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de M. (jiovaimi Scritclla annonce un jeune talent el fait naître l'espoir d’un bel avenir. Cet élève a les défauts des hommes féconds; il a mis trop de choses dans sa composition. Son dessin est large, il est ferme, sa lumière est bien distribuée dans les lointains, et elle ne serait pas trop vive sur le premier plan si les ombres qui étaient transparentes n’eussent pas noirci : ce défaut, qui ne vient pas du pinceau, nuit à l'effet. île l’ensemble. Les animaux sont bien modelés; ils sont finis avec trop de recherche, ce qui amollit, leurs contours. Dans ce tableau on sent la bonne école, l’œil y touche partout à la manière solide, arrêtée, franche et vigoureuse du maître: ce maître est M. Smargiassi, professeur de l’académie de Naples, dont le nom a été adopté depuis longtemps avec une grande estime par les artistes et le public français; selon ses mérites, il tient iucontestablement à Naples le premier rang, il a eu la meilleure part dans les regrets que le public a donnés aux ouvrages absents. D’autres tableaux modestes sortis de l'atelier des élèves de M. Smargiassi continuent notre opinion, qui n’est, qu’un écho, sur la sûreté et la supériorité de ses conseils; sous sa direction, l’école de paysage napolitaine arrivera certainement a des progrès et à des succès qui lui attireront les suffrages de tous et la placeront au rang qu’elle devrait avoir sous un ciel si riche et au milieu d’une nature si belle. — Deux Intérieurs , de M. Filippo di Molini, sont d’un effet agréable à l’œil. Sa main est un peu molle; ses Moines de .Jérusalem en Calabre font un charmant tableau de genre qui rappelle Mme LesCOI. — A propos de peinture de dame, nous exprimerons a Mlle Angelina Panzetta tout le plaisir qu’a produit au public sa jolie Cuntatline; elle avait un modèle parfait, sans doute, mais elle ne l’a pas mal traité, et. c’est ce que ne pourraient pas dire à leurs peintres beaucoup de modèles qui font une triste figure dans des cadres plus ou moins prétentieux: l'éloge du tableau de Mme Angelina n’est pas de nous, nous répétons ce que nous avons entendu dire. — M. Agricola a fourni, comme toujours, une il farine fort remarquable; il fait des ciels chauds, des ondes transparentes et qui sont mobiles; il a compris le pays, et il a raison de répéter souvent la même lumière. — Lue Escarmouche entre deux taureaux dans les marais Pontins, de
M. Raock, est pleine de mouvement et de vigueur, et la couleur locale est jetée avec prodigalité. Ce n’est pas sans intention que nous avons rapproché ces deux artistes. MM. Agricola et Raock : c’est parce que l’un sur la mer et l’autre sur la terre sont deux peintres vraiment italiens qui copient la nature en conscience; les vrais amateurs sauront les apprécier. — Nous n’avons rien à dire des copies de tableaux anciens, des compositions de concours des élèves de l’académie, de celles des écoliers de collège , d’élèves de professeurs obscurs , d’ouvrages de dilettanti ; tout cela, fruit d’elîorts désespérés et de soins indéfiniment prolongés. Ces productions ne devraient pas affronter le grand jour d’une exposition publique, car elles risquent de recevoir de fort mauvais compliments. Quant à nous, nous nous contenterons de garder le silence, et nous déplorerons que les salles de l’exposition de Naples soient comme la salle du banquet évangélique, ou les boiteux, les borgnes, les aveugles et tous les pauvres étaient admis indistinctement et sans examen préalable. En France on se plaint qu’il existe un jury d'admission ; qu’ils viennent donc une fois à Naples, ces critiques, et ils verront, ce que peut produire l’indulgence plénière ou la liberté complète. Il y a un classement obligé de tout cela, on ne peut refuser aux bons ouvrages les meilleurs places, cela fait qu’on relègue les autres dans les lieux obscurs et les passages; c’est, précisément quand on sort qu’on est accablé sous la pesanteur de mauvais ouvrages, et l’impression qu’on en reçoit n’étant pas modifiée , l’impression produite avant s’etl'ace ou s’altère! On pourrait donner cette cause à l’opinion désavantageuse prise par le public sur l’ensemble de l’exposition, et de ce laiton pourrait conclure que le voisinage d’un tableau détestable nuit à un tableau recommandable, bien loin de le faire valoir. L’homme est ainsi fait : l’impression qu’il reçoit du mal est plus vivace que celle du bien ; c’est pourquoi plus d’un artiste napolitain qui lirait cette notice ne nous saurait aucun gré des éloges que nous lui aurions donnés, il nous reprocherait nos critiques sans compensation.
