A NAPLES
celques portraits sont lions, plusieurs sont remarquablement. bien peints ; nous passerons devant eux sans les signaler, parce que les autres, qui sont en nombre beaucoup plus grand , s'en offense- -••Ci -jj;' raient. Là nous au¬
rions aussi les modèles contre nous, parce que rien ne s'identifie plus solidairement que le peintre et la bonne et confiante personne qui lui a abandonné sa tète.
Nous nous imposerons la même loi pour les miniatures, dont plusieurs sont remarquables par la finesse du pinceau et la correction du dessin. Nous apprécions aussi le mérite, évident de la ressemblance dans quelques autres dont les originaux sont connus de nous, et nous aimons à croire que le reste a le même mérite. Nous ne pouvons cependant pas nous dispenser de parler du portrait du médecin homœopathe fait par M. Comte: celui-là, par sa perfection; sort de toute comparaison, et personne ne réclamera contre notre exception. Si avec de la peinture à l'eau on pouvait faire des Van Uyck, M. Comte y serait arrivé. — M. Yianelli a exposé quelques-uns de ses dessins à la sépia ; c’est audessus de tout éloge. Nous sommes fâché de n’avoir pas vu de ces dessins hors des proportions ordinaires (pie M. Yianelli fait avec tant de facilité et où il déploie un talent si remarquable, car rien ne l’étonne, et il fait toutes sortes de tableaux riches de lumière et de couleur avec sa modeste sépia.
Les jeunes architectes méritent plus qu’une men-
lion honorable pour la perfection de leurs dessins; quant à leurs compositions, nous ne les analyserons lias, on sait ce (pie c’est que des compositions de concours, des plans faits sur des programmes irréfléchis, des restaurations de monuments antiques; la vue d’un dessin architectural est presque toujours satisfaisante; ce n’est pas sur le papier qu’on doit juger un architecte, l’échelle est trop souvent trompeuse . — Nous avons réservé pour la fin deux
dessins à l'encre de Chine, de M. Panebianco : ce sont deux perles précieuses, principalementcelui qui représente une Entrée du roi Ferdinand II à Messine. Ceux qui connaissent quelle sûreté de coup d’œil et de main il faut avoir pour se servir de ce procède apprécient plus encore le mérite de l’artiste; et si parmi tant de personnages il y a beaucoup de portraits, ce qui est vraisemblable, ceniérile a un degre de plus. Nous n’aimons pas les chevaux du grand dessin, et nous regrettons d’avoir vu dans l’autre un chevalier dont la tête est plantée sur son épaule gauche, c’est le chevalier du milieu. Dans l’esquisse à l’huile du grand dessin, il y a plus de mouvement que dans le dessin lui-même; le groupe de femmes à la gauche du premier plan avait un élan que M. Panebianco n’a pas répété. Pourquoi ne peint-il pas? — La sculpture est évidemment meilleure que la peinture, en proportion du nombre des ouvrages exposés; cela se conçoit, parce que si elle souffre la médiocrité, l’absence complète de talents ne serait pas tolérable pour des yeux peu exercés , comme quelquefois dans la peinture. 11 y a donc très-peu d’ouvrages de sculpture. Celui qui mérite le plus d’attirer l’attention, l’intérêt, l’estime, c’est la Saplm , de M. Angelini ; partout cet artiste occupe rait, parmi les artistes princes, une place distinguée:
LES HE A EX- A H T S
sa réputation est riche d'ouvrages nombreux et excellents. Nous avons entendu demander plus de poésie, dans l’expression de la tète de Sapho ; mais elle ne chante pas encore, sa lyre repose; elle, est dans l’attitude de la méditation, elle cherche l'inspiration; c’est dans les yeux que vient se placer l’étincelle divine de la poésie; c’est, des yeux autant que de la bouche que s’élance le feu sacré de l’improvisation, et l’expression du regard est refusée à la sculpture; ne 1 exigez donc pas d un sculpteui qui connaît aussi bien les limites de son art (pie toute son étendue. Ce que nous croyons plus motivé, c’est le reproche de défaut d élévation dans le caractéte de cette tète. Pour éviter l’imitation de l’antique, M. Angelini a fait une figure moderne, et cependant avec Sapho il avait le champ libre, il pouvait prendre son type dans la plus haute antiquité; les draperies sont belles, elles flottent et vont se déranger au moindre mouvement; le nu est irréprochable, le sculpteur a eu de beaux modèles. Puisque l’œil doit tourner autour de la statue, nous lui dirons que certaines formes ne sont pas accusées. Le marbre est d’un beau choix et d’un ton harmonieux sans que l’art y soit pour rien; c’est du bonheur, et M. Angelini le méritait bien.
l’Amour endormi , de M. Francesco Saverio Citarelli, estime œuvre fort gracieuse; l’art le dispute à la nature et n’est pas resté vaincu. On voudrait moins d’incorrection dans les plis sur lesquels repose I enlance.
