DECOUVERTE DE MARE RE
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Au commencement du quinzièmè siècle, sous le règne de don Juan Ier, les Portugais , après avoir refoulé les Maures au delà de la Méditerranée, tournèrent (ouïes leurs pensées vers les voyages de decouvertes. Alors parurent, presque simultanément, Gilianez, qui doubla le formidable cap Boyador, Cintra , qui conquit les îles d Arguim; Juan Gonzalvo Zarco et Tristan Tessora, courageux investigateurs des mers d'Afrique ; Denis Fernandez, le premier qui osa remonter le fleuve du Sénégal; Nugno , tué en combattant les nègres du cap Vert; Gonzalvo Vello, qui découvrit les Açores. Jamais un aussi grand
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nombre de navigateurs célébrés ne s'était montré à la fois chez une même nation. Pour mieux diriger les expéditions maritimes, l’infant don Henri, troisième fils du roi, s’était fixé au château de Ternaubal, sur la c;ip de Sagres, à trente-deux lieues à l’ouest de Lisbonne, et c’est de cette résidence qu’il voyait les navires portugais cingler vers la destination que luimême, ou don Juan, son père, avait indiquée.
A la fin du mois de janvier J42I, trois femmes étaient réunies dans une chétive maison du faubourg de Sagres , et filaient silencieusement à la clarté vacillante d’un flambeau de résine. La plus âgée se leva en entendant sonner l’horloge de l’église voisine, et prit la parole en ces termes :
— Il y a quatre ans à celte heure, mes filles, que Juan Moralez, votre père, nous quitta pour aller en mer. Longtemps nous avons attendu son retour ; mais son absence prolongée anéantit toutes nos espérances. 11 est mort, mes enfants, mort dans les flots ou sur quelque plage lointaine, prive des consolations de la famille et des secours de l’Eglise. Si nous n’avons pu l’assistera ses derniers moments, prions du moins pour son salut éternel.
La mère et les fdles s’agenouillèrent en pleurant, et récitèrent le psaume Domine Dais , midi mine oralionem mortunrum Israël. Elles en achevaient à peine le premier verset , quand la porte fut brusquement ouverte, et un homme s’avança sur le seuil. Malgré le manteau blanc dont le capuce lui retombait sur le front, malgré la barbe inculte qui lui cachait le bas du visage, les trois femmes crurent reconnaître Juan Moralez; mais le vent de la nuit, s’engouffrant par la porte de la chaumière , éteignit le flambeau de résine, et ne leur permit pas de constater plus longuement l’identité de l’étranger.
— C’est, l’âme de Juan qui revient ! s’écria la mère saisie d’une superstitieuse terreur.
— Non, Pépita, répondit le nouveau venu , c’est bien ton mari qui te parle; c’est bien lui que la Providence a sauvé du naufrage et de la captivité. Rallume ton flambeau, que je puisse vous voir et vous embrasser toutes.
Après la première effusion de joie, l’aînée des filles dit à Jnan :
— Nous pensions ne plus vous revoir, mon père. — Oui, ajouta la seconde, nous vous pleurions déjà comme perdu pour nous en ce monde. Bien souvent, nous sommes allées nous asseoir au bord de la mer, interrogeant des yeux l’immensité, et priant le ciel de vous rendre à nos vœux; et quand nous rentrions le soir, nous avions le désespoir dans le cœur.
— J’ai failli vous être ravi, mes enfants, reprit Moralez ; j’ai cru longtemps qu’il me serait refusé de revoir ma famille et ma patrie; j’ai éprouvé de cruelles souffrances; mais voici une soirée qui les rachète.
— D’où viens-tu? demanda Pépita.
— Des prisons de Maroc.
— Tu as été prisonnier?
—11 y a six jours encore, j’étais esclave des infidèles. Pas de mon misérable sort, j’ai voulu m’alîranchir à tout prix. Évadé comme par miracle, j’ai osé traverser la mer sur une frêle embarcation. L’espoir de vous revoir doublait mon courage; puis je songeais que mon appui vous était nécessaire, qu’en mon absence vous aviez dû gagner à peine de quoi subsister, et j avais hâte de vous rapporter un secret dont je suis seul possesseur, et qui doit nous enrichir. Moi, pauvre pilote, qui reparais aujourd’hui souffrant et dénué, je suis à même de rendre au Portugal un éclatant service. Demain, je vous expliquerai ce dont il s’agit ; ce soir, j’ai besoin de repos, et ne me sens pas la force d’entreprendre un long récit.
