs statues, et qu'on reconnut bientôt après avoir été eondamué ani mines comme faussaire.
Princlpanz types de construction créés par les Romains. — L'art romain nous apparaît comme complètement constitué et arrivé à son apogée au siècle d'Auguste. Il possède les formes caractéristiques de SOQ architecture : l'aqneduc à arcades, la route dallée, la basilique, le cirque, l'amphithéâtre, l'arc de triomphe, les thermes, la colonne monumentale et les divers types de ses monuments funéraires.
Appius Claudtus, qui a
joué un orrand rôle dans „, ., „.
o Fig. 88. — CirqM.
I histoire politique, constitutionnelle et littéraire de son pays, occupe une place plus importante encore dans son histoire monumentale. Pendant sa censure [313 av. J.-C), il donnait à Rome son premier aqueduc à arcades et faisait paver la voie qui prit le nom de voie Appienne. Marcus Porcins Cato [Caton l'Ancien) fit construire en 185 la première basilique ro-
L'ART ROUAIN
maine < ; Stertinius, en 196, les deux premiers arca de triomphe. Si les amphithéâtres furent eu bois jusqu'à celui de Statilius Taurus (30 av. J.-C), si !e cirque Maxime n'eut probablement des gradins de pierre qu'au temps de César, dès l'année 230 av. J.-C. Flaminias avait fait construire un cirque tout entier en maçonnerie. La première colonne monumentale dont on ait gardé le souvenir est la colonne rosirai e élevée en l'honneur de Duilius [260 av. J.- Fig. M. - CoioniMri.». c.). Les Grecs n'avaient
connu que des piliers isolés sur lesquels on plaçait la statue d'un dieu, pour qu'elle fût plus facilement aperçue de la foule. Les thermes publics étaient nombreux dès la fin de la république. L'archi lecture funéraire présentait T, pièces carrées dont les murs contenaient des ca-
i forme soit de eolambai
1^ ^, .^cs,
• les i
< urnes, soit de constructions circulaires à base carrée et généralement surmontées d'une pyramide (tombeau de CéciliaMétella, veuve du triumvir Crassus, sur "'~" la voie Appienne), ou de
terrasses plantées d'arbres toujours verts (mausolée d'Auguste). Le sarcophage de Scipion Barbalus (Vatican), mort en 298, témoigne par la pureté de son dessin que le sentiment du goût ne faisait pas défaut aux Romains de l'an-
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cien tempa. D'ailleurs la curieuse inscription qui y est gravée rappelle non seulement les hauls faits et les Ytttus, mais la beauté du défunt. Rome s'était aussi assimilé, à la fin de la République, les dîETérents tjrpes de l'architecture grecque, le théâtre', le temple à frontons et à colonnes, le portique.
La colonne jnxtaprâée à l'arcade. — Mais, par un défaut de logique qui aurait choqué les Grecs, l'architecture romaine applique la colonne de cha- "^ que cAté de l'arcade poui Fig.»!. -m.omM. diudri™. lui faire porter une fausse
architrave engagée déjà dans le mur, et fait d'un élément de support un simple motif de décoration; elle tire souvent, il est vrai, d'heureux effets de cette disposition. Elle n'hésite pas non plus à superposer les ordres de colonnes et à employer à chaque étage d'un édifice des ordres différents : toscan à l'étage inférieur, puis ionique, enfin corinthien. Le coiinthien a été l'ordre favori des Romains; ils l'ont heureusement varié en substituant aux feuilles d'acanthe à peu près droites soit d'autres feuilles d'acanthe plus longues et plus fleiibles, soit des feuilles d'olivier, comme au Panthéon et à la Maison carrée de Nîmes. Plus tard, ils créeront l'ordre composite, qui superpose les volutes d'ioniques au feuillage corinthien.
Procédés de construction, tendance à l'ntile. — L'habileté pratique que nous signalions plus haut dans les conceptions architecturales des Romains s'affirme plus nettement encore dans la manière dont ils conduisaient
1. Sur lus AiBéttua,» dus th«ltreg gnc et ranuin, F. Uirtba, p. V,i. La ^>ranïer tliéAtra permiaenl ni pierre de floma^t celui que Pompée fit eoflstnilra \ son ntOQP d'Orient, k riaiUttoB <tn thttUv da Mitilèw
leurs travaux*. Même dans la construction des voûtes, quS présente souvent de grandes difficultés techniques, ils surent employer des moyens d'exécution : V plus faciles, c'est-à-dire exigeant des travailleurs moins de connaissances professionnelles ou moins d'efforts; 2** plus économiques; 3** plus rapides.
Jamais le soldat ne devait rester oisif, et on Toccapait même pendant la paix, depuis qn'il y ayait des armées permanentes, à des travaux publics quelquefois inutiles ou superflus. On chercha des procédés de construction assez simples pour qu'ils pussent être appliqués par les premiers venus, des esclaves, des condamnés. Dans les provinces on appelait par une sorte de levée en masse les hommes libres même les plus étrangers à l'art de bâtir. Les Romains n'abandonnèrent jamais tout à fait, du moins pour les revêtements, l'appareil grandiose des grandes pierres de taille appareillées sans ciment, surtout lorsqu'on avait des carrières à proximité, comme en témoignent les blocs énormes des Arènes de Nîmes et du pont du Gard. Mais presque partout, hors de Rome, la plus grande partie des constructions était faite en petits matériaux réunis au mortier, en briques, en maçonnerie concrète, ce qui n'exigeait aucune éducation spéciale. On profitait même du terrain autant qu'on le pouvait, comme le montrent les amphithéâtres de Fréjus et de Saintes, découpés en partie dans des élévations naturelles du sol. Si l'architecte manquait de cailloux ou de terre à brique, il faisait du moellon avec du mortier durci. S'agissait-il même d'une voûte, les chefs d'atelier élevaient en certains points calculés d'avance des arcades de briques qui servaient à diriger le travail des manœuvres. Mais malgré l'aspect grandiose de ses monuments, et les progrès pratiques de ses procédés de construction, l'architecture romaine reste inférieure à la grecque. Vitruve ^ et même Valérius d'Ostie, l'architecte du Panthéon, n'égalent pas Phidias. C'est qu'à Athènes l'artiste recherchait avant tout la