TR UT A T P K R K, PAR K É L 1 X T R LT A T
(Appartient à M. Guillut.
l’exotisme, Daumier se soulagea à sa façon outrancière par
Cette mâle gaîté, si triste et si profonde
Que lorsqu’on vient d’en rire on devrait en pleurer.
Inquiet et changeant, passant de la romance pour grisettes à la chanson grivoise, tentant quelquefois de s'élever jusqu'au symbole, Tassaert, qui naquit avec le siècle et vécut trop longtemps, dépensa, gaspilla souvent en tableaux de genre les dons les plus charmants. Pour la finesse des intonations, l'aisance spirituelle de l'exécution moelleuse,
EXPOSITION UNIVERSELLE DE iyoo
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souple et blond, il a laissé de petits chefs-d'œuvre. Il lui manqua, pour ctre un maître, de s'élever à une inspiration ou à une observation de la vie plus largement humaine.
Il semble que Félix Trutat, mort à vingt-quatre ans, en 1848, en eût été capable. Devant le ferme et sobre portrait de son père, où la franchise de la touche va si bien dans le sens de l'impression morale comme de la forme, et qui semble annoncer un nouveau Géricault, — devant le double portrait de sa mère et de lui-même, cet admirable prolil de vieille femme caressé de tristes rayons, enveloppé de tendresse et d'intimité, et digne de Prud’hon, — enfin, devant cette étude de femme nue, d'une inspiration à la fois si sincère et si grave, où l'on sent tant de sérieux, un respect si tendre de la vie, on se prend à rêver d'une grande destinée de peintre, brutalement interrompue par la mort. Ce jeune homme, à la main tour à tour si ferme et si caressante, à la vision si directe et si franche, capable de mêler à l'observation attentive de la réalité tant d'émotion et de recueillement, était bien le poète réaliste attendu, celui qui. sur les débris des Ivres romantiques et des péplums classiques, pouvait guider vers la contemplation de la vie la peinture française et la remettre dans la grande voie humaine... A son défaut, d'autres viendront.
Le grand fait qui devait avoir sur la peinture moderne l'influence la plus profonde, l'avènement du paysage, s'était produit au moment même où le romantisme était entré en scène. Il semble qu'on en prit conscience à ce décisif Salon de 1824, où Constable exposait un Canal, une Charrette à foin traversant un gué, une Vue près de Londres. Ces tableaux, écrivait Jal, <t troublaient le repos de tous les paysagistes » et devant eux, 1 « Artiste » et le « Philosophe » dont il accompagnait les promenades et recueillait les propos, s'exprimaient à peu près ainsi : C’est fort bien, disait le « Philosophe », c'est la nature même vue par une croisée. — Oui, répondait 1’ « Artiste », c'est bien l'aspect de la campagne; mais cette illusion cesse dès que vous approchez. Cela est peint comme un décor qu’il faut regarder de loin. La facture est d’une monotonie fatigante. Point de « style » d’ailleurs, point de dessin. Ces compositions réduites au trait seraient ultra-mesquines. — Réduites au trait!