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MOS 15 K A I \- A II T S

veille, Ilervey reçut pour lui et sa li lit* une invitation an liai chez Falkland polir le lendemain... L’était la première fois que le banquier, qui donnait souvent des fêles, faisait à Ilervey l’honneur de l’inviter; celui-ci ne se méprit pas un instant sur le luit de cette politesse, dont Mary seule au fond était l'objet, et résolut de déjouer les intentions de Falkland, en faisant partir sa tille le soir même. Les préparatifs furent bientôt faits et. Mary allait monter en voiture, quand Falkland entra. 11 venait réitérer son invitation en personne. Ilervey essaya vainement de refuser, en prétextant l'indisposition de Mary, qui exigeait son départ, immédiat; Falkland insista avec une vivacité qui obligea Ilervey à se rendre. Mary resta.

Le bal était magnifique; l'élite de la bourgeoisie de Dublin s'y trouvait. L’entrée de Mary lit une véritable sensation. Son angélique beauté, la grâce ineffable doses moindres mouvements, grâce rehaussée par une extrême modestie et une parfaite ignorance de soi-même, tout jusqu’à la simplicité de bon goût de sa fraîche parure, furent 1 objet d une attention, d'une sympathie générales. Falkland fut ébloui; il vint au-devant de la tille de Ilervey et la complimenta dans les termes les plus passionnés.

« Vous êtes, dit-il, la reine du bal, l'ornement, l’honneur, la gloire, de cette fête; vous êtes belle entre les plus belles. Mary, et on baiserait la trace de vos pas; oh ! votre présence me rend le plus heureux des hommes. « L'honneur de faire danser Mary fut vivement disputé. Ilervey, confondu dans la

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foule, mais attentif et ugilanl, ne jouissait pas sans une certaine inquiétude du triomphe de Mary. Toutefois rien ne paraissait devoir la justifier. Falkland se consacrant indistinctement a tous ses invités et n’accordant pas à Mary une attention qui pût la compromettre. Vers deux heures, on servit le souper. Le service fut royal, les vins de France surtout furent prodigués. Au dessert, les femmes, comme toujours se retirèrent , et leur départ donna le signal d'une véritable orgie, dans laquelle Falkland délia et. vainquit les plus intrépides buveurs. Quami les premières ritournelles de l’orchestre se tirent entendre, tons les hommes, mais le banquier surtout, ne gagnèrent qu’en chancelant la salle du liai. Ilervey seul, malgré les provocations réitérées cl les railleries de son patron, était resté sobre et calme. Le bal recommença avec une ardeur immodérée. Après les premières contredanses, la chaleur devenant étouffante. Falkland proposa une promenade dans le parc attenant a son hôtel, bette offre acceptée avec acclamation, les invités se formèrent par couple et on descendit. Falkland avait pris h* bras de Mary et marchait en avant. Arrivée sous les massifs, la foule se dispersa dans toutes les directions. Ilervey, dont la surveillance avait été momentanément distraite, s'élail trouvé placé à la fin du cortège; descendu dans le parc, il chercha vainement sa tille : il avait perdu sa (rare.

Ai. f a k o Leu (mt.

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