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des procédés logiques. Pourquoi faut-il qu’une méthode si sûre n'ait pas été introduite dans l’enseignement? Mais quand elle s'est une fois manifestée, aucune vérité n'est absolument perdue. A notre insu, il en reste quelque chose, et Rarye a marqué de son empreinte les esprits amoureux de la vérité.
Après cette longue campagne du Louvre, les artistes comprirent ce
qui leur avait manqué. L'Opéra de Charles Garnier leur fournit l'occasion de montrer ce qu ils devaient à 1 expérience. Les œuvres qui le décorent témoignent de plus de talent ; elles ont des qualités de masse
et d'animation qui manquaient ail¬
leurs. Elles ont surtout un ensemble remarquable. Placées bien en vue.
elles comptent. Les motifs en métal doré posés sur la façade, aux deux extrémités de l'entablement, offrent, dans leur symétrie voulue, une silhouette vivante. Les Pégases de Lequesne, les Cariatides de Thomas et de Mathurin Moreau, remplissent bien la fonction qui leur est dévolue. Parmi les groupes du rez-dechaussée, celui de Carpeaux, La Danse , souleva une polémique ardente. Il eut des détracteurs furieux et des admirateurs enthousiastes; et il reste, en somme, un très beau morceau de sculpture. Ce fut le triomphe de l'école de Rude.
Rude s'était mis assez tard à enseigner. Lorsqu’il reprit l'atelier de David, celui-ci avait formé de brillants élèves : Cavelier, qui après avoir créé la belle Pénélope , le Néophyte, et le groupe colossal du palais de Lonchamp à Marseille, était déjà un excellent professeur; AiméMillet.
l'auteur deY Ariane et, aussi, du sujet allégorique qu'on voit sur le pinacle de l'Opéra. De Pradier procédaient A illain, Lequesne, Crauk et Chapu. Mais l'artiste qui représentait le mieux les traditions du temps précédent était Auguste Dumont. Dans 1 atelier où il enseignait avec son ami Ramey, avaient étudié Jouffroy, Mathurin Moreau, Thomas et Perraud. Dumont était la raison meme; son talent était sévère. De lui on peut citer un nombre considérable