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« Je sens l’air du matin.... Mon cheval noir, courage ! L'heure vole, et je dois achever mon voyage Avant le point du jour.
A nous hâter le coq en chantant nous invite !
Le sablier s’écoule... Hurrah! les morts vont vite... Voici notre séjour ! »
Contre une grille en fer il s’élance, il la frappe :
Elle s’ouvre en grinçant; et le cheval s’échappe ;
Ses bonds précipités Ebranlent les sentiers de l'asile suprême El les mille tombeaux que la lune parsème De reflets argentés.
Mais tout à coup, voyez ! ô prodige ! ô mystère !
Le manteau de Wilhelm s’éparpille en poussière,
Et le beau cavalier
N'est plus rien qu'un squelette aux formes anguleuses, Et qui tient une faux entre ses mains noueuses.
Avec un sablier.
Le cheval noir se cabre. ; une visqueuse écume
Inonde tout son corps; de sa bouche qui fume .lai Hit un fleuve ardent.
D'étincelles de feu sa crinière est couverte.
Et dans les profondeurs de la terre entr'ouverfiil s’abîme en grondant.
Et de longs hurlements dans les airs retentissent ;
Vu fond de leurs tombeaux les trépassés gémissent D’une effrayante voix.
Des spectres décharnés quittent le. sombre empire :
Lénore pousse un eri. se débat et respire Pour la dernière fois.
Les esprits ont formé des rondes autour d'elle.
Et disent en dansant : « D'une peine cruelle Si Ion coeur est navré.
N’outrage point le ciel par un blasphème infâme ! .
Et maintenant, que Dieu fasse grâce à ton âme 1 Ton corps est délivré.
E . I) K 1. A B É D Ol. L I È K I .
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