Ce fut le lendemain seulement que Moralez raconta à sa femme les circonstances qui l'avaient tenu si longtemps éloigné. — Tu sais, lui dit-il, que j’étais parti, au printemps de I 117, pour piloter un bâtiment marchand qui se rendait en Angleterre. Me trouvant un soir sur la jetée de Bristol, je fus abordé par un jeune Anglais, qui me dit brusquement : — Vous vous nommez Juan Moralez, et vous êtes pilote? — Oui, mon gentilhomme. — On m’a vanté votre mérite et votre expérience. Voulez-vous conduire à Cadix une goélette que j’ai frétée? — Je suis toujours disposé à me rendre utile. Quand partez-vous? — Cette nuit même. — Celte nuit! Mais la mer est mauvaise et le vent contraire. — N’importe ; mes affaires exigent que je quitte immédiatement l’Angleterre. Consentez à m’accompagner, et je vous payerai royalement. Quoique tant de précipitation me parût suspecte, l’idée de vous revoir et de grossir la somme que je vous rapportais, me détermina à suivre le jeune homme à bord de sa goélette, qui était en panne à un mille de la côte. Nous appareillâmes aussitôt que la barque qui nous avait amenés lut suspendue aux flancs du navire. Le vent était sud -sud-ouest, et sautait par intervalles. Nous naviguions au plus près, mais bientôt nous lûmes obligés d’amener nos voiles latines pour hisser les voiles de fortune et les huniers volants. Il fallut renoncer à faire route et fuir devant h* temps sans direction précise. La bourrasque dura le lendemain, et nous désempara de notre mât demisaine ; pendant treize longs jours nous voguâmes au hasard, égarés dans les solitudes de l’Océan; enfin, le matin du quatorzième jour, une terre s’offrit à nos yeux, une terre verdoyante et fleurie; des oiseaux au brillant plumage vinrent se percher sur nos vergues, et des animaux inconnus sortirent des bois pour nous regarder. C’était le paradis, Pépita, avec tou tes ses joies ! Masham, notre capitaine, ordonna d’atterrir, et descendit le premier dans la chaloupe; auprès de lui se tenait une femme que je n’avais pas encore vue, car elle n’avait pas quitté sa
LES ÜEAUX-AIiTS.
cabine durant la traversée. Elle était faible et pâle; le chagrin et la fatigue l’accablaient. Pauvre femme! Sa vie était celle de bien d’autres; un amour d’enfance, une inclination contrariée, un mariage d’intérêt, un enlèvement, un attentat contre la foi jurée! Hélas! les deux coupables l’ont cruellement expié; ils sont morts, Pépita ; ils n’ont échappé à la tempête que pour expirer sur cette plage déserte. La femme, Anne Dorset , a succombé la première; Masham l’a suivie peu de jours après, et tous deux reposent dans celte î le lointaine. Après leur avoir icndu les derniers devoirs, nous nous sommes remis en mer ; un affreux ouragan a jeté notre na vire sur les cotes d’Afrique. La moitié de l’équipage aété englouti ; le l'este, se cramponnant faux débris, a pu gagner le rivage, où les Maures nous attendaient. Seul au jourd’hui je survis aux soutira njr^cesdela captivité ; Dieu semble /m’avoir conservé pour ne pas laisser inhabilée celte île dont je sais la route.
Il m’a choisi Ü pour la montrer à mes compa- "^triotes , pour agrandir
par
une nouvelle conquête , les possessions portugaises , pour accroître les richesses de ma patrie, et m’assurer à moi-même , avec une position brillante , une impérissable renommée.
Juan Moralez prononça ces derniers mots avec enthousiasme*, et sa femme, qui avait d'abord songé a le retenir, le vit déjà commandant d'une caravelle, et découvrant, comme Marc Paul, une nouvelle île de Cipango.
— J approuve les projets, dit-elle, quoiqu’ils doivent nous séparer encore. Ce sont ceux d’un bon patriote et d’un homme d’honneur ; mais es-tu bien
sûr de la position qu’occupe cette île inconnue ?
— Si j’en suis sûr ! répondit Moralez en tirant un parchemin de son portefeuille; tiens, vois le plan que j’en ai tracé. Cette pointe est le cap de Sagres, où nous nous trouvons présentement. Au sud-est sont les côtes des Etats barbaresques. En les suivant, tu arrives à l'embouchure d’une petite rivière, qu’on appelle la Muleya ; je ne la connais (pie trop, car c’est là que ces damnés musulmans ont assailli notre goélette échouée. Eli bien, presque en face, à l’ouest, remarque ce cercle que j’ai tracé : c’est mon île, l'île que nous avons reconnue. Suppose maintenant que nous partions de Sagres, en gouvernant au sud-ouest, nous tombons directement sur mon domaine.
— Auparavant, reprit Pépita, il faut solliciter une audience du roi, ou plutôt de l'infant qui s’occupe plus particulièrement des affaires maritimes.
— J’y ai songé, et je vais employer cette journée à rédiger une pétition. Vite, donne-moi mon écri toi re , je me sens plein d'inspiration.
