LAC DE LA MOUT
INTERMÈDE LYR1QVE.
> Un pays sauvage et boisé. — Un lac immense et h leu. J
LA. MORT, sortant dct roscoux qui bordent le lar.
Au fond de ce lac, mon royaume ,
Je vis en ermite cloîtré ;
Moi , la Mort , le pâle fantôme ,
Le monarque auguste et sacré ,
L’Esprit des puissances secrètes !
Et c’est là, parmi les squelettes ,
Les reptiles et les crapauds,
Là, que dans la vase accroupie,
Sous un toit flottant de roseaux ,
Je guette de l’œil et j’épie,
Comme le loup la bergerie ,
La marche des humains troupeaux Malheur donc à la créature Qui s’attarde ici d’aventure,
Et de cette eau limpide et pure Respire le souffle fatal !
Malheur! autant il s’en égare ,
Autant, autant le gouffre avare En engloutit dans son cristal.
(Elle te j/lon gc dans le l«r.,