Nous n’aimons pas du tout le bronze du môme auteur représentant Hercule lançant Liens contre les rochers. L’Hercule est une littérale imitation d’IIercule Farnèse dans une autre altitude; on ne pouvait faire autrement avec celte statue sous les yeux ; mais Lycas, création volontaire de l’auteur, est trivial; jamais l’art ne permettra qu’on prenne personne par les cheveux. — Un bas-relief, Alexandre domptant Bucêphalc , de M. Arminio Saponieri, est arrivé trop tard à l’exposition. Plus tôt il aurait recueilli plus de suffrages, car on ne peut le voir sans le louer : beau style, grâce, vigueur, intelligence, il y a beaucoup de tout cela dans ce modeste ouvrage. — Une jeune fille , de M. de Crescenzo, vue de face, montre bien ce que l’auteur a voulu qu’elle fît; elle va mettre son pied dans l’eau et elle craint le saisissement du froid , elle hésite. Vue de côté, celle même jeune lille n’est plus naïve, elle est. niaise. C’est, du reste, un bon ouvrage, et il y aurait probablement peu de critique à en faire, si M. de Crescenzo avait étudié sa figure de tous les côtés eu la modelant. Ce qui donne incontestablement la supériorité à la sculpture sur la peinture, c’est la nécessité dans laquelle est placé l’artiste de faire bien
plusieurs fuis dans un seul ouvrage: il faut en effet qu’il soit vu an moins de trois côtés et souvent des quatre faces, comme la Sapho de M. Angelini. Il y a donc plus de difficultés à surmonter et plus de. mérite qu’il n’en est. besoin dans un tableau. — Un bas-relief de M. Tomasso Solari, qui représente une Scène de l'Iliade , est d’un grand style et ouvre un vaste champ à l’avenir de l'artiste, s’il suit toujours la bonne voie où il est et les bons enseignements
qu’il a reçus.
Une Jeune fille jouant avec une chèvre, de M. Irdi, est une composition pleine de naturel et de candeur; avant de l’exécuter en marbre, le statuaire aurait bien dû modeler les extrémités qu’on ne petit accepter connues finies.
Un Amour , de M. Abate, est un jouvencel a prétentions. Ce marbre montre un travail que le résultat ne compense pas; il y a pourtant de la facilite dans le ciseau, trop peut-être, ce qui a placé quelques incorrections dans le dessin. — 11 y a d autres compositions, quelques copies par réduction d’ouvrages antiques, des portraits en buste bien laits, en un mot, tout le cortège des expositions publiques; mais il arrive que notre revue a pris des proportions imprévues, et que nous sommes aussi las que nus lecteurs peuvent l’être. Nous croyons donc devoir clore la séance.
Nous espérons que les artistes lrançais nous sauront quelque gré de leur avoir fait connaître nue école qui mérite bien de vivre au delà de son l°\ei. Us pourront enregistrer dans leurs souvenirs des noms qui seraient bien dignes de figurei paiimii avec honneur, et plusieurs avec éclat. Usn oublieront donc pas désormais MM. Mancinelli, Mornni, Lalalano, Casali, Vianclli, Comte, Pancbianco , Angelini, etc., etc., etc., et les autres noms que nous avons cités plus haut, en parlant des artistes aux ouvrages absents.
Si notre idée de centralisation des beaux-avis en une école modèle métropolitaine n’est qu une utopie, notre direction vers le centre parisien aura peut-être des imitateurs; des étrangers pourront adopter votre recueil périodique pour taire comcigei vers lui les comptes rendus d’ouvrages d art de leur pays, et la publicité remplacerait autant qu< possible l'impraticable centralisation matérielle, beaucoup de modestes réputations locales pom i aïeul devenir européennes et plus encore; parce moyen, la gloire des artistes grandissant à mesure qu elle se répandrait, ils voudraient 1 agrandir encoie. L< moyen si simple ferait peut-être éclore des chefsd’œuvre qui n’auraient attendu que le jour de la justice et de la renommée.