A . S A N G E K M A N O Ln /in il In prochaine livraison.
i. y a quelques années, John Hervey allai! marier sa Mlle Mary à un jeune homme de Dublin, du nom de William .Murray. Mary et William s’aimaient éperdument; des circonstances romanesques avaient fait naître et développé cet amour que. les parents , après l’avoir combattu longtemps, s’étaient enfin résolus à couronner. Le motif de. celle opposition était une grande différence de fortune entre les deux familles. Celle de W illiam passait pour une des [dus riches de Dublin, et appartenait a la baille bourgeoisie ; feu son père avait eu le titre de baronnet. Hervey, au contraire, sans fortune et sans avenir, vivait du produit d'une place de commis supérieur dans les bureaux du banquier Falkland ; c’est dire assez que Mary n’avait pas de dot. Mais elle apportait à son époux une âme d'une pureté céleste, une tendresse infinie, et toutes les qualités du rouir et de l’esprit qui fondent et assurent le bonheur. Marv était d’ailleurs remarquablement belle, belle de celle beauté irlandaise qui joint à l’extrême régularité des traits la grâce et la lierte. Neuf de bonne heure, Hervey s’etait consacré tout entier à l’éducation de sa chère Mary, et en avait fait un ange de douceur et de bonté.
A 1 époque ou commence ce récit, rien n’égalait le bonheur de ce simple et modeste intérieur. A la \eille d assurer l’avenir de sa fille bien-aimée, ce grave souci, celte vive préoccupation de tous ses instants, Hervey éprouvait la joie intime de l'homme
qui atteint le grand but de sa vie. L'ivresse de Marx se trahissait par l’éclat extraordinaire de ses veux et par une sorte d’agitation fébrile dans tous ses mouvements. On devinait surtout les jours où devait venir W illiam, aux caresses dont elle accablait son père, au soin extrême, a l'innocente coquetterie qu elle apportait dans l’arrangement des moindres objets, des plus petits meubles de leur appartement de la rue l’icadily. Les jours-la encore, Marv rbanlail de sa douce et sympathique voix quelque louchante mélodie irlandaise, à laquelle elle donnait un accent si pénétrant, que les larmes venaient aux yeux du vieux loin, leur domestique, et qu’Uervey tombait dans une profonde rêverie. Qui pourrait dire ensuite les battements de cœur, les rougeurs et les pâleurs subites, les tressaillements de Mary quand le bruit des pas de William se faisait entendre dans I allée ! Souvent la jeune tille, devançant de quelques instants l'arrivée de son bien-aimé, descendait dans le jardin, s’accoudait sur la grille qui ouvrait sur la nie, et cherchait à l'apercevoir de loin, sans en être vue ; puis tout à coup on la voyait revenir précipitamment sur ses pas et regagner en toute bâte sa chambre — William avait paru.
William Murray était un bon et digne jeune homme, capable d’apprécier Mary et de lui donner tout le bonheur dont elle était si digue Son cœur était sensible, son esprit élevé, ses inclinations nobles et généreuses; mais peut-être manquait-il de celle énergie de volonté, de cette constance dans les resolutions qui font les grands caractères. Il subissait facilement l'influence de ses amis; sa mère surtout exerçait sur lui un grand ascendant Miladv
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Murray, Anglaise d’origine, élevée dans une famille aristocratique et pleine de tous les préjugés de sa naissance et de sou éducation , s’était vivement opposée au mariage de sou fils avec miss Mary; elle n’v avait consenti quesur la menace deWilliam de se porter à un acte de désespoir dont elle le savait capable, dans l'état d'exaltation momentanée où il se trouvait.
