‹ Les beaux-arts en Belgique de 1848 a 1857Chapitre 35 sur 49 · PAR M. COURBET · texte numérisé non relu

PAR M. COURBET

M. Courbet est, dans le monde de l'art, une de ces rares individualités qui ont compris de bonne heure que tout n était pas dit pour Tartisle lorsqu'il avait laborieusement étudié les secrets de la forme et les féeriques mystères du coloris; JM. Courbet s'est dit que dans une ville où un charlatan vend de mauvais crayons et ne les vend que parce qu'il s'est préalablement revêtu d'une défroque de baladin, que dans un pays où une grosse caisse trouvera toujours plus d'amateurs que le violon de Paganini, le meilleur moyen d'acquérir rapidement cette notoriété artistique que d'autres mettent vingt ans à conquérir, c'était de marcher à rebours du torrent, de heurter tous les instincts de la foule, d'entrer dans les domaines de la tradition académique comme un bœuf dans une boutique de porcelaines et de cristaux, d'ahurir les bourgeois par son dédain pour les types empreints de cette grâce banale et mignarde que Lehmann, Dubufe, Deveria, avaient mis à la mode, et que les bourgeois appelaient des têtes poétiques.

Le piogiiimme que M. Couibel avail profoiuléinenl médité el qu'il a réalisé avec la verve la plus audacieuse el la plus insolente, a fait plus pour sa renommée arlisticjue que s'il avait peint à lui seul la Transfiguration, la Communion de Saint- Jérôme, ou la fameuse toile des Bacchanales du Titien, que le Dominiquin appelait le plus beau tableau qui fût au monde.

M. Courbet a donc réussi à faire autour de son nom autant de bruit que Mangin fait à propos de ses crayons. Comme cet illustre saltimbanque^ qui traite le peuple français de niais et d'imbécile qui se laisse piper par les oripeaux, le fracas, les panaches en saules pleureurs, M. Courbet a je(é au nez des Parisiens, sous prétexte de tableaux, des choses à ne pas prendre avec des pincettes el à aborder le flacon de Rimmel sous le nez. Aux portraits de femmes de Dubufe, aux chairs nacrées et aux Ions de pulpe de pèche, aux toiles calmes, brillantes et mélodramatiques de Delarochej'âux savanis paysages de Dupré, de Descamps, M. Courbet vint opposer son Enterrement d'Ornus, ses Casseurs de pierres et ses demoiselles campagnardes, véritables cauchemars arlistiques, peints avec un balai de gadouard ayant pour palette le pavé fangeux du ruisseau, ou les parois fétides d'une tinette marquée au chiffre de M. Domange.

Nous nous souvenons encore de l'ébahissement, mêlé d'horreur el de dégoût, qui se manifehla dans le public lors de l'exhibition des Casseurs de pierres et des affreuses rustaudes olfertes par M. Courbet à l'admiration delà foule. Jamais on n'avait caiesséavec autant d'amour le soulier troué el ranci, la culotte crénelée, le haillon

maculé; jamais Rubciis, dans ses jours de verve charnelle, n'avait osé montrer des croupes aq^si monstrueuses que celles des Philis de M. Courbet étalant, devant un public efl'aré, des formes opulentes et invraisemblables. Et tandis que les gens de goût se bouchaient le nez, que les bourgeois restaient abrutis d'étonnement et se scandalisaient de ces horreurs systématiques, il se trouvait une petite école élevée par M. Courbet dans ladmiralion de la gale, de la crasse, de la guenille, de la Goton fessue, et ces infortunés prêchaient dans les salons, dans les théâtres, dans les cafés, dans les journaux, Tavénemenl d'un Messie artistique qui venait glorifier le sabot et montrer tout ce que nous avions coudoyé de poésie insoupçonnée en dédaignant, comme nous l'avions fait jusqu'à M. Courbet, les grâces et le sentiment des vachères constellées de bouse de vache, la pensée des casseurs de pierres, la distinction deséquarrisseurs de Monlfaucon et des mariniers du lac de la Villette.

