‹ Les Beaux-arts et les arts décoratifsChapitre 20 sur 135 · LK PAVILLON DE I. A V 1 1. I. B DE PARIS, PAR M. C, RAVI G N Y · texte numérisé non relu

LK PAVILLON DE I. A V 1 1. I. B DE PARIS, PAR M. C, RAVI G N Y

aucune corrélation entre l'aspect extérieur du pavillon de la Ville, avec

ses combles simulant des divisions qui n'existent pas, et la disposition

intérieure de la grande salle flanquée de tribunes où la Mlle de Paris

présente, sous une forme attrayante, les travaux artistiques exécutés

pour son embellissement, et aussi les travaux très intéressants des

écoles professionnelles qu'elle entretient. Les galeries du premier étage

fumant tiibunes sont suffisamment spacieuses, et la charpente apparente

qui constitue la principale décoration de la salle n'est pas exempte de grâce. ‘

A voir extérieurement le Palais des Congrès, avec scs trois travées l e tr iples fenetres, séparées par des pylônes ornés de figures, on s'attend

à y de

trouver intérieu ne trouver que

rement des salles immenses, et Ton est tout surpris de petites salles, subdivisant l'espace couvert, et

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attribuées aux sociétés cc de prévoyance » ou « d'assistance » des différents pays. C'est au premier étage que sont les salles de conférences. Le palais, en partie construit sur pilotis, repose sur un étage de soubassement dont les arcades sont en plâtre, comme, d'ailleurs, toute la façade. En comparaison des ornements de staff' qui pullulent dans les construc-

exposition universelle DE 1900

tions voisines, la décoration du Palais des Congrès es. plaisante par

sa sobriété. .

Entre le Palais des Congrès et le pavillon de la \ die de Paris,

I. E PAVILLON DES CONGRÈS ( P R A G M K N T , I* A R M . M i ; \v K s

M. Gautier a éiigé des seues élégantes dont les 1ers apparents comportent une décoration d’applique, formée par des treillages. La disposition de chacune des deux serres est, proportions gardées, celle de la -.alerte des Machines de l’Exposition de 1889; une galerie centrale est anquee, de part et d'autre, de bas-côtés dont les voûtes transversales,

ARCHITECTURE

occupant l'intervalle entre les grandes fermes, forment une ossature métallique très résistante et d'aspect décoratif.

Avant de passer en revue les constructions du Trocadéro et du Champ-de-Mars, je ne voudrais pas quitter le Cours-la-Reine sans parler de la partie du Grand Palais qui formait le lot de M. Thomas, comprenant les bâtiments en aile sur les Champs-Elysées et le Cours-la-Reine, et la façade du palais sur h avenue d'Antin ; celle-ci donne accès à une

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grande salle en rotonde, avant la hauteur de deux étages et motivant ainsi une disposition de tribunes d un bel ellet, qui communiquent avec les salons de peinture.

C'est la partie du palais où sont le plus apparentes les réminiscences de Versailles. La rotonde, avec ses trophées rappelant un peu ceux de la galerie des Glaces ou des salons de la Paix et de la Guerre, est actuellement une annexe du musée de sculpture, mais il semble qu elle pourrait être aisément transformée en une salle de concert, si la sculpture occupait tout le hall vitré que les peintres ont envahi, le rétrécissant par des cabinets de bois dont la décoration en treillage est tout à fait disparate.

J’ai déjà signalé les bas-reliefs qui occupent les parties pleines de la façade, entre les colonnes. Sous ces colonnades, purement décoratives, se développe une grande frise, exécutée à la manufacture de Sèvres sur les dessins de AI. Joseph Blanc et d'après les modèles exécutés par les élèves de M. Ernest Barrias. Les tons en sont harmonieux et suffisamment clairs pour ne pas risquer de former des taches trouant la muraille. C'est un essai qui fait honneur à la manufacture de Sèvres, dont les derniers travaux accusent d'ailleurs un réel progrès.

En longeant la rive droite au delà du pont de l’Alma, on pénètre dans le Vieux Paris, en face duquel se développe, sur la rive gauche, le pavillon des Armées de terre et de mer. Une élégante passerelle arquée fait de nouveau communiquer les deux rives dans l'intervalle entre le pont de l’Alma et le pont d'iéna. Là encore, on peut constater qu'un ouvrage de construction métallique bien étudié, au point de vue des résistances et des formes qui leur sont appropriées, a tous les caractères d'une œuvre d'art, et qu'on ne décore pas le fer en le couvrant de faux rochers en carton et de fausses rames en bois.

Pour ne pas interrompre les communications entre les differentes parties de l'Exposition sur la même rive, on a établi des passerelles en bois. I/une de ces passerelles, édifiée sur la rive gauche, entre les pavillons des puissances étrangères et le pavillon des Armées de terre et de mer, est décorée avec goût.

Je n ai pas grand chose à dire du \ ieux Paris, qui n'a d'autre mérite que celui d un décor et qui, par la nature même de sa construction, ne peut être autic chose. Le A ieux Paris, pour moi, c est le Louvre et Notre-Dame, c'est Saint-Julien le Pauvre et la Sainte-Chapelle, ce sont les anciennes maisons du quartier du Marais, et j estime que parmi les visiteurs de 1 Exposition plusieurs seront de mon avis. Je sais bien qu'il tant aiuuseï les foules : aussi ne peut-on apprécier qu'avec bienveillance

ces essais de restitution dans lesquels l'art n'a forcément qu'un rôle secondaire.

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