Moralez employa plus d’une semaine à composer et à recopier une requête circonstanciée; puis il se présenta aux portes du château de Ternauhal, et demanda à être introduit près de l’infant. — Impossible, mon brave, répondit l’officier de garde; importuné par la foule des solliciteurs, don Henri a pris le parti de les congédier tous. — Ne peut-on du moins lui soumettre une pétition? — Non ; il a formellement déclaré qu’il n’en recevrait aucune. Il est alité depuis quelque temps; c’est à ses travaux, à ses études, que les médecins attribuent sa maladie; et le repos le plus absolu lui est prescrit. — A qui donc dois-je m’adresser? — A Sa Majesté don Juan, en son palais royal de Lisbonne.
Moralez se retira tristement, et vint faire part de de ce contre-temps à sa femme.
— J’irais bien à Lisbonne, dit-il, mais la route est longue, et nous n’avons pas d’argent. J’attendrai; j’irai chaque jour m’informer de la santé du prince; je me tiendrai aux portes du palais comme un chasseur à l’affût, et provisoirement' j’exercerai à Sagres le métier de pilote lamaneur.
Fidèle à ce plan de conduite, Moralez, pendant deux mois, passa la plus grande partie du jour à piloter îles navires qui entraient en rade, ou qui longeaient la côte. Le soir, il allait demander des nouvelles de l’infant, dont les forces altérées ne se rétablissaient pas ; les gardes et les domestiques de Ternauhal s’étaient familiarisés avec l’infatigable solliciteur. Sans leur révéler ses desseins, il leur parlait vaguement d’une nouvelle terre à découvrir, et comme il décrivait avec emphase les magnifiques forêts qui la couronnaient, on l’avait surnommé l’homme des bois (el huelmo de Madeira).
E M ILE DE L A 13 É 1) l) 1. 1. I E U II K .
(La fin à la prochaine livraison )
r. ii.
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J U U V D’ADMISSION Al SALON.
e moment de l’exposition approche. Les artistes , courbés sous leur œuvre , se hâtent d’y ajouter les derniers traits. Ils vont si retrouver en présence de et tribunal redouté contre lequel ils essayèrent , l’an passé, une insurrection qui , après beaucoup de bruit, se réduisit à tout ce qu’il y a de plus inutile au monde, une protestation et une pétition. On discuta beaucoup alors sur ce jury; on a fouillé dans son histoire, compulsé sa généalogie, constaté quelquesunes des transformations qu’il a subies (I). Mais malgré ces doctes recherches, la question de son origine, question capitale dans l’histoire de toute institution humaine, n a pas été résolue. Nous sommes en mesure maintenant de combler cette lacune. Des documents officiels établissent l’époque précise de la création de ce comité d’examen, indiquent les motifs de sa formation et nous font connaître les formes et les règles de sa constitution primitive.
l'our l’intelligence de ces pièces, il convient de rappelei quelques laits. L ancienne Académie royale de peinture et de sculpture, fondée en 1018 par Louis XIV, avait une organisation toute différente
(1i Particulièrement dans la Revue des Deux-Mondes
n» du i-r avril 1845. ' ’
de celle de la classe de l'Institut qui la représente aujourd’hui sous le titre (l’Académie des Beaux- Arts. Elle était line école plus encore qu'une académie , car elle était chargée de l'enseignement public de la peinture et de la sculpture, et c’élail même là le but principal et spécial de son institution. Comme corps enseignant, son régime intérieur fut modelé en partie sur celui des facultés. Elle avait un directeur, un chancelier, quatre recteurs, deux recteurs adjoints et autres officiers, douze professeurs en litre et six adjoints, un nombre indéterminé d’académiciens, de membres honoraires et d’associés étrangers. Le directeur des bâtiments du roi était le seul intermédiaire officiel entre le roi et l’Académie, à l’égard de laquelle il exerçait à peu près les fonctions et l’autorité d’un ministre.
C’est en 1(573 que l’Académie eut pour la première fois l’idée d’exposer publiquement les ouvrages de ses membres. Ce premier salon se tint en plein vent dans la cour du Palais-Royal. C’est la que parurent, entre autres morceaux moins célèbres, les quatre grandes batailles de Lebrun. La seconde exposition eut lieu au Louvre en 1699. Elles se succédèrent ensuite à des intervalles indéterminés jusqu’en 1757, où elles furent établies à une époque fixe. Chaque année elles commençaient le 25 août, et duraient un mois. Plus tard, en 1755, on décida qu’elles n’auraient plus lieu que tous les deux ans, habitude qui se maintint jusqu’à la révolution , hit
ensuite reprise sous la restauration. On sait que depuis 1830 elles sont redevenues annuelles. Pendant plus d’un siècle, le droit d’exposer, privilège exclusif des académiciens, ne fut soumis à aucune espèce de contrôle. Ce n’est qu’en 1743 qu’on songea pour la première fois à faire un choix parmi les morceaux présentés. Le motif de cetle détermination fut , comme on va le voir, le même qui a fait établir le jury d’examen actuel, c’est-à-dire l’affluence toujours croissante des mauvais ouvrages et la nécessité où se trouve l’Académie d’éliminer, dans l'intérêt de sa renommée et de sa gloire, des œuvres dont elle portait en corps la responsabilité. C’est ce qui résulte des documents suivants, empruntés aux procès-verbaux des réunions de l’ancienne académie.