M. Courbet ayant donc réussi à ameuter les badauds autour de ses œuvres, crut devoir mettre une enseigne à sa boutique : Champfleury, un garçon d'esprit qui se donne pour n'avoir ni coloris ni style, autant de mal que d'autres prennent pour atteindre à celte couleur et à ce relief qui font l'écrivain-, Champfleury donna à M. Courbet l'enseigne de sa boutique, et la peinture- Courbet s'appela désormais le réalisme.

Il n'y a que la Fiance pour ronger, pendant cinq ans, un os et s'apercevoir, au bout de ce temps, que sonos est vide de moelle. On ferait dix volumes in-folio avec ce qu'on a écrit depuis 1845 pour, contre cl sur cette miri-

fique invenlion du réalisme, qui est Texpulsion de l àme humaine du domaine de l'art et son remplacement par le trompe-l'œil et la photographie enluminée.

Lorsque M. Courbet crut, à Timitation de M. Mangin, s être suffisamment moqué de son public; lorsqu'il eut bien traité les Parisiens de Welches, de Philistins , de Béotiens, de cuistres, d'autruches qui en étaient venus à demander si les vachères crottées de Courbet n'étaient pas supérieures à VAntiope du Gnide; lorsque de Dunkerque à Bayonne et de Berlin à Bruxelles, on eut suffisamment discuté le Courbet ; lorsqu'il se fut vu préféi er à Rubens, à Van Dyck, à Vélasquez, au Caravage, etc., il se dit que la farce était jouée, et sur désormais d'une notoriété incontestable, il jeta au water-closet la palette et les pinceaux qui avaient servi à peindre ses casseurs de pierres, ses vachères aux mollets et aux croupes éléphantesques, et il en revint aux traditions, à la manière, au procédé du commun des martyrs. Il remplaça sa truelle par un pinceau, et le résultat de cette comédie dans laquelle le public a joué le rôle de compère, est que M. Courbet a renié ses dieux de 1847 pour redevenir un peintre que Delacroix accuserait de tiédeur, et qui nous semble, à nous, ressembler aujourd'hui si fort à tout le monde, que nous nous étonnons de tout le bruit dont il a été un moment l'objet.

Le Hallali exposé par M. Courbet ne mérite guère toutes les fanfares qu'on avait entonnées en son honneur. C'est de la peinture sage, d'un ton vrai, honnête et sans parti pris. Le coloris est pris dans les gammes les plus calmes de la palette. Il n'y a plus ici ces crudités (lui

heurtaient le regard comme dans les Casseurs de pierres; la louche est fine, hardie et moelleuse, et ne rappelle plus le crépi à la truelle qui émouvait si Tort quelques fanatiques dans les Bergères crottées. Le chasseur dehout contre un arbre a une attitude siniple et aisée; seulement il est mal calé, et à moins qu'il ne soit accroché par le dos, nous craignons qu'il ne glisse le long de larbre sur lequel il s'appuie. Les chiens saintongeois sont beaux de caractère, et leurs allures sont vraies et naturelles ; seulement, nous ne trouvons pas assez d'énergie dans le modelé et le relief de leurs formes. Ce défaut, léger dans cette toile, touche à la caricature dans le Chevreuil à la neige, où une pluie de chiens transparents semble tomber du ciel auprès d'un chevreuil en pain d'épice, dont les jambes sont singulièrement dépareillées.

Mais revenons au grand tableau :

L'homme qui donne du cor est dessiné et rendu avec un abandon plein de naïveté.

Quant au chevreuil suspendu par un pied à une branche brisée de l'arbre, on voit que M. Courbet l'a traité avec amour et y a mis les soins que (iérard Dow mettait à peindre un manche à balai. La touche est savante et magistralement fondue, et l'on se demande, en voyant M. Courbet peindre aujourd'hui avec cette science et ce calme, de qui il se moquait lorsqu'il olfrait, il y a six ans, à ses admirateurs, des torchis en couleur gâchée au pouce, et dans les rugosités desquels ses admirateurs trouvaient des traits de génie qui laissaient loin de lui Jordaens et Rubens, ces princes des coloristes.

