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d’excellentes statues d'hommes illustres: Buffon , Bugeaud , Z,e Maréchal Davoust , /.<? Prince Eugène ; il a excellé dans ces nobles ouvrages. ( L’est à lui que l'on doit le Génie de la Liberté qui prend son essor au sommet de la colonne de Juillet et le Napoléon Ier qui figure aujourd'hui sur la colonne de la place Vendôme. Ces maîtres pouvaient s'enorgueillir des productions de leurs élèves. Avec quelle admiration ne salua-t-on pas le L'aune jouant avec Bacchus enfant . le Virgile , un Napoléon législateur et T Ugolin 1
Mais déjà une évolution s'était produite dans la statuaire. Pendant leur séjour en Italie, Falguière et M. Paul Dubois avaient goûté l'art de la Toscane, et, dans leurs ouvrages, ils en égalaient l'élégance.
Leurs premiers essais furent très appréciés. Mais le Chanteur florentin eut un succès immense. En vain les esprits chagrins contestaient-ils le mérite de cette statue; en vain en blâmaient-ils le sujet et la proportion; en vain lui reprochaient-ils jusqu'à sa réussite. On leur répondait que, par la perfection de l'équilibre, par l’harmonie des lignes et la pureté du dessin, elle réunissait les qualités les plus essentielles du grand art. Quand au sujet, les anciens s étaient-ils interdit les inspirations familières? Qu’était le Tireur d épine: Quêtait la Joueuse d’osselets ? Cela était vrai; on dut le reconnaître. Aussi la faveur publique ne manqua-t-elle pas de s'attacher à cette œuvre charmante. Ce n'était pas la première fois que des figures de très jeunes gens revêtus de costumes modernes étaient accueillies avec des applaudissements, en définitive, unanimes. Un petit Louis XV
EXPOSITION UNIVERSELLE DE igoo
de Cortot, un Henri IV enfant par Bosio, le Louis XIII de Rude, avaient, lors de leur apparition, fait à leurs auteurs un honneur durable. Alors c'était le Chanteur florentin que l'on admirait, tout en se réservant de saluer plus tard avec sympathie le François Villon du pauvre Etchéto.
Un peu auparavant, Falguière avait envoyé de Rome le Vainqueur au combat de coqs , bronze plein de vie, dont les proportions au-dessous de la movenne rappelaient l'art de Jean Bologne; puis vint le marbre délicieux du diacre Tarcisius. Parmi les artistes, et surtout parmi ceux qui cherchaient leur voie, la sensation fut profonde. Ce qui distinguait ces figures, c'est qu'elles présentaient les formes avec leur volume vrai. Point d'accentuation architectonique, mais l'aspect de la nature dans toute sa simplicité.
Nous avons souvent parlé de l'amplification sculpturale : elle consiste en un certain renforcement, en une plénitude relative d’où résulte avec l'harmonie une idée de représentation. Dans les chefsd'œuvre de nos jeunes maîtres, l'amplification n'était pas sensible; elle était délicatement voilée. Or. quand ils voulaient absolument s'en passer, les imitateurs allaient à un écueil. Un bannissant, comme ils le faisaient, ce qui est une condition ou, tou t au moins, une possibilité légitime de la sculpture, ils arrivaient à créer des ouvrages qui. à force d'être sincères, donnaient l'impression de moulages sur nature. Là était le danger. En général, les sujets que nous traitons ne revêtent leur expression que grâce à la puissance. A cet effet, la forme a besoin d'être rehaussée et fortifiée. Je dirai même que si l'on entreprenait de rendre la misère physiologique, on ne pourrait copier le modèle vivant comme une nature morte et que, selon ce que l'on voudrait faire comprendre, il faudrait appuyer sur quelques détails et les accentuer.
L'art ne peut arriver à son but qu'en triomphant, par les artifices qui lui sont propres, de l'indifférence ambiante, et en exerçant ainsi sa domination. Quant à cette tendance à reproduire la forme vraie, elle ne disparaît pas tout entière. 11 en reste quelque chose d'intéressant : c'est un modelé plus souple, une manière d'introduire dans la sculpture ce que l'on nomme la couleur, c’est-à-dire un sentiment de morbidesse répandu sur les chairs et sur l'épiderme ; ce que plusieurs pratiquent si bien.
Bartholome . sculp Helio^ Dujardin