« Année 1743. — Aujourd’hui , 21 août, et . à
« la lin de la séance, il a été arrêté que dorénavant « la compagnie nommerait MM. les officiers en ; « exercice et un de chaque classe pour supprimer tout « ce qui ne serait pas digne de paraître an salon; ce « que l’Académie a éxécuté aujourd’hui. »
C’est donc au 21 août 1743 qu’il faut fixer défini- j tivement la date de la première institution d’un jury d’examen pour les ouvrages présentés aux expositions publiques.
En 1746, il y a une exposition, et ce jury, composé comme on vient de le voir, exerce ses fonctions.
En 1748, on trouve une lettre de M. de Tournehem , alors directeur des bâtiments du roi , qui règle les attributions de ce comité. Elle est adressée a Coypel (Charles-Antoine), premier peintre du roi et directeur de l’Académie.
« A Paris, ce 6 mai 1748.
« Il serait peu convenable, monsieur, d’interrom- « pie les expositions de tableaux l’année même où « le roi a bien voulu prendre l’Académie sous sa « protection immédiate, et je compte que le 23 du « mois d'août le salon du vieux Louvre sera décoré « des principaux ouvrages de peinture et de sculp- « turc qui auront été faits depuis l'année dernière.
« Je pense trop favorablement de la compagnie « pour croire devoir l’avertir que, dans cette cir- « constance, elle ne doit rien négliger pour engager « le public à convenir qu’elle est digne de l’honneur « dont Sa Majesté vient de la combler. On sait assez « que le grand nombre des tableaux n’est pas ce qui « rend ces fêtes brillantes; c'est donc le beau choix « qui devient plus que jamais d’une indispensable « nécessité, et pour parvenir à le bien faire, voilà « ce qui me paraît convenable :
« Le 17 du mois d’août, tous les tableaux que les « membres de l’Académie voudront exposer seront « transportés dans la galerie d’Apollon sans qu’on K en puisse ajouter d’autres sans ma permission.
« Us seront rangés de manière à ce qu’on puisse les « bien voir.
« On convoquera pour le lendemain une assein- « blée particulière composée premièrement du di- « recteur, des quatre recteurs et des deux adjoints « à recteurs. L’Académie nommera encore à la plu- « ralilé des voix un ancien professeur, six profes- « seurs, trois adjoints à professeur, et deux cou- « seillers pour qu’ils se trouvent à ladite assemblée. " Ces officiers réunis examineront scrupuleusement n et sans passion les tableaux présentés pour orner « ce salon, et, par la voie du scrutin , supprimeront « ceux qui ne paraîtront pas dignes d’être mis sous les « gcux du public.
« Ceux à qui ce règlement paraîtrait sévère n'en- « tendraient pas leurs propres intérêts. Ce qui peut « arriver de plus cruel à un artiste, c’est de recevoir « l’improbation générale. D’ailleurs, comme ils se- « ront avertis de bonne heure de ce qu’ils peuvent « redouter, c'est à eux à s’aider des conseils de « leurs véritables amis pour ne point hasarder lé- « gèrement. Je crois même, par cet arrangement, « leur témoigner à quel point je cherche à les mé- « nager. Car enfin, il leur sera moins rude d’es- « suyer l’examen de leurs confrères que de voir, « par mon ordre, déplacer leurs ouvrages ; et c’est « ce (pie je ne pourrais me dispenser de faire sans «i manquer aux devoirs que m’impose ma place, si « malheureusement je voyais des choses capables de « dégrader une Académie que je chéris, et qui est « honorée de la protection du roi.
« Je suis, monsieur, etc.
il Le Non MAN T DK T OU H N EU EM. »
Le procès-verbal de la séance où cette lettre lût lue à l’Académie ajoute :
« La compagnie qui voit, par le détail dans lequel « M. de Tournehem veut bien entrer, l’intérêt qu’il « prend non-seulement à la gloire générale du corps, « mais encore à celle de chaque particulier, a résolu « unanimement de se conformer a ses intentions,
<< par devoir, par justice et par reconnaissance. »
A la date du 18 août, l'examen des tableaux se fit de la manière prescrite. Cet état de choses dura jusqu’à la révolution, qui supprima pendant quelques années les académiciens et les expositions. Ce qui advint depuis cetle dernière époque au jury d’admission est connu.