M. Courbet a eu la malheureuse pensée d'accrocher

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son chevreuil par le pied, à Piiislar des charcutiers de Paris. Si Tartisle a cru trouver plus de ressources comme pittoresque dans la façon dont il a disposé sa béte, il doit convenir aussi qu'il faudrait changer peu de chose à son œuvre pour faii e du chasseur poilu et rougeaud un successeur de Véro-Dodat qui vient de suspendre sa marchandise à la porte et attend })hiiosophiquement la pratique. Nous aurions préféré, pour notre part, voir le chevreuil jeté sur le premier plan et un peu fouaillé par les chiens qui nous semblent par Irop indifférents au voisinage de la béle qu'ils viennent de forcer. Snyders n'eût pas fait cette faute, lui, le fougueux peintre des chasses, qui fait si bien rugir et haleter ses molosses ardents.

Les tableaux de M. Courbet |)roduisent généralement sur les spectateurs un sentiment d'oppression; on sent le besoin d'ouvrir les fenêtres dans ses bois, tant on y étoufl'e. Nous aurions désiré un peu plus de variété dans le tronc de ses arbies, qui sont véiitablement faits au tour. La perspective aérienne est une des choses que M. Courbet devra tâcher de faire adopter au réalisme ; le Guaspre, Karl Dujardin, Ruysdael et tant d'autres que nous osons à |)eine nommer devant M. Courbet, s'en sont bien trouvés.

Nous ne ferons pas à nos lecteurs l'injure d'analyser sérieusement les Nettoyeuses de 6/e. Cette toile rappelle la peintuie chinoise par son absence complète de perspective, qui donne aux personnages et aux objets l'air de silhouettes collées sur une surface verticale. Dans le Chevreuil à la ncige^ cette hérésie artistique atteint jusqu'à la caricature. Les Nettoyeuses de blé de M. Coui bet ap-

parliennenl encore ini peu à sn première manière. Il y i\ là de quoi tordre les nerfs de tout homme pour qui une œuvre d'art est la reproduction exlérieure d'un sentiment, d'une pensée, d'une émotion, et non une fenêtre ouverte sur les régions du banal, du trivial, du commun, de l'ignoble, dépourvus de passion, de sentiment et de vie.

Un meunier admirera les sacs de M. Courbet, et les bouigeois s'en régalent, suppuîent le prix de la toile, la beaulé des ficelles. Mais quel homme de goût voudrait vivre en têle-à-tête huit jours avec cetle œuvre où l'on étouffe et où l'ennui tient lieu d'atmosphère? Au bout de\ deux ans, nous aurions lemémeplaisir que le premier jour à rêver devant un paysage de Roelofs, de Ilannedoes, de Kuylenbrouwer, de Quinaux, de Fourmois ; au bout de deux heures, l'œuvre de M. Courbet nous ennuierait si profondément qjie nous en ferions hommage à un marchand de farine pour lui servir d'enseigne.

M. Courbet a abordé cette année le paysage, et nous devons reconnaître qu'il a tiré un grand parti de ses souvenirs des crémeries parisiennes. Du/premier coup, il a atteint l'idéal des épinards au jus !

M. le Laron Gudm,

A l'époque où M. Guclin aurait pris le lilic de baron pour une mauvaise plaisanterie d alelier, nous avons eu Toccasion de constater dans nos revues de Salon, la haute estime et la vive admiration que nous avions pour son talent. Aujourd'hui, hélas! M. Gudin, qui n'est plus artiste, fait des marines comme un haron et la commission de l'Exposition reçoit ces toiles abracadabrantes avec tout le respect dù à une palette armoriée.

