‹ Les beaux-arts en Belgique de 1848 a 1857Chapitre 36 sur 49 · PAR M. GÉRARD · texte numérisé non relu

PAR M. GÉRARD

Il y a de la couleur locale orientale dans le Massacre des Innocents de M. Gérard, mais il y a aussi une dureté de coloris et une àpreté de dessin qui réclament à M. Gérard bien des études. La mère est bien effarée; mais pourquoi lui avoir donné ce profil aigu de cassenoisette autour duquel le regard ne peut tourner?

Guffens. ■

Cet artiste, dont nous avons encouragé les débuts, est tombé, depuis, dans un maniérisme déplorable et une afféterie qui rappelle les sujets coloriés des boites de fruits confits. Son dessin manque de distinction et de style; ses madones sont taillées sur Téternel et banal poncif des tableaux religieux à la grosse. Les chairs

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niaiiqiieiU de sang, de vie et de celle souplesse éhislique qui dénoie la saule el la jeunesse. Que M. Guiïensy songe, Toiiginalité delà conceplion est l'une des plus précieuses qualités de rarlisle, et se laisser absorber par les faciles banalités de la tradition académique, c'est tarir dans sa source les forces vives de Tartiste. Que M. Gulfens nous donne donc autre chose que ses éternelles madones, toutes coulées dans le même moule, et il sera étonné de sentir renaître et verdoyer en lui des forces nouvelles.

Le Père Gigogne la Mère Cigogne et leur famille.

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