A. San GermA.no.
LITTÉRATURE
en n a nt que ïlervey errait avec anxiété dans les lon- «nies et sinueuses allées,
sondant du regard l'épaisseur des taillis , s'arrêtant souvent , prêtant au moindre bruit une oreille avide, Falkland entraînait insensiblement Mary dans un sentier détourné, tant qu’il lui à la portée des promeneurs et que le son de leur voix vint jusqu'à lui, rien dans son langage et ses manières ne pouvait déceler d odieuses intentions; mais dès qu'ils se trouvèrent dans une solitude profonde, le banquier jugea le moment venu de parler de son amour. Les premiers mots de Falkland éclairèrent Mary d’une sinistre lueur. Elle vit tout le péril de sa position; elle était seule, au pouvoir d’un homme résolu peut-être à mettre la violence au service de sa passion, loin de tout secours, sans espérance que ses cris pussent être entendus. Cet homme était, en outre, maître du soi t de Ïlervey et pouvait faire expier au père la vertu, la courageuse résistance de la fille. Le premier instinct de .Mary fut de revenir sur ses pas; mais falkland, maître, de son bras, prévint cette pensée. « Je vous aime, Mary, s’écria-t-il, je vous aime de toutes les forces de mon âme ; c’est une passion profonde, irrésistible, qui éclata le premier jour que je
vous vis et que je ne suis plus le maître de dissimuler. Je ne saurais entendre plus longtemps un pareil langage, monsieur, répondit Mary avec un indicible effroi; laissez-moi vous quitter, laissez-moi rejoindre mon père. — Mary, il faut que vous m ecoutiez, continua Falkland avec une exaltation croissante, car il y va du bonheur de ma vie; laissez-moi vous dire que vous voir, vous entendre est devenu pour moi un besoin impérieux, que je ne puis vivre sans vous. Cette nuit, quand vous avez paru à ce bal donné pour vous, Mary, pour vous seule, quand je vous ai vue si belle, si enivrante, quand j’ai entendu les murmures d’admiration, de ravissement, qui ont salué votre entrée, j'ai cru que ma tête allait se perdre et que j'allais me précipiter à vos pieds, éperdu, demi -fou d’amour.— Cet amour, monsieur Falkland,
puis y répondre; vous n'ignorez pas que je suis •ée, et je ne dois pas vous taire que j’aime du profond de mon âme celui qui doit être bientôt époux. — A cette cruelle idée, tout mon sang dans mes veines; c’est affreux à penser... vous, v en aimer un autre!... Oh! cet homme... je le comme mon ennemi mortel. - Au nom du ciel, ez-moi vous quitter, monsieur, reprit Mary, qui 3ntait toujours entraînée; on doit avoir remai notre absence; vous me perdez. # Falkland, sans nuire un mot, hâtait le pas, retenant de force le ; de Mary, que la pauvre enfant, demi-morte de
frayeur, s’efforcait vainement de dégager du sien. Tout à coup, au détour du sentier, Falkland s’arrête; on était au pied d’un pavillon. — « Où me conduisez-vous, monsieur? s’écrie Mary au comble de la frayeur. Par pitié, laisscz-moi !... Grâce... au nom du ciel... Mon père! » Au lieu de répondre, Falkland enlève Mary et gravit rapidement les quelques marches qui conduisaient à la porte du pavillon. Celte porte était fermée; le banquier cherche quelque temps dans une poche de son gilet et en tire une petite clef. Au moment où il allait l'introduire dans la serrure, un mouvement de Mary la fait tomber des mains de Falkland; il se baissait pour la ramasser, lorsque la jeune lille, recueillant ses forces, se dégagea par un effort violent et se mit à fuir. Falkland hésite un instant, puis s’élance en blasphémant à sa poursuite. Un bruit de feuilles foulées, à côté de lui, l'arrête un instant; mais n’entendant plus rien, il reprend sa course avec une vivacité nouvelle. Grâce à cet incident, Mary a pu gagner d’abord quelques pas; mais la peur glaçant scs sens, elle perd bientôt ce faible avantage. Falkland s’aperçoit qu'elle ralentit sa course, et redouble de vitesse; Mary entend avec terreur son souffle haletant et a senti plusieurs fois sa main qui cherchait à la saisir; elle continue cependant encore quelques instants cette course inégale, puis s’affaissant sur elle-même, elle pousse un cri et tombe. Falkland va la relever, quand il se sent saisi par derrière et renversé violemment ; il se retourne avec rage et reconnaît llervey. « Vous n’êtes qu’un lâche et un infâme, monsieur Falkland , s’écrie le père de Mary. — Voilà deux mots qui vous coûteront cher, monsieur llervey. » Et le banquier disparaît derrière le taillis.
llervey court à sa fille, elle était évanouie; il la relève, la prend dans ses bras, traverse le parc, se fait ouvrir une porte qui donne sur la rue, et toujours chargé de son précieux fardeau, arrive jusqu'à la rue Picadily. Au moment où il entrait chez lui . Mary reprenait ses sens. La pauvre enfant crut d’abord sortir d'un rêve affreux, puis quand ses souvenirs se précisèrent, elle pleura amèrement en songeant au danger qu’elle avait couru. Elle voulut ensuite savoir à qui elle devait d’avoir pu échapper a Falkland; et en apprenant la courte mais menaçante scène qui avait eu lieu entre son père et le banquier, elle ne put s’empêcher de frémir à l’idée des vengeances que le misérable pouvait exercer. Il fut convenu d’ailleurs entre elle et son père que William ignorerait tout ce qui s’était passé.
