VITRUVE. — SIECLE D'AUGUSTE 1S
beauté, et l'ourrier la perfeclion de l'exécution. L'ounier était d'ailleurs le plua souTeot un homme libre ayant une grande habileté proresaionnelle. Ce fut en somme un malhenr pour i'art moderne que les architectes à l'époqae de la BenaisBance n'aient connu l'art antique, pour lequel ila se passionnaient, que par les monuments romains ou le Traité d'architecture de Vitruve, et non par les monuments grecs. Ils prirent ainsi souvent pour modèles des imitations déjà fort «Itérées.
■ I. - LE SIÈCLE O'AUOUSTC
Monuments élevés à Rome au temps d'Aagnste. — Mais ces restrictions, qui portent surtout sur les conceptions esthétiquesdes Romains, ne doi-^ vent pas nous empêcher d'admirer leurs monuments et de reconnaître tous les progrès qu'ils ont réalisés, ne fût-ce que pour la variété, lorsque les formes architecloniques des Grecs commençaient à s'épuiser. Les monuments de l'époque impériale méritent l'admiration dont ils ont été l'objet.
La construction d'un grand nombre de temples, entre autres celui d'Apollon Palatin, destiné à servir de bibliothèque publique; le théâtre de Marcellus ; un nouveau forum qui semblait consacré à toutes les gloires nationales et où se voyaient, à côté des statues des rois, celles des grands hommes de la République ; le mausolée élevé au champ de Mars pour la pi W ~ a «nrf rv sépulture de l'empereur et de sa famille, près d'un obélisque venu d'HélîopoHs, attestent le soin qu'Auguste prenait de l'embellissement de Rome Les grands personnages de l'empire dépensaient de même
IM L'ART BOUAIN
nne partie de leurs richesses au profit du public. Mécène, dont le nom est devenu proverbial, s'associait à tout ce que l'empereur faisait pour les arts comme pour les lettres. La sceur d'Augaste, Octavie, élevait un portique contenant un temple, une bibliothèque et une école'. Asioius Pollion plaçait dans l'atrium du temple de la Liberté qu'il venait de construire, une bibliothèque ornée des bustes des grands hommes a dont la voix éloquente résonnait encore en ces lieux >, et un auditorium, salle de conférences où les écrivains venaient lire leurs œu- Pig- «. — Mùcèno. yreg récentes. Agrippa, sans parler d'un temple à Neptune et d'une vasie salle destinée au dépouillement des votes des comices populaires', bâtissait dans le champ de Mars un ensemble de constructions grandioses, parmi lesquelles se trouvait le Panthéon.
Le Panthéon. Valérias d'Ostie. — Ce temple, élevé k tous les dieux, consacré en 27 avant J.-C. est peut-être le plus parfait des monuments romains, et place son auteur, Valérius d'Ostie, parmi les plus grands architecte.".
La forme est circulaire, et il est couvert d'une voûte hémisphérique de 43ii>,50 de diamètre, mesure qui est aussi celle de la hauteur de l'édifice. Cette coupole, qui est uo chefd'ceuvre de constructioD, n'a pas bougé depuis prèa de deux mille ans, et fait encore l'admiration dos architectes*. La
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