‹ Les Beaux-Arts (volume 2)Chapitre 25 sur 150 · I..ES BEA · texte numérisé non relu

I..ES BEA

cos brunes chevelures agitées par le vent du soir! O mon Dieu! laites que je voie l’œil bleu de Mlle de la Yallière , ou le regard altier de Mme de Maintenon; que je sache enfin comment Mme de Sévigné était laite — Apparition éblouissante ! Il me semblait que tous les hommes qui se promenaient dans le palais de Versailles étaient fascinés comme moi, quand tout d’un coup j’ai vu toute cette foule se précipiter, comme fait l’avalanche, hors des jardins. Peuple singulier! il ne veut obéir à personne, et pourtant il a été dompté par cette nécessité d’arriver en toute hâte a l’heure du départ. A chaque instant d’immenses convois partaient, pour revenir et pour repartir avec une charge nouvelle. Plusieurs voyageurs se dirigeaient a pied vers ce bois charmant qui sépare A ille-d’Avray de Saint-Cloud, parcourant du regard toutes les hauteurs voisines chargées de leurs blanches maisons. Par ce beau temps, par cette belle nuit, par ces frais sentiers qui chantent, la route n’est pas longue; et enfin, si la poussière vous prend , si la soif vous arrête, n'avez-vous pas pour vous reposer, tout au bout du chemin, les deux fontaines jaillissantes de la place Louis XV? C’est

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