Heureux d’avoir fait fléchir sa mère sur ce point décisif, William, comme pour lui faire oublier cette première et unique rébellion à ses volontés, s’était, empressé de redevenir le (ils soumis, docile et obéissant qu’elle avait toujours connu en lui. M i lad \ Murray avait alors fondé sur sa connaissance approfondie du caractère de son (ils le projet de reprendre indirectement son consentement, ou du moins d’empêcher qu’il n’en profitât. Le moyen consistait à différer, sous divers prétextes, la célébration du mariage, pendant un temps assez long pour que sa passion pût se calmer. Dans l'intervalle, elle se réservait de faire agir auprès de lui toutes les influences propres à accélérer ce résultat. l*eut-ôlro comptait-elle en outre sur un acte de faiblesse de la jeune fille, qui lui ferait perdre ses droits à l’estime de son fiancé, en ne lui laissant plus rien à désirer... mais le hasard, les événements, une indicible fatalité devaient lui fournir des armes bien autrement redoutables.
L n jour que Mary attendait William, accoudée sur la grille de fer du jardin, un fringant cavalier, suivi a quelque distance d’un domestique en livrée, déboucha par la rue Dicadily. C’était un homme de quarante-cinq ans environ, d'un embonpoint remarquable qu'il s’efforcait de dissimuler sous un habit étroitement fermé. Sa figure, encadrée dans de larges favoris roux, avait, au premier aspect, une expression commune; à un second examen, on y découvrait un jeu de physionomie d’une extrême mobilité , signe certain d’une vive et continuelle agitation ; ses yeux étaient petits, mais perçants, ses lèvres pâles et serrées. En apercevant Mary, il ralentit l’allure de Son cheval, et , arrivé près d’elle, la regarda avec une affectation qui la (il rougir et l’obligea à se retirer. Après s’être retourne plusieurs fois, le cavalier donna, à voix basse, un ordre à son domestique et disparut. Au bout de quelques minutes, celui-ci revint sur ses pas et prit des informations qui lui apprirent que la jeune personne qui venait d’attirer 1 attention de son maître était la fille de John Ilervey, employé chez le riche banquier Falkland. Ce renseignement parut étonner beaucoup le valet, qui se hâta d'aller en faire part à celui qui l’envoyait.
Le banquier Falkland, chez qui travaillait le père do Mary, jouissait d’une grande considération a Dublin. Il avait été deux fois alderman. Les capitaux affiuaient dans sa maison, où les classes ouvrières déposaient de préférence leurs épargnés.
Celle prospérité était due en grande partie au travail, à I intelligence et à la haute probité de John Ilervey. Falkland, veuf et sans enfant, menait une vie fort retirée; ou savait peu île chose de ses habitudes, de son genre de vie, de ses relations. Toutefois, r un de ses commis, prédécesseur de Ilervey, après avoir joui longtemps de toute sa confiance, ayant, sans aucune raison bien connue, encouru sa disgrâce et résigné ses fonctions, avait répandu sur son ancien patron des bruits d’une haute gravité. A l’entendre, le banquier Falkland avait des passions violentes qu’il satisfaisait à tout prix ; ses nneurs étaient profondément corrompues; plusieurs opérations secrétes auraient, en outre, été conduites avec une insigne déloyauté, et des bénéfices considérables réalisés par des manœuvres criminelles. Ces bruits arrivèrent jusqu'à Ilervey, qui les attribua à un sentiment de vengeance et n’en tint aucun compte.
