‹ Les Beaux-ArtsChapitre 108 sur 204 · I- ES I i 1 A EX-ARTS · texte numérisé non relu

I- ES I i 1 A EX-ARTS

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— I n lii ioriné de six planches solides, Avant lejonr, nous recevra tous deux.

Calme l’effroi de ton âme inquiète, Lcnore; allons! saute sur mon cheval.

Les conviés préparés a la léte Nous attendront au banquet nuptial. »

Et la croupe a reçu Lénorc qui frissonne ;

Fuis en avant! hop! hop! ainsi le galop sonne, Désordonné, brûlant.

Cheval et cavalier ne respirent qu’à peine,

El, broyés par les fers, les cailloux de la plaine Roulent en pétillant.

Oh ! comme sous leurs pas s’envolent les vallées,

Et de bois chevelus les montagnes voilées,

Et les bourgs et les forts !

« La lune montre au ciel sa figure blétnie,

llurrah! les morts vont vite ! en as-tu peur, ma mie? — Non... laisse en paix les morts!

— Qu'esl-eo que ce convoi qui lentement s'approche?

C’est un mort qu’on enterre : écoute de la cloche Les rauques tintements! »

Au-dessus du convoi les corbeaux se rassemblent ;

Il marche avec, des chants lugubres, ci qui semblent De sourds coassements.

« llolà! je vous invite au banquet de mes noces !

Fins tard, vous choisirez parmi toutes ces fosses Celle du trépassé.

Chantre, entonne pour nous l’hymne du mariage;

Prêtre, tu béniras le nœud qui nous engage ! »

Les plaintes ont cessé :

Le cortège funèbre interrompant son œuvre

S’allonge derrière eux ainsi qu'une couleuvre.

Et va se déroulant.

Cheval et cavalier ne respirent qu’à peine,

Et, broyés par les fers, les cailloux (h* la plaine Roulent en pétillant.

— Auprès de ces gibets vois-tu dans la nuit brune Tous ces fantômes blancs que colore la lune.

Frémir et s'agiter?

— Cà, coquins, suivez-moi : l’épousée est jolie.

Et dans le bal jovenx, où ma voix vous convie.

Il vous faudra sauter. »

Et la bande les suit, du gibet détachée.

Avec le bruit du vent dans la feuille séchée Qu’il soulève en sifflant.

Cheval et cavalier ne respirent qu’à peine,

El, broyés par les fers, les cailloux delà plaine Roulent en pétillant.

Oh! comme sous leurs pas s’envolent les vallées,

El de bois chevelus les montagnes voilées,

Et les bourgs et les forts.

« La lune montre au ciel sa figure blémie ; llurrah! les morts vont vile! en as-tu peur, ma mie? — Non... laisse en paix les morts.

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