M. le baron Gudin se sera dit que sa peinture était assez bonne pour des Belges, de lourds Flamands, qui avant l'arrivée de M. Théo Gautier ignoraient l'art de l'aire cuire les œufs à la coque, et dans celte confiance mêlée d'un peu de dédain poui* nous, il nous a expédié un Coup de vent sons les tropiques qui jn'est autre chose ((u'une tempête dans un bol de punch.

Sérieusement, est-ce que M. Gudin nous prend pour des Iroquois, qu'il ose nous envoyer cette incroyable débauche de palette où nous ne retrouvons plus rien de l'artiste que nous applaudissions il y a dix ans? Dans ce chaos de tons prismatiques, dans ces vagues en fer-blanc

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moiré, nous voyous une uiyslificaliou (|ue la coniiuissiou aurait bien dù nous épargner.

Le soir d'orage olï're à gauclie quelques belles parties splendides de coloris ; le soleil se couche dans une pourpre sombre et s'abaisse à Tborizon, entouré d'un nimbe sanglant.

Cela est poétique et beau , mais les nuages de droite ont dos allures de nuages de fumée de foin mouillé, qui déparent cette œuvre et la rejellent au second rang des marines du Salon.

Il y. a de la vérité et un beau sentiment des harmonies maritimes dans les contrebandiers d'Aberdeen, qui nous ont rappelé le vers de Victor Hugo :

La lune tUait sereine et jouail sur les llols.

Ici la marée est basse et la lune donne à la j)lage un caractère mystéiieux et charmant. Le ciel est froid et transparent, et la lune brise ses rayons sur la créle des vagues endormies, qui reflètent les nocturnes splendeurs de l'astre des amants, des contrebandiers, des braconniers et de tout ce qui vit du bien d'autrui.

DE 1848 A 18d7.

Volupté et Dévouement.

PAR M. VAN LERIUS.

Voici encore une de ces énigmes que les sphynx de la palelle offrent à la pénétration des OEdipes de la critique. Deux gondoles se côtoient : dans Tune éclatent tous les débi aillements de la passion ; dans Tautre, les douleurs mornes de l'agonie. C'est, comme on le voit, une antithèse que l'artiste s'est donnée pour thème, et l'antiihèse est le pont-aux-ânes de l'art; c'est sur ce pont que les peintres qui ne veulent pas se donner de migraines en méditant et en creusant un sujet, trouvent du premier coup : le riche et le pauvre, le froid et le chaud, le blanc et le noir, la tombe et le berceau, le pain sec et le salmis de j)erdreaux, la petite bière et le clos-vougeot ; idées profondes qui peuvent se mettre à la queue de Volupté et Dévouement de M. Van Lerius.

A quelque distance, la composition de M. Van Lerius offre une inextricable confusion ; il faut y regarder à deux fois pour reconnaître que les deux gondoles n'en font pas une seule.

Les idées de relation d'espace sont méconnues dans

celle œuvre. La perspective aérienne est fausse, les lointains sont opaques et n'ont pas celte lumineuse et chaude transparence des climats du Midi. Le -coloris général de celle toile est faux, lourd et criard; cela manque de celle richesse, de celle harmonie et de celle màle sohriélé que M. Van Lerius pourra admirer dans une œuvre magislralc de Gallailque nous avons admirée ces jours derniers chez M. Bonncfoi, rue de la Bergère, à Bruxelles. Celle composition, qui, comme sentiment et exécution, est la plus ravissante chose que nous ayons vue de Gallait, manque à l'Exposition, cl la commission ferait une chose habile en j)riant le propriétaire de cette vermeille d'art — qui représente François 1" au lit de mort de Léonard de Vinci — d'enrichir l'Exposition d'une amvre vraiment magistrale et que le public cherche en vain dans le Salon de cette année.

