‹ Les Beaux-arts et les arts décoratifsChapitre 93 sur 135 · D !•: R N I K R E S L L" ELUS, PAR M. E . W K R Y · texte numérisé non relu

D !•: R N I K R E S L L" ELUS, PAR M. E . W K R Y

(Appartient à M. le comte Raczinski.)

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Chacun y a puisé, selon ses goûts, les besoins de son œuvre, ses aptitudes personnelles, mais tous y sont venus et tous s’en sont servis pour rajeunir, nettoyer ou enrichir leur palette.

Aussi le groupe des purs paysagistes, de ceux en qui se continue la tradition des maîtres de l'école de i83o, solidement établi sur la terre de France, a-t-il toutes les apparences d'une conscience tranquille et d'une robuste santé. Du vieil Harpignies à Adrien Dernont, d’Kmile .Michel à Hareux, de Zuber à Binet, de Pointelin à Hi 1 lotte, de Bouché à Barau, chacun à sa manière nous donne le portrait d’un coin du cher pays.

J'ai indiqué déjà comment, depuis quelques années, un groupe de jeunes peintres, sentant que la peinture claire et l'impressionnisme avaient poussé leurs conquêtes jusqu'aux limites extrêmes où un système meurt par l'abus de son propre principe, mirent à prolit les grandes leçons de Cazin et s'avisèrent que le crépuscule a sa beauté grave et apaisante.

Il est plus d'un silence, il est plus d'une nuit.

Car chaque solitude a son propre mvstère ;

Les bois ont donc aussi leur façon de se taire Et d’être obscurs aux veux que le rêve v conduit... Leur mvstère est vivant ; chaque homme à sa manière Selon ses souvenirs l'éprouve et le traduit...

11 s'agit seulement de ne pas arriver trop tard, et. si les bois ont plusieurs laçons d être obscurs, encore faut-il que leur obscurité reste pénétrable et leur mystère rivant , comme veut Sullv-Prudhomme. Il nous a semblé que parfois M. Carrière arrivait au point où l’obscurité va devenir impénétrable: mais devant des œuvres comme Le Sommeil et Maternité toute objection se tait. A l'autre bout du siècle, on croit retrouver un nouveau Prud'hon, plus fraternel, plus humain et plus triste.

Quant à ce groupe, si intéressant par l'affirmation d'une pensée réfléchie et d une volonté, qui va de M. René Ménard à M. Lucien Simon, de M. Cottet à M. Dauchez, et auquel on pourrait rattacher MM. Prinet, Lobre, Wéry, Meslé, Tournés, Bergès, Jean-Pierre Laurens, Boulard, on a pu craindre qu’il ne voulût fonder « l’école sombre ». Pour ma part, je ne l'ai jamais cru, et le Retour de l'école de M. Wéry, Saint ( Georges vainqueur et Flamencas de M. G. Bergès, et le dernier envoi de M. Cottet, Le Jour de la Saint-Jean , œuvre forte entre toutes, me paraissent laits pour rassurer.

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