‹ Les Beaux-ArtsChapitre 145 sur 204 · Holbein — Holbein · texte numérisé non relu

Holbein — Holbein

Et la toile ainsi désignée n’en est pas moins une de celles devant lesquelles on s’arrête le plus volontiers.

Moins mal renseigne que le catalogue en quest ion, nous pouvons, nous, nommer l’auteur, sinon l’original, du portrait que nous donnons, N'est-c» pas moitié de gagné?

La tille d'un pêcheur.

M’a pris dans sa nacelle.

J’étais assis près d’elle Sur le banc du rameur.

Là- bas, dans le ciel rose Où le jour lutte encor,

Cet astre aux cheveux d'or, C’est Vénus qui dit : Ose.

Nos deux corps se confondent En un seul mouvement.

Harmonieusement Nos efforts se répondent.

Hélas! pauvre innocent,

J'ai touché la torpille.

Guéris-moi, chère tille, L’amour est dans mon sang.

Hélène, si j’osais, Feriez-vous la cruelle?

Mais Hélène est trop belle :

Je n’oserai jamais.

Quand je perdais haleine, Quand l’onde jaillissait, Ou si ma main laissait L’aviron à la traîne.

Mon regard inquiet Cherchait les yeux d Hélène, Mais de me voir en peine Hélène souriait.

Ou bien, faisant la moue. Se détournant un peu.

Sous mon regard de feu, Sentant brûler sa joue.

J'avais honte et souci D’être encor si novice.

Lorsque de sa malice Mon jeune âge eut merci.

Sa main qui me seconde Guide la mienne enfin ; Déjà comme un dauphin :

Notre barque fend l’onde.

Et nos rames, au vent, Jettent plus d’étincelles, Que d’étoiles nouvelles Ne brillent au levant.

Hélène, la main brûle.

Cesse enfin de m’aider :

Nous allons aborder.

Si le port ne recule.

Le chevalier ni'. Mon angles.

Le salut.

Projets de bonheur

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