Pour en revenir à M. Van Lerius, qui semble affectionner celle gamme de tons bruyants, pleins de dissonances, que l'école d'Anvers a pris si longtemps pour la richesse du coloris, nous lui dirons d'étudier un peu plus Van Dyck et Jordaens, et il verra éclater partout dans les œuvres de ces mailres celle harmonie souveraine qui ne laisse dominer aucun ton, mais les subordonne tous à l'effet général. Est-ce que, d'aventure, iM. Van Lerius s'imaginerait que M. Dobelaere est plus coloriste que Rubens, parce qu'il fait llamboyer dans sorj Charles le Téméraire les rouges les plus incandescents, les jaunes les plus exaspérés?

La louche de iM. Van Lerius est laborieuse et sa peinture manque de charme. Les chairs et les étoffes ne sont

DE 1848 A 18a7.

j);js assez pénétrées de lumière. Il y a quelques figures d'un dessin plein de sentiment et de passion; la jeune femme à ravanl de la gondole est d'une grande noblesse de lignes.

Lorsque nous appelions le sujetlrailéparM. Van Lerius une énigme, nous ne nous attendions pas à voir le Moniteur partager cette idée et s'efforcer de deviner Ténigmc dans les lignes suivantes, qui témoignent de Tacuilé de Tesprit du Moniteur et de sa sainte horreur pour les coupes de volupté, dont les lïébés sont les drôlesses que Venise appelait des courtisanes et que Paris appelle des biches.

Voici en quels termes le Moniteur s'efforce de deviner la charade picturale de M. Van Lerius :

« Nous sommes probablement sur le grand canal de « Venise. Deux gondoles se croisent et se heurtent « même; dans Tune d'elles, noire et liiste, sous le ca- «' roccio, est étendu un jeune homme richement vêtu, « dont la tête malade et fatiguée repose sur des coussins; « sa main effilée et amaigi ie par la consomption pend « nonchalamment de la portière ouverte. Cejeune homme « a bu trop largement à Và coupe des voluptés, il payeau- « jourd'hui la peine des faux bonheurs dont il s'est ras- « sasié ; une maladie lente épuise ses forces : il est revenu « à de meilleures pensées ; il va sans doute chercher au « fond d'un cloître la j)aix et le calme qui seuls peuvent « prolonger son existence. Trois moines l'accompagnent « sur la gondole, que l'un d'eux dirige.

« Une autre gondole, où tout respire la joie, le plaisir « et l'ivresse, croise en ce moment celle qui transporte

ôk; les bi:aux-arïs en Belgique

« le jeune débauché repeniant. Dans celle gondole or- « née sonl des groupes de jeunes gens cl de jeunes « femmes en riches etéclalanles loilelles, el épuisant à « leur tour lacoupe desvoluptés. Ils égayent leur voyage « par des chanls ; ils le charment par des confidences « d'amour, de folles étreintes et de gais propos. »

On le voit, M. Bourson, d'ordinaire si bien informé, n'est pas bien sur de son affaire. Il hésile, il n'ose affirmer. « Nous sommes probablement, » dil-il, et plus loin : « Il va sans doute chercher au fond d'un cloître, elc. » Tout est vague dans celte apprécia lion ; peut-être le voyageur auquel le Moniteur picle de si édifiants sentiments n'est-il qu'un viveur ramassé par les moines el auprès duquel un ami aura oublié de poser le lampion de l'amitié queRomieu menait sur la poitrine de Colson. Enfin, quoi qu'il en soil, le personnage de la gondole brune peut se consoler de l'insolenlc et bruyante joie de la gondole où la passion et la jeunesse sonnent leurs plus joyeuses fanfares, en se disant que l'homme n'est pas de fer, et qu'il n'est pas donné à tout le monde d'imiter le maiéchal de Bassompierre et le robuste amant de Déjà ni re.

Il y a de l'abandon el de la grâce dans la pose du jeune gentilhomme dont la jeune fille appelle l'allenlion sur la gondole brune. Ces deux figures sont, à coup sùr, avec le moine debout, les meilleures de celte composition dont Taspect général rappelle, par ses tons crus et éclatants, certains papiers à meubler.

DE I8i8 A 1837.

Le Massacre des Innocents,

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