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I s 2'» , et obtint vingt-neuf suffrages sur trente.
Ile précoces douleurs ne lui permirent pas de. jouir m paix de sa gloire. Menacé d’hémoptysie, il partit pour l'Italie, visita Naples et Venise, et. revint ranime par les loisirs et le soleil. Lu 1855, de nouvelles souIVrances nécessitèrent un second \ovage. A son retour, sa saule n'était pas améliorée; le mal lit des progrès lents et sûrs. Au commencement de novembre -18.15, d'après le conseil de ses médecins, il prit la route de Montpellier. Il attendait sa guérison de la salutaire inlluence d'un climat plus chaud Sa femme et son lils raccompagnaient, mais leurs soins ont été superllus. Il est mort à Lyon, dans la nuit du I I au 12 décembre. Son corps a etc ramène à Paris, ou l'élite, de lallation l'attendait pour lui rendre un dernier hommage. Près de douze mille personnes ont suivises funérailles. M. Y .Hugo, au nom de I Académie, M . Frédéric Soulié, comme représentant de la société des auteurs dramatiques, ont salue leur collègue d’éloquents adieux, et les regrets
expt imes sur sa tombe sont une. manifestation de la douleur publique. Nous qui avons signale IVam I,,ment les imperfections que nous avons cm remarquer dans ses ouvrages, nous n'en déplorons p;ls avec moins d’amertume la perte de Casimir |i,.|avigne. Poète dramatique, il avait jalonne le premier une route entre la sécheresse de la forme antique ét I exagération du drame sbaksperien. Il avait rappelé ht comédie a sa véritable fonction, en \ encadrant de sages leçons. Des idées nobles, généreuses et pures donnaient du relief a ses vers. Invariable dans ses principes, consciencieux dans sa cumluiic comme oans ses écrits, c était un de ces hommes rares <pn n’ont pas à se reprocher une seule ligne scandaleuse, une seule action équivoque, et qui. couronnes d'une double auréole . commandent le respect par leurs talents et leur probité.
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