I.e comte II. ni: N 1 1 lcast li
Ee poète, après tout, quelque nom quoi» lui donne. Quel que soit le laurier dont son front se couronne. Doit, pour tous vos plaisirs, avoir des chants joyeux. Cacher tons ses chagrins et croire à tous vos dieux.
S'il soutire, s'il gémit, s'il permet à soit âme Ces sanglots déchirants, ces jets de v ive flamme.
Les soupirs douloureux qui débordent son sein ,
Il vous voit, près de lui. passer le front serein.
Vous lui dites : — Chanteur, laisse la ta misère.
Viens chanter nos amours, assieds-toi, prends un verre; lotit le jour, avec nous, bois un vin généreux ;
Sois léger comme nous, comme nous sois heureux.
Mais le poète véritable,
De vos festins fuyant ta table,
El jetant un dernier regard Sur vos fêles, tristes orgies,
Sur vos nappes, de vin rougics,
Plein de honte, se lève et part.
Il saisit, en pleurant son bâton de voyage.
Et puisant dans son cœur un reste de courage,
Il se retourne, et dit à ses botes surpris :
— Cardez, heureux viveurs, vos superbes mépris.
Cherchez, pour vos festins, quelque chanteur vulgaire Qui consente à chanter, moyennant un salaire,
Physionomie Parisienne.