ROUTES. — AQUEDUCS. — JARDINS
ces diverses provenances furent distribuées dans 700 bassins, 105 fontaines jaillissantes, 170 bains gratuits.
Les monuments dans les provinces. — L'exemple de
Rome donnait dans les provinces une vive impulsion à tous les travaux beaux ou utiles. Les temples d'Auguste à Ancyre (Cappadoce), à Pola (Istrie), à Vienne (Gaule), etc. ; la célèbre Maison carrée de Nîmes, consacrée par les petits-fils d'Auguste, Calus et Lucius*, et tant d'autres monuments retrouvés, malgré tant de ravages, même dans de petites villes et dans les parties les plus reculées de l'Empire, nous étonnent encore par leur nombre et leur importance.
Art des jardins. — Un art qui a avec l'architecture des liens étroits, l'art des jardins, eut chez les Romains beaucoup plus d'importance qu'il n'en avait eu en Grèce. Les beaux jardins avaient été dès le ii« siècle avant J.-C. un des luxes les plus appréciés des riches Romains, qui y déployèrent une magnificence au moins égale à celle des jardins royaux de l'Orient. Les jardins de Lucullus, de Salluste, de César, étaient les plus célèbres de la fin de la République. Ceux de Mécène ne leur cédèrent en rien. La description que Pline Ke Jeune nous fait de sa villa de Toscane et les peintures de Pompé'i nous montrent que ces jardins se rattachaient au genre que l'on appelle aujourd'hui classique ou français. Le Le Nôtre de ce temps fut le chevalier C. Matius, ami de César et de Cicéron, qui inventa ou perfectionna l'art de tailler les arbres de manière à leur donner des formes régulières et même géométriques.
Sculpture. — Sculpture grecque. Nouvelle école attique. Écoles d'Asie. — La décadence politique d'A-
1 . Certains antiquaires attribuent au temps d'Auguste le mausolée qu'on voit près de Saint-Remy, sur l'emplacement de l'ancienne Glanum lÀvii C'est un des monuments funéraires les plus parfaits de l'antiquité. Il a quatre étages surmontés d'une petite coupole. Aux environs de Glanum se trouvaient les carrières qui ont fourni la pierre de la plupart des monuments antiques de la Provence.
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thènes depuis le iv* siècle n'avait pas tardé i s'étendre
Fig. t5. — L'Apalh<<iHa d'Homsre, par Archélios de Prisns.
aux beaux-artB ; mais un siècle et demi plus tard, vers le temps de la conquête romaine, elle avait vu sa puissance renaître ; Délos lui avait été donné et était redevenu ua