Le lendemain matin, llervey se trouva dans une cruelle perplexité. Devait-il retourner chez Falkland, chez l’homme qui avait voulu déshonorer sa fille? Pourraient-ils se retrouver en face sans qu'une nouvelle collision éclatât? D’un autre côté, llervey n avait , comme nous l’avons déjà dit, d’autre moyen d’existence que sa place, et il devait lui être difficile de trouver un emploi à Dublin, où
il n'avait que fort peu de relations; mais la perspective de la misère ne l’effrayait point pour lui, et quanta Mary, elle devait trouver, en entrant dans la famille Murray, une aisance assurée et brillante. Dans tous les cas, la nécessité de rendre les dossiers dont il était chargé et d’instruire Falkland de l’état des affaires qui lui avaient été confiées, lui ordonnait de se rendre une dernière fois chez le banquier.
Il allait partir quand une lettre lui lut remise; elle était ainsi conçue :
« Des raisons particulières obligent M. Falkland « à se priver des services de M. llervey. M. Hervev « trouvera ci-joint une bankuote de 10 livres steri.
« solde de ses appointements jusqu’à ce jour. »
Le même jour et à peu prés à la même heure, la lettre suivante parvenait à milady Murray:
« Madame,
« Instruit du projet de mariage formé entre monsieur votre bis et miss Mary, fille de mon ancien employé Hervev, je crois de mon devoir de vous prévenir que la découverte de graves et nombreuses infidélités dans la gestion des intérêts que je lui avais confiés vient de m'obliger à le renvoyer de ma maison. Si, par humanité, et pour sa famille, j’ai bien consenti à ne pas livrer le coupable a la justice, je ne veux pas au moins que, sous le masque d'une trompeuse probité, il puisse continuer à eu imposer a une famille aussi honorable, aussi liant placée que la vôtre.
« Agréez, etc. Falkland. »
Au reçu de cette lettre , qui comblait ses vieux et la remplissait d’une profonde joie, milady Murray lit appeler son fils en toute bâte. «Lisez, William,» lui dit-elle en la lui présentant ouverte. A peine le jeune homme eut-il achevé de lire, qu’il pâlit, chancela et tomba sur un siège presque sans mouvement. « Je n’ai pas besoin de vous dire, continua milady Murray, quelle doit être la conséquence d’un pareil renseignement. Les Murray, qui se rattachent aux plus nobles familles d’Irlande, ne peuvent s’allier a la fille d’un voleur !... » A ces cruels mois, William cacha sa tête dans ses mains et se mit à sangloter violemment. Milady Murray, qui s’attendait à quelque résistance désespérée, fut en quelque sorte charmée de celle crise de douleur, quelle considérait avec raison comme une adhésion de son bis a l'arrêt qu’elle venait de porter, lb-trouvaul dès ce moment toute sa tendresse pour William , elle employa à le consoler tout ce que le cœur d'une mère peut inspirer de caresses et de mois touchants. Ce premier moment d’émotion passé , elle songea, en femme habile, à assurer et à consolider sa >1010111“. D’abord, elle prépara une Ici t re à llervey, dans laquelle elle l’informait que des considérations de la plus liante gravité obligeaient la famille Murray a
LLS BEAUX-ARTS.
rompre le projet de mariage arrêté entre William et Mary; cette lettre était sèche et roule; William voulut en adoucir la forme, mais milady Murray ne lit aucune concession. William, de son coté, écrivit à Mary pour lui faire part du regret profond, du véritable désespoir que lui causait celle rupture. Il fut ensuite décidé «pie William ferait un voyage sur le continent pour se distraire de sa douleur, et que milady Murray l'accompagnerait. Trois jours apres, la mère et le lils montaient en chaise de poste, arrivaient en Angleterre et prenaient le paquebot à Douvres. William, abattu par le chagrin, semblait avoir abdiqué louLe volonté, toute liberté d’action, et s’abandonnait sans reserve à la direction de milady Murray.
De lendemain du bal de Falkland était l’un des deux jours de la semaine que William avait choisis pour venir faire sa cour à sa fiancée. Depuis que leur mariage était arrêté, il n’avait jamais manqué, sous aucun prétexte, même malade, à ces rendezvous consacrés par une douce habitude. Aussi quels ne furent pas l’étonnement et l'inquiétude de Mary et de son père, lorsqu’ils virent la journée s’écouler sans que William eût paru. Dans la soirée, Mary, qui, quoique vivement indisposée des suites de la scène du parc , avait refusé de prendre du repos, dans l'attente de William, eut un accès de lièvre et fut obligée de se mettre au lit. Sur sa prière, Hervey consentit à se rendre à l' hôtel Murray, pour s'informer de la santé de William. « Milady Murray et M. William ne sont pas visibles, lui cria de loin le Miisse de l’hôtel en le voyant entrer. — Milady et son lils seraient-ils indisposés? — Us ne se portèrent jamais mieux. » Hervey se retira , le cœur plein de tristes pressentiments. — Les Murray auraientils déjà connaissance de la perle que je viens de faire? pensa-t-il. Serait-elle un motif suffisant à leurs yeux pour rompre le mariage de nos enfants? ou encore attribueraient-ils à des causes peu honorables pour moi la mesure prise à mon égard par le banquier Falkland ? Il rentrait chez lui en proie aux doutes les plus cruels, lorsqu'il s'entend appeler par son nom; il se retourne et reconnaît un des domestiques de l’hôtel Murray. — « Voici deux lettres pour vous, monsieur, dit le valet; je n'ai pas ordre d'attendre une réponse. » Le cœur d Hervey se serra en reconnaissant les écritures; il pressentit un grand malheur, et ne se détermina qu’a près une longue hésitation à ouvrir les deux billets....
