‹ Les Beaux-ArtsChapitre 103 sur 204 · PO ET E · texte numérisé non relu

PO ET E

Si parfois (huis un jour «le l'été,

La voix mourante du poêle l'ail entendre un eridc douleur;

Sans vous arrêter ni le plaindre,

Vous passez, tant vous semble/, craindre Le souffle empeste du malheur.

Cependant son cri de misère Demandait parmi vous un frère.

Et cherchait le Samaritain,

Qui, prenant en pitié son doute,

El se détournant de sa roule.

Voulut bien lui tendre la main.

Mais vous, vous irai lez de folie Ses maux ou sa mélancolie.

Ses regrets ou son désespoir;

S'il est blessé, que vous importe.

Et s'il se traine à votre porte Vous l'y laisserez jusqu’au soir.

Le poète n'est qu'une h rc.

Quand il chante, ou quand il soupire.

Pour vous ce o est qu’un instrument Ce n’est qu’un son qui, dans l'espace.

Murmure un moment, et s'efface, Emporté par l'aile du veut.

N os bonheurs d'un moment, vos mailresses d'im joui Et leurs serments trompeurs, et leur perlide amour

Croyez-moi, jamais un poule Ne voudra couronner sa télé Des fleurs de vos plaisirs mondai us;

S'd doute!... laissez-lui son doute ;

Eaissez-le réver, s'il écoute.

Dans l'espace, des chants lointains.

.Mais ne lui dites pas, me s frères.

Que ses plaintes sont mensongères Et que son coeur n'est pas blessé ;

Sa lèvre ignore l imposliii •• ;

S'il gémit, le mal qu'il endure Comme un glaive l'a traverse

Par nos temps de rude soutirante,

U a cherché de l'espérance l.es doux baumes consolateurs El maintenant il désespère,

El sa coupe lui semble amère:

Car elle est pleine do ses pleut s.

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