‹ Les Beaux-ArtsChapitre 14 sur 204 · IXE · texte numérisé non relu

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[ no discussion assez curieuse s’csl élevée récemmenl en Ire l'Académie des inscriptions cl belles-lettres et le Ministère de l’intérieur. Il est a craindre que le ministère de l'intérieur n'ait raison, el que le docte aréopage ne se soit quelque peu fourvoyé : le bon sens vaut quelquefois la science.

On sait que l’Académie des inscriptions et belleslettres est , de temps immémorial , en possession du droit de rédiger les légendes el les exergues des médailles historiques que le gouvernement fait frapper.

Il parait que son ambition s'était élevée plus haut, qu elle voulait étendre son autorité jusqu’il composer elle-même les types des médailles, ce qui aurait réduit Fart du graveur au métier de praticien. L'administration, qui doit défendre la liberté et la dignité des artistes, a repoussé celte prétention , et l’Académie a dû se bornera la rédaction des légendes et des exergues. Chaque fois qu'un type de médaille lui est soumis, il faut voir avec quelle solennité on s’assemble, avec quelle gravité on discute sur les mots, les syllabes et les virgules. El qu’en sort-il souvent?...

La dernière médaille soumise à l’Académie est la médaille commémorative des funérailles de l’empereur Napoléon, laquelle a été commandée h M. barre. Voici la lé. gende et l’exergue qu’elle a adoptées et proposées :

NEAPOLIO VOTI COMPOS C1NERES COXD1TI.

I>. XV. DEC. MDCCCXL.

L Académie s’est rappelée le vœu exprimé par Xa leon dans son testament : « Je désire que mes cendres '• posent sur les bords de la Seine, au milieu de ce p

pie quej ai tant aimé! » Ce vœu ayant été rempli i la translation des restes du grand homme à Paris sur bords de la Seine, elle a voulu signaler cet événement j l’exergue : Ci n ères conditi, et elle a ajouté la légend ]S ea polio ooti compos.

b intention était bonne assurément, mais peut-on dire autant de la manière dont elle est exprimée ?

I- Académie le soutient h coups de dictionnaires ( bissant citations sur citations, Pélion sur Ossa File ■ nye a prouver, quoi ? Que l’expression ooti a,,,, nos \ •Hine, ce qu’on sait du reste sans être académicien. M; re n est pas la la question.

l-a question, la voici : L’expression ooti compos, qui

pns“dc ce « “«Irai* cl qui en uu ! ul-cllc être appliquée à un personnage qui „4n

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l’exergue cineres conditi ? P C" desacc0rd «<

Quant au mot cincres , est-il convenablement appliqué dans un temps où il n’est pas d’usage de brûler les morts? C'est encore de la poésie.

Vous somnolions très Inimblemenl ees observations;! l’Académie des inscriptions cl belles-lettres, en lui demandant pardon delà liberté grande . et sans même lui rappeler que quand on veut imposer ses décisions on doit se donner la peine d’avoir raison.

La ville des Andelys fait élever, avec le concours .lu département de l’Euro, un monument h la mémoire de Nicolas POUSSIN. Le ministre de l'Intérieur vient d nccorder les marbres nécessaires pour ce monument.

— M. le Ministre de l’Intérieur a commandé tin grand paysage historique à M. Edouard BERTIX.

— M. LEBAS, membre de l'Institut . en\o\é en Cïrècr» par.M. le ministre de rinslruclion publique, a reçu de M. le ministre de l’intérieur la mission de faire opérer le moulage des plus précieux fragments de sculpture antique recueillis par le gouvernement grec, t ue somme de 12.000 fr. a été allouée à cet effet.

— Le même ministre a pareillement souscrit au remarquable ouvrage de M. Letahohi.lv. sur les Edifices de Home.

— Le beau tableau de M. I noues. Jésus m, milieu de ses disciples, donnant les e/e/s du paradis a saint Hier,; tableau qui était a Rome et qui a été rendu à la France, par les soins de l'administration des Beaux- \rK sera bientôt placé dans la galerie du Luxembourg.

Physionomie parisienne

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