AU PEUPLE DE TROYES
« Depuis quelque temps, il n'est plus <■ possible de trouverdansla villedeTroyes « des charpentiers qui consentent a dresser les échafauds nécessaires pour I esécu- « lion des arrêts criminels. »
(Journaux du 10 avril is.ir>. ;
Ah ! ton exemple est beau! c'est la digne conquête Que sur le siècle enfin exerce le progrès;
Seul de la loi du Christ véritable interprète,
Tu sais te refuser à de sanglants arrêts.
Lorsqu en tous lieux encor-, comme pour une fête,
On voit les citoyens, dès l'aube toujours prêts,
Accourir pour savoir comment tombe une tète,
Et du drame inhumain savourer les apprêts ;
Toi, peuple intelligent, tu livres les coupables Aux tourments du remords; du sang de les semblables Tu neveux pas rougir ta fraternelle main.
Tu ne permets qu à Dieu ees terribles justices:
Oh! d’un grand avenir ce sont là les prémices.
Le peuple sera libre en devenant humain.
Louise Col et.
Que te font, roi des espaces,
Nos sciences? tu t’en passes;
Tu dédaignes leurs vains fruits!
Ton esprit n’a point d’entraves;
Nos usages, lu les braves;
Nos voluptés, tu les fuis !
A Dieu seul ton cœur se livre:
La nature est ton seul livre,