PETITE FILLE AU PIANO, PAR XI. PETER I I. S T E I
C'est là un des meilleurs endroits de l'Exposition. Dès qu'on y a pénétré, on est saisi par un sentiment tout particulier d’aise et par un vit' intérêt. Avant même d'avoir pris contact intime avec toutes ces toiles, on se sent dans une atmosphère calme, paisible, recueillie, où respirent d honnêtes gens, sincères, simples et probes. Peu de grandes toiles et peu
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de sujets compliqués. Partout, des scènes tranquilles, des coins d’intérieurs animés par un ou deux personnages, quelques portraits expressifs mais sans prétention, des paysages pénétrants mais modestes.
L'une des plus vastes compositions, et en même temps l'une des plus attachantes par la v ie intime et profonde de toutes ces physionomies
INTÉRIEUR, PAR M. PETER II. ST Kl)
attentives dans la même atmosphère lumineuse et la même atmosphère morale, est signée du nom de celui qui est, sans doute, la plus importante figure de cette école. C'est Une séance à l’Académie royale des sciences , de P. S. Krœyer : une grande salle où cinquante personnages sont assemblés autour d'une table recouverte du tapis vert officiel, le front éclairé par la lumière calme de hauts candélabres, pour écouter les communications d'un de leurs confrères debout devant un tableau noir. Son aspect officiel, un peu rébarbatif au premier abord, la gravité du sujet, l austérité du ton, lui attirent peu les regards du public. On lui
L’EXPOSITION DECENNALE
préfère évidemment, soit ce délicieux Soir d'été à Skagen , si plein de tendresse et de mélancolie, soit cet exquis petit Déjeuner , si joyeux, vrai bijou de coloris frais et de gaîté intime.
Une autre figure des plus sympathiques est celle de M. V. Johansen.