Les relations de Ilervey avec Falkland se bornaient aux communications en quelque sorte officielles qu’exigeait le mouvement des affaires, et ces communications avaient été généralement amiables, lorsque, quelques jours avant les événements que nous allons raconter, des discussions d'une grande vivacité s’élevèrent, entre le commis et le patron, sur certaines affaires où se trouvaient engagées des questions de morale et d’honneur. Falkland voulait donner à ces questions une solution compromettante pour les intérêts des clients; Ilervey s’y opposait. Le banquier céda; mais la résistance obstinée de Ilervey, sur des matières aussi délicates, lui causa une irritation profonde.
Le lendemain de l’incident de la rue Dicadily, Ilervey s’étant rendu, à l’heure ordinaire, chez Falkland, fut appelé sur-le-champ dans le cabinet du banquier. « Eh ! quoi, M. Ilervey, lui dit Falkland en le voyant entrer, voilà dix ans que vous travaillez chez moi, que vous êtes en quelque sorte de la maison, et vous m’aviez caché que vous êtes I heureux père d’une charmante fille , d un ange de grâce et de beauté, et il faut que ce soit le hasard qui me l’apprenne. Ah ! c est mal a vous. » Hervev balbutia quelques excuses et se hâta de causer d'affaires. Le cavalier de la rue Dicadily, comme vous le devinez, n’était autre que le banquier Falkland. La beauté de Mary lui avait fait une vive impression, et il avait éprouvé une joie secrète en apprenant qu’elle était la fille de Ilervey, celle découverte lui donnant un moyen facile et naturel de la revoir
Hervev ne se sentit que médiocrement satisfait du reproche que venait de lui adresser Falkland. Il voyait avec peine, en effet, échouer au moment le plus imprévu la précaution qu il avait toujours prise de n’avoir avec M. Falkland que des rapports de bureau. Celle précaution était sage; elle importait à la conservation de sa place. Des relations intimes, quand les conditions sont trop inégalés, sont,
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en eflel, généralement suivies de ruptures qui ne peuvent avoir pour l'inférieur que des conséquences fâcheuses. D’ailleurs, M. Falkland était veuf, et ce motif eût su fl i pour détourner llervey île la pensée de lui présenter jamais sa fille.
Le même soir, en rentrant chez lui, llervey vit accourir Mary. « Oh ! mon bon père, dit-elle de loin, si vous saviez quel magnifique bouquet , et en hiver encore... — Ah ! une nouvelle galanterie de William?
— Aon, mou père, il vient de m'ètre remis par un grand domestique en livrée, de la part de M. f alkland. i» llervey fronça le sourcil et évita de repondre. « C’est la première fois, continua Mary, étonnée du silencedesoii père, que M. Falkland paraitsavoir ou se rappeler que vous avez une fille — Ah ! mais j'v pense maintenant, cela s’explique naturellement; vous lui aurez annoncé mon prochain mariage, et il aura trouvé cet ingénieux moyen de me féliciter.
— Oui, oui, c’est cela sans doute, » répondit lierve\ qui s’empressa de détourner la conversation en s'informant de William.
Après son dîner, llervey se disposait a aller faire avec sa fille sa promenade de chaque jour, lorsqu'un coup de sonnette annonça une visite. Le vieux domestique de llervey introduisit le banquier Falkland. A sa vue, llervey réprima difficilement un mouvement de surprise désagréable, et Mary rougit en reconnaissant en lui l'indiscret cavalier de la rue Picadily. « Puisque M. llervey ne veut pas venir chez M. Falkland, dit le banquier du seuil de la porte, ce sera M. Falkland qui aura ce plaisir. » Le banquier était mis avec une extrême recherche; il s'assit près de Mary. <t Je bénis, mademoiselle, lui dit-il, l’heureux hasard qui, hier, m’a fait traverser la rue Picadily ; j’étais loin de m’attendre à y rencontrer un trésor de grâce et de charmes, la perle de Dublin, peut-être des trois royaumes, et encore moins dépenser que l’heureux père de la belle Man élait mon premier employé. Vous êtes coupable de dissimulation, mon cher llervey, très- coupable ; mais enfin le hasard a réparé votre faute, el je veux bien l’oublier, mais à la condition que vous me permettrez de venir offrir à celle belle enfant les hommages auxquels elle, a droit. — Ce ne sera bientôt plus a moi, M. Falkland, à satisfaire à celle demande, répondit llervey. — Comment cela, mon cher? — Parce que ma fille se marie sous peu de jours. — Se marie, en vérité, reprit Falkland légèrement dépité?