Hervey resta quelques instants anéanti. « Mary en mourra, murmura-t-il; la malheureuse enfant en mourra; ils m’auront tué mon enfant... Plus de doute, ils ont appris mon malheur, et la crainte d’avoir le père à leur charge leur fait repousser la tille... Pour milady Murray, cet odieux calcul ne m’étonne pas; mais William, \\ illiam... Que faire, mon Dieu, que dire à Mary? La pauvre enfant m’attend avec angoisse... chaque minute qui prolonge
ôîi"
mon absence est un siècle pour elle... Mou Dieu, que faire, que faire? Lui cacher la vérité?... Il faudra bien qu’elle l’apprenne un jour... oui, mais dans un pareil moment, quand la lièvre la dévore... Oh î non, c’est impossible... plus lard... quand elle aura repris ses forces, je verrai... »
« Eh bien! mon père, s'écria Mary en l'entendant entrer; eh bien! dites... » Et les regards de la malheureuse enfant épiaient avec une douloureuse anxiété la réponse d’Hcrvey. — Rassure-toi, Mary, ce n'est rien... un léger accident... William a l'ail une chute qui l’empêche de sortir pour quelques jours, mais son étal n’a rien d’alarmant... je viens de le voir... il m’a chargé de te faire part de ses regrets. Mais toi, chère enfant, comment vas-tu ? — Mieux, mon père, vous venez de me faire un grand bien... vous ne sauriez croire tout ce que j’ai souffert en vous attendant. »
Les jours suivants. Mary voulut avoir des nouvelles de William. Hervey feignitd’en aller demander et lui assura que son état était satisfaisant, qu’elle ne larderait même pas à le revoir. Pour lui, profilant des moments de liberté que pouvait lui laisser l’indisposition de Mary, il si; mit sur-le-champ à la recherche d'un nouvel emploi. Non-seulement toutes ses démarches restèrent infructueuses , mais il recul encore partout l’accueil le plus froid et le plus sévère. Plusieurs maisons où il était honorablement reçu se fermèrent subitement pour lui, sans qu’on daignât lui en faire connaître h* motif. Quelques personnes, dont il faisait sa société habituelle, cesse rent tout à coup leurs visites, et il acquit la preuve qu’il était consigne à leur porte; enfin il crut remarquer qu’elles évitaient de le saluer dans les rues et se détournaient à son approche. Hervey ne pouvait soupçonner la véritable cause de celle désertion generale ; il l’attribua à ce senlimentd’égoïsmequi fait, repousser même par ses meilleurs amis l'homme tombe dans l’infortune. Un nouveau chagrin vint encore l’atteindre. Mary, à qui il avait voulu laisser ignorer quelques jours la perte de sa place, ne tarda pas à en être instruite. La pauvre enfant n’hésita pas, maigre sou extrême faiblesse, à se lever, pendant l’une des absences de sou père, pour aller demander, dans les magasins de modes de Dublin, qu’on voulût bien lui confier quelques ouvrages d’aiguille qu’elle
excellait à faire . Elle essuya partout un refus
sec et méprisant. Le soir, son père. Payant trouvée fondant eu larmes, l’obligea à lui raconter ce qui venait de se passer. La cruauté avec laquelle elle avait été éconduite donna gravement à penser à Hervey et l’amena à soupçonner une partie de la vérité. « J'aurai été calomnié par Falkland, pensa-t-il; mais comment en avoir la preuve, et surtout comment arrêter les effets des bruits injurieux qu’il peut avoir répandus?... » Malgré la force morale dont il était doué, Hervey se sentit abattu par le soupçon de celte odieuse perfidie; l’idée de se
LF, S BEAUX-AK T S.
Irouver chaque jour aux prises avec cet ennemi invisible, dont tous les coups sont mortels et ne peuvent être évités, le jeta dans une consternation profonde.
Cependant une semaine s’était écoulée, et Mary ne recevait d’autres nouvelles de William que celles que son père lui apportait et qui lui représentaient la santé de son fiancé comme s’améliorant chaque jour. Vivement inquiète de ne pas recevoir une lettre, une ligne, un mot qui la rassurât, et craignant qu’on ne lui cachàtquelque affreux malheur, elle prit le parti de sc rendre à l'hôtel Murray, sans en avertir son père, et des’informer elle-même de l'état de William.
