LA MORT
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L’EXPOSITION CENTENNALE
qu'elle soit signée d'un nom connu : Rodin, aux violentes pointes sèches; Besnard, admirablement souple et large; J. -P. Laurens, rude; Michel Ca/.in, fougueux comme un Legros; Desboutins, nerveux et vibrant; Helleu; Bonnat ; Brunet-Debaisne; etc.
Les amateurs et les critiques vont aussi aux jeunes, à ceux dont le talent se manifeste ou promet : Béjot, successeur, à quelque distance, de Méryon, portraitiste de Paris comme Lepère, que l'on retrouve aussi dans l'eau-forte avec le même sens du pittoresque que dans ses bois, et, comme Raffaëlli, poète des «fortifs»; Louis Legrand, religieux et pervers, un Rops, avec une autre facture, plus peuple; Leheutre, à la vision line ; Renouard, l'inouï notateurdu monde entier et de tous les mondes; Chahinc, observateur incisif; d'autres encore, car je ne puis tout citer.
Mais la période d'engouement pour l'eau-forte est passée. Ne le regrettons pas : les meilleurs restent ! L'eau-forte ne peut pas mourir, car elle est, aux mains des peintres, un moyen trop commode pour l’expression de leur pensée dans sa première fraîcheur. Aussi ne Fontils jamais abandonnée et ne l’abandonneront-ils jamais complètement. Il y aura toujours, sous la cendre, des braises qui permettront de rallumer la passion.