TOLSTOÏ
D’après la lithographie de M. H. Lefoii,
serait van Dyck »; Isabey, vaporeux et argenté ; Jules Laurens, souple et ferme; Lepoitevin, dont les Diableries firent fureur, titre de gloire périmé.
Enfin, parmi les maîtres de la reproduction, Aubry- Lecomte, Sudre, Vernier, Soulange-Tessier ; Mouilleron, le plus riche de tous,
«celui dont les planches, d'une superbe pâte, — écrit M. Béraldi — sont construites avec de si brillantes ressources qu'elles ont la saveur de morceaux originaux »; Chauvel, aussi admirable dans ses lithographies que dans ses eaux-fortes.
Puis, la lithographie périclita, étouffée par l'eau-forte. Les peintres Pabandonnèreut, à part Fantin-Latour, Manet et Redon, et seule la gravure de reproduction continua à se manifester aux expositions avec Sirouy, Maurou, Gilbert, etc. Cela alla ainsi, jusqu'en 1889.
A cette date, il y eut un grand mouvement de reprise et, à l'exposition du Centenaire de la Lithographie, en i8q5, Forain, Willette, Steinlen, Chéret, renouaient, avec Fantin-Latour, Odilon Redon et Lunois, les traditions. D’autres suivaient, comme Carrière, penseur mélancolique et portraitiste profond, Helleu, Dillon, Léandre, Jean Veber, Hermann Paul, Jeanne Jacquemin, Geoffroy, Boutet...; mais le mouvement n'a pas pris d'ampleur et est resté la manifestation isolée de quelques artistes, de premier ordre il est vrai.