Le soir venu, elle quitta la rue Picadily, a la nuit tombante. Arrivée devant l’hôtel, elle allait soulever le lourd marteau delà porte, lorsqu’elle entend prononcer son nom près d'elle. Kllese retourne et aperçoit à quelque distance un groupe de domestiques qu’elle reconnaît pour appartenir à inilady Murray. Poussée par un irrésistible mouvement de curiosité, elle s'approche sans être vue : « C'est moi qui ii remis les deux lettres, «lisait un des valets; je me >ms arrêté un instant pourvoir la figure que ferait le bonhomme en lisant. C’est singulier; mais s'il n’avait porté la main à son front et un peu pâli, on ne se serait aperçu de rien. — Dire, reprit un autre, qu'il s’en est fallu de si peu qu'il entrât un voleur dans la famille de inilady. — Ah! mon Dieu, continua un troisième, encore quelques jours, et c'était
une affaire faite, le mariage était célébré. « pn frisson de mort glaça les veines de Mary. « Heureusement que la lettre du banquier est arrivée a temps. M. William, qui est fou de la petite, aurait bien voulu résister, mais il a compris que ce mariage était devenu impossible, et il s’est résigné. (> matin, la mère et le fils sont partis pour le continent. » Un cri étouffé et le bruit de la chute d’un corps prés d'eux attirèrent l’attention des valets c'était Mary qui s’était évanouie. Transportée a l’hôtel, elle y lut reconnue, et, après les premiers secours, transportée chez son père. Une maladie grave se déclara des le lendemain, et, au boutée quelques jours, les médecins annoncèrent à llerve\ «pie s’ils conservaient quelque espoir de sauver sa fille, ils désespéraient de lui rendre la raison.
A tant de maux, à tant de douleurs, il manquait une dernière calamite qui \ mit le comble; elle vint, c’était la misère. Ilervey, apres avoir rapidement épuisé quelques faibles économies, se trouva tout a coup sans aucune ressource, ayant sa fille malade et ne trouvant autour de lui que des cœurs secs et des esprits odieusement prévenus; il se vit al or- oblige de quitter son appartement de la rue Picadily, pour pouvoir vendre une partie de ses meubles, et d aller occuper une mansarde dans une ruelle obscure ei éloignée....
Al, l'UEO Legovt.
( La /in a lu prochaine livraison .
SOI DAT ORS GARDES OE CHARLES Ier, R O I II’ A XG I. E T KH II E. CAR N. A . G T R O C X K” 80 i D U 1 1 V R F. T .
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nus vivons au milieu d'un siècle compliqué. Tant d’événements sesuccèdent sous nos yeux, tant d’intelligences s’agitent , tant de faits nouveaux se produisent chaque jour dans la politique , les arts, les sciences, l’industrie, <1 ne les plus importants passent souvent inaperçus. Enfantez des chefs-d’œuvre, reculez les limites des connaissances, augmentez le pouvoir de l’homme sur la matière, créez des établissements utiles; si la presse ne vous dresse un piédestal, si vous manquez d’arnis et de preneurs, vos entreprises avorteront dans le silence et l'obscurité. Ainsi, qui connaît l'Institut catholique? quelles vigies l’ont, signalé? quels feuilletonistes se sont occupés de ses effets? quel journal a daigne lui accorder une mention honorable ? Cependant, cette association, constituée dans un but de haute moralité, réunit dans son sein des hommes recommandables, et traite, au point de vue chétien, les questions les plus élevées. Depuis cinq ans, l' Institut catholique a créé des conférences d’histoire, de philosophie, d’économie politique, de droit, d'hébreu, de géologie, de lecture à haute voix, etc. Il a exercé une influence éducatrice sur un grand nombre de jeunes gens, il a produit des travaux de premier ordre, et nousn’en cherchons pasd’autrepreuveque celui dontnous allons présenter rapidementPanalyse.
L'Institut catholique est fractionné en comités, au nombre desquels figure celui des beaux-arts. Le président , M. Schmit, a été chargé de faire, en séance générale, un rapport sur l’exposition de 1843. C’est de ce remarquable examen que nous voulons entretenir nos lecteurs. Nous avons, malheureusement pour nous, attentivement suivi les comptes
rendus du salon, et après avoir pris connaissance du travail de M. Schmit, nous demeurons convaincu qu’il est supérieur à tous par la grandeur des vues, par la justesse des appréciations. Les Diderot de la presse périodique s’énoncent peut-être en phrases plus sonores; leurs plumes exercées arrondissent plus facilement les périodes; ils savent mieux entre-choquer les cymbales du style; mais leurs articles ressemblent, trop souvent à ces noix creuses dont l’écorce est dorée, tandis que les considérations de M. Schmit ont une valeur intrinsèque, abstraction faite de tout épiderme phraséologique.
