LE VIEUX JA U 1)1 N, 1> A H SIR J O II N MIU.AIS
l’orage, nous offre une vision si intense, qu'on est sur, elle aussi, de ne pas l’oublier. Et c'est, à leur suite, MM. John Brett, J. M. Swan, avec scs ours nageant dans un exquis paysage polaire, Davis et ses troupeaux, Hook, Smythe et YVillie, East et Xorth, Parsons et Leslie, et tout un monde d'aquarellistes riches ou délicats : Allan, Aumônier, Rainey, etc.
Parmi les peintres de portraits, il en est quelques-uns qui nous sont depuis longtemps familiers par nos Salons, où ils ont pris une place très en vue. M. Orchardson, avec son portrait de Sir David Stewart et surtout celui de Sir TL aller Gilbey , montre dans ses harmonies rousses et transparentes, son clair-obscur net. mais apaisé, un rare sentiment de compréhension de la figure humaine. M. Herkomer, plus simple, moins subtil, a établi son portrait de Sir George D. Taubman Goldie avec sûreté
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et sobriété. M. Ouless, un peu moins personnel, montre plus de souci de l'appareil extérieur, trop d’intérêt à l’accessoire et au ton. et donne une impression moins forte d'unité morale. C'est néanmoins un beau peintre. John Pettie est tout à fait dans la vieille tradition anglaise Quant à M. Charles H. Shannon, moins connu chez nous, son Ilommc à la chemise noire est un morceau grave, simple, sobre, austère même, qui éveille le souvenir de son maître A. Legros et peut-être aussi de Whistler Cela nous conduit aux générations plus récentes. Leurs tendances au milieu de la confusion des genres et des influences, semblent se développer, comme dans notre propre jeunesse française, en deux courants, distincts à 1 origine, mais qui se mêlent plus d’une fois. C’est le courant de 1 analyse et celui de la synthèse, suivis par ceux qui ont une aptitude plus marquée soit pour l’observation, soit pour l'imagination. Nous avons chez nous le groupe qui suit la voie de Bastien-Lepage, Dagnan-Bouveret et Priant, et ceux qui reprennent à la fois la tradition de Delacroix et de Courbet. Le même parallélisme s’est formé dans la jeune Angleterre entre ce qu’on a appelé l'école de Cornouailles, d'une part, et le groupe écossais, de l'autre. C’est à ce double mouvement que nous devons tantôt les œuvres d’observation si attentive, si intelligente et si eveillec de MM. Stanhope-Forbes, La Forge ; Tuke, Une Idylle de la mer ; La I hangue, Une Petite propriétés Bramlex, Causeries Clauscn, La Charrues Btott, La Vieille barrière , Le Troupeau s Logsdail, Les Chevaux de Saint-Marc , à Venise , et même, de M. Hacker, Le Cloître ou le monde , vision allégorique, rendue vraisemblable par d'intelligents etlets lumineux, etc.; tantôt les portraits profonds, graves et mystérieux de MM. Lavery, Jack, Loudan, Brough, le bariolage riche et animé de M. Brangwyn Le Marché de Bushire ), la scène exquise de M. Lorimer : Au dernier moment , cette jeune mariée toute pensive dans sa chambre, que des Mettes viennent chercher, à l’instant suprême qui va lier sa vie, Ascension de sainte Catherine de M. Bunny, la Maison de poupée , de 1 ‘ R°thenStein’ M1 évoque l'ombre ardente et tragique de Rossetti, Où?
6 Byam Shaw’ et les Pesages de MM. Lindner. Roche, etc.
n ne saurait oublier aussi, dans les morceaux de genre, certaines toiles d une saveur très anglaise : le Dîner d’été de M. Tailer, les Bords
*ne C lh- Graham, Guerre et Amour de M. John R. Reid,
a xante de MI,e Flora Reid, le Joueur de flageolet de Hamelin de Christie, etc., etc.
L’EXPOSITION DECENNALE