— C’est un projet arrêté entre les deux familles, c.ontinua llervey, persuadé que celte nouvelle coûterait court aux projets que le banquier pouvait
voir conçus. — Mais jusque-là, mon cher, miss {Mary reste sous votre tutelle, et vous vomirez bien rme permettre quelques courtes visites. — Files me 'feront toujours beaucoup d'honneur, M. Falkland. » La conversation continua quelque temps sur ce ton, c’est-à-dire avec une demi-familiarité de la part du banquier, et une froide mais respectueuse réserve
chez llervey. Falkland demanda des details sur le mariage de Mary, et se trouva connaître depuis longtemps milady Murray, dont il vanta la fortune. Galant et empressé auprès de la jeune fille, il s’apitoya sur l’espèce de réclusion dans laquelle son père l’avait constamment fait vivre, et offrit ses chevaux, ses gens et sa campagne. Marx, que le langage libre, les regards hardis, les maniérés osées de Falkland paraissaient gêner beaucoup, saisit le premier prétexte de se retirer. Falkland prit presque immédiatement après congé.
Celte visite donna gravement à penser a llervey, qui se rappela alors avec effroi les bruits que le commis congédié par Falkland avait mis en circulation. Le meilleur moyen de détourner le danger, si réellement il y en avait mi. était de presser le mariage de Mary. Malheureusement, milady Murray venait de recevoir ou de se faire adresser du continent une lettre qui lui annonçait la mort d’un proche parent, et les convenances exigeaient que le mariage de son lils lut différé pendant tout le temps de son deuil, qui devait durer six semaines environ.
Les visites de Falkland se succédèrent assez rapidement, et llervey ne tarda pas a se convaincre que le banquier était fortement épris de Mary. Il en lin vivement alarmé, et son inquiétude devint extrême quand, un soir, il apprit de sa tille que Falkland, qui jusque-là n'était venu qu’aux heures où Ilervev quittait son bureau, n'avait, pas craint de se présenter chez lui en son absence, avec la pensée évidente de se trouver seul avec Mary. La position devenait critique. Que faire? provoquer une explication ' D’abord elle était prématurée. Falkland îi’elanl pas encore sorti des bornes du respect, [mis elle pouvait compromettre la position de llervey, et le malheureux n’avait pasd’atilre moyen d’existence. Après de longues réflexions, il s’arrêta à la pensée d’envoyer Mary a la campagne, sous le prétexte d’une indisposition, et de l’y laisser jusqu'à l’époque de son mariage. Ce parti pris, il résolut de l’exécuter sans retard. Un de ses amis habitait avec sa femme un cottage à quelque distance de Dublin; il leur écrivit pour les prévenir de la prochaine arrivée de Mary, qu’ils avaient souvent manifeste le désir d'avoir près d'eux. La difficulté était, de justifier cette absence aux yeux de Mary et de William. Pour Mary, llervey y réussit, sans peine, en lui donnant à entendre que les visites de M. Falkland pou vnient déplaire a William, cl qu'il n'y avait d’autre moyen de les faire cesser (pie. de quitter momentanément Dublin. Pour William, il suffit de lui dire qu’a la suite d'une légère indisposition de Mary, le médecin venait de lui ordonner pour quelques jours l’air de la campagne. llervey avait pense avec raison qu'instruit de la vérité, William aurait pu céder à nu mouvement d’emportement irréfléchi contre Falkland , et commettre quelque grave imprudence.
Le jour du départ de Mary fut arrêté; l’avant-