Les critiques, depuis quelques années, se sont accoutumés à ne juger des œuvres d’art que la forme. Le sujet même n’est rien pour eux, ils n’envisagent que l’exécution. M. Schmit procède tout autrement : il ne se propose point de disserter sur les contours, le dessin, les tons, les empâtements, les glacis ; il se demande si l’art contemporain est spiritualiste ou matérialiste, moral ou immoral, utile ou de simple agrément. Ce point de départ nous semble conforme aux véritables théories de l’esthétique. L’art, en effet, manifestation du sentiment, tend à déterminer chez les autres les pensées dont l’artiste est anime. Provoquer une imitation sympathique, tel est le but; les tons, les couleurs, le dessin, l’agencement des pierres ne sont que des moyens secondaires, et il importe de juger avant tout le sentiment. Si l’auteur a voulu exalter le bien par une forme admifative ou flétrir le mal par une forme satirique, il modifie utilement les intelligences. A-t-il cherché ses inspirations dans le monde extérieur, s'est-il borné à reproduire la matière, il est nul et sans portée. Enfin, a-t-il fait appel aux mauvaises passions, a-t-il essayé de propager les instincts vicieux, il mérite la réprobation universelle.
Ce n’est pas, et M. Schmit l’a déclaré, « que l’art
;tm
ne doive exécuter désormais que des tableaux ou des statues d'église, ne représenter que des prix Mont)on, s’interdire toute excursion dans Ubistoire ancienne, Ubistoire moderne étrangère et même la Fahlc. n L’école naturaliste elle-même correspond à un besoin de l'organisation humaine. Les cathédrales n’excluent ni les palais, ni les salons ; mais nu est contraint d’admettre une distinction hiérarchique dans les beaux-arts. Au lien de classer les peintres et les sculpteurs d'après leur capacité manuelle, il faut. les estimer en raison de la pensée qu'ils expriment. L’homme qui reproduit de frais paysages n’est point sur la même, ligne que le créateur d’une Vierge immaculée. A mérite égal , Raphaël l’emporterait toujours sur Berghcm.
De ces prémisses, nous concluons, avec M.Schmil, que l’étude île la pensée prime celle de l'exécution. La seconde n’est d’ailleurs comprise que par les gens du métier; la première s’adresse à la majorité. Eu s’attachant à la discussion de la forme, on emprunte infailliblement ses termes à un vocabulaire spécial, énigmatique, dont les artistes seuls ont la clef; en observant le fond, on relie les questions d’art à toutes les branches de l’existence morale des peuples. C’est ce qu’a fait M. Schmit, et, dans une consciencieuse statistique, il est parvenu à évaluer eu chiffres les enseignements divers qu'offrent les dernières expositions; il a exploré trois années, 1831, IX" et 1845, séparées les unes des autres par des intervalles égaux de six ans, et il a obtenu les résultats suivants :
« Les salons de 1851, de 1857 et de 1845 contenaient , en œuvres de peinture, 6,088 articles :
« Dans cet intervalle, les sujets tirés de l'Ecriture Sainte ont été au nombre.
En 1851, de 55 sur 2559, ou près de 1/47.
En 1857, de 79 sur 1992, à peu prés 1/25.
En 1845, de 125 sur 1557, environ 1/17.
K Les sujets t irés de l'IIisloire Sainte postérieure, beaucoup moins nombreux, ont été au nombre,
En 1851, de 12 sur 2559, à peu près 1215.
En 1857, de 25 sur 1992, près de 1/80.
En 1845, de 24 sur 1557, ou 1/64.
« Les sujets de genrequiprésentenlquelquessignes religieux (et nous avons été de lionne composition à cet égard, car nous adoptons comme tel une simple vue d’église, parce que nous pensons que toute œuvre qui peut rappeler d’une manière quelconque une idée sainte est une œuvre louable) se sont élevés ,
En 1851, à 79 sur 2559, c’est de 1/52 à 1/55.
Eu 1857, à 79 sur 1992, près de 1/25.
En 1845, à 74 sur 1557, environ 1/21.
|| On voit donc que la proportion des sujets religieux ou offrant quelques souvenirs pieux a gagné
constamment. Ainsi, en les reprenant dans leur ensemble, leur proportion moyenne à l’exposition do 1851 était seulement entre t/17 et I/|S; elle est d’un peu plus de I 7 en 1 8 55.
c L'Histoire Nationale nous a donné,
En 1851, 155 sujets : en 1857, 108; en 1S55. :>(j «L'Histoire Etrangère a été pareillement eu décroissant :
« L’Histoire Ancienne, qui, il y a trente ans encore, jouissait à peu près exclusivement du privilège de tapisser les murailles du Musée, n’y figure plus guère que pour mémoire. Eu effet, durant les trois années que nous relevons, elle n’a fourni en tout que 9 sujets.
