VALÉRIUS D'OSTIE. ■- PANTHÉON 16S
faïade se compoïc d'un portique d'aspect tont à fait grec II ■ 3S~,50 de développemeot sur 15 mètres de profondeur. Il e»t formé de 16 colonni^s corinthiennes en granit gris de 14 mètres de bauteur, surmontées d'nn fronton. Une des particultrité* de l'architecture du Panthéon, c'était l'adjonction du métal à la maçonnerie, pour les chapileaui et pour les rosaces des ■ de U TOÙte; mais il en reste peu de chose.
Fig. «4. — l^alhËOD d'Agrippé.
Les travaux publics : les routes et ponts. — Les tra vaux publics ont une importance telle dans l'architecture romaine, qu'on ne peut se dispenser de les rappeler dans une histoire de l'art.
Les routes étaient de véritables constructions. On creusait jusqu'à ce que l'on eût trouvé an sol suffisamment résistant. Puis on superposait dans cette eicaration d'abord jusqu'à trois couches de matériaux : 1° des petits cailloux {slatumen) ; 20 des pierres concassées unies par du ciment {nudas) ; 3° un raélangedeclment', de briques et de poteries (nuc/eas|. Ensuite
on couvrait le tout d'un pavement en pierres plates très dures, rectangulaires ou polygonales. C'est ainsi qu'était construite la voie Appienne, et que furent construites depuis ces grandes voies qui furent pour Rome un de ses principaux moyens de gouvernement (instrumenta regni). La construction de ces belles routes devait naturellement amener la construction de ponts plus ou moins nombreux. Les Romains rendirent justement un grand service à la civilisation en perfectionnant l'art des ponts par l'application de la voûte. Parmi les ponts construits sous Auguste il faut citer le pont de Rimini et le pont jeté sur la Nera, près de Narni^. On avait aussi recours quelquefois aux tunnels. L'ingénieur Coccéius Auctus perça le tunnel qui existe encore sous le Pausilippe, près de Pouzzoles, et la voie souterraine entre Cumes et le lac Arverne.
Aqueducs. — Distribution des eauz^. — Mais quelle qu'ait été Timportance que les Romains ont attachée aux voûtes, ils se sont occupés davantage encore des constructions destinées à apporter et à distribuer les eaux dans les villes. Des centres de population de second ordre furent mieux dotés sous ce rapport que bien des grandes villes modernes.
Agrippa, dont l'intelligente activité suffisait à tout, organisa pour le service des eaux une corporation spéciale d'ouvriers, familia aquaria puhlica. Rome possédait déjà trois aqueducs, l'eau Appia, l'ancien Anio, et l'eau Marcia, qui depuis les environs du lac Fucin présente un développement de canaux, de souterrains et d'arcades de 10 kilomètres'. Agrippa y ajouta l'eau Julia et l'eau Yirgo. L'eau Ahietina, la seule qui ne vienne pas de la vallée de TAnio, servit à alimenter un vaste bassin creusé au pied du Janicule, sur une longueur de 1,800 pieds et une largeur de 1,200. L'empereur y donna le spectacle d'une naumachie ou combat naval, où combattirent 30 trirèmes et birèmes garnies de leurs éperons, sans compter un plus grand nombre de bâtiments moindres. Les eaux de
1. Il en existe encore trois arches, dont la plus élevée a 38 mètres de haut.