« L Histoire Nationale s’est donc montréeàUexpnsiou de 1851 dans la proportion de 1/19, à celle de 1837 dans la proportion de I 18; en 1853, elle est descendue au 1)27.
« L’Histoire Etrangère a décru de la faible proportion du 55e à celle du 76°.
« Nous avons compris dans les port rails historiques, en fait de personnages vivants, ceux du roi, de la reine et des princes de leur famille, parce que ceuxlà presque toujours ont une destination publique. Nous avons également classe dans cette série les ligures composées pour représenter des personnages anciens appartenant a notre Histoire, dont les traits réels ne nous ont pas été conservés.
« Le nombre des portraits historiques exposés a été en 1831, de 55; en 1837, de 25; en 18 55, il n’est plus que de 7 : on voit <| u' ils décroissent comme les sujets d’Ilistoire. La similitude des effets tient évidemment à une cause identique. (Juan t à la peinture de portraits de salon proprement dits, ils continuent à nous inonder, comme ces fleuves débordés qui déposent sur leurs rives, par-ci par-là, quelques objets précieux par leur matière ou par leur travail, au milieu d'une multitude de débris ou d’objets, ou vulgaires ou ignobles, que leur peu de valeur et d’utilité laissera à jamais engloutis, oubliés sous le limon qui les recouvre.
« Le nombre de ces portraits a varié chaque année, comme celui des numéros des expositions, et de telle manière, ce qui est remarquable, qu’il représente toujours, à quelques fractions secondaires près, le tiers de l’exposition. Il est ainsi facile de lixer re qu’on pourrait appeler l’étiage de la vanité bourgeoise de l’époque.
« Après le portrait se présente le genre, qui comprend, comme on sait, pour la peinture, le paysage et les intérieurs, l’anecdote et les scènes de la vie vulgaire, les animaux et les fleurs; pour la sculpture, les statuettes et les ornements, indépendamment des invasions qu elle fait volontiers dans certaines parties du domaine de sa sœur que nous venons d’énumérer.
« Nous n’avons pas besoin de dire que quelques
hommes de mérite sont parvenus dons tous les temps à élever le genre au niveau de l 'histoire, probablement pour faire compensation avec d’autres qui ont abaissé l’histoire au rang secondaire du genre. La grandeur du caractère d’une œuvre d’art est parfaitement indépendante de celle de la toile ou des dimensions du Idoc de marbre, de même qu'un grand homme peut fort bien n’ètre pas un homme grand, et vice versa.
« Il est positif, cependant, que l’art exercé sur une petite échelle exigeant moins d’études, moins de temps d’exécution, est à la portée du plus grand nombre; si l’on ajoute à cette considération l’inépuisable variété d objets que le genre embrasse, on sera peu surpris de la grande quantité de tableaux, de dessins, de bas-reliefs, de figurines, qu'il produit tous les ans. Ainsi il a fourni à l’exposition de 1851 1,01)7 numéros, à celle de 1857 1,008, c’est-à-dire, chacune de ces deux années, un peu plus de moitié; en 1 8 55, la proportion s’est un peu réduite: les 750 sujets de genre exposés n'excèdent pas celle de 2/10. Nous rappelons que notre statistique étant toute morale, nous n’avons pas compris dans ces ch i lires les sujets ipic l’école pourrait classer dans la catégorie du genre, mais (pie nous eu avons retirés pour en faire notre troisième série des tableaux religieux.
■■ -Notre classification morale a exigé que nous lissions aussi une mention spéciale des sujets qui représentent des scènes tirées de la fable antique, des romans et autres fictions littéraires.
" La .Mythologie on l’histoire héroïque a eu,
En 1851, En 1857.
sujets .
En 18 55,
on en compte. .
« Los sujets tirés de poèmes modernes, de romans ou de pièces de théâtre, ont été,
En 1851, au nombre de. . . . 80.
En 1857, au nombre de. . . . 35.
En 18 15, ils ne sont plus que 1 (» .
«On voit donc, si l’on a suivi ces développements avec quelque attention :
« 1° Que les sujets tirés de l’Ecriture ont été en se multipliant, quoique les chiffres des expositions aient suivi la progression contraire : d’où il suit que la proportion relative de ces sujets se trouve, si l'on peut s’exprimer ainsi, élevée à la seconde puissance ;
» 2° Que les sujets tirés de l’Histoire Sainte et les tableaux de genre offrant quelque signe ou quelque souvenir religieux, quoiqu’ils n’aient pas suivi la même progression, ont vu néanmoins leur proportion croître, en raison de la diminution des numéros du livret;
« 5» Que le nombre des sujets empruntés à l'Histoire Nationale a été annuellement en décroissant d'une manière sensible (155, 1 08, 50); que l'Histoire Etrangère a suivi la même marche, et que