‹ Les Beaux-ArtsChapitre 59 sur 204 · IS · texte numérisé non relu

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sion toujours vraie, conslituentdes modèles incomparables.

L’exécution n'a , de son côté, laissé rien a désirer ; cette réunion de voix jeunes , fraîches , jolies , faisait vibrer •les accords vraiment séraphiques.

Quel effet ces chefs-d’œuvre ne produiraient-ils pas sous les voûtes sonores et pieuses d’une cathédrale , au milieu des sublimes cérémonies du catholicisme? Parmi l’auditoire privilégié que les sociétaires avaient réuni et qui comptait l’élite du monde élégant, nousavons remarqué avec un véritable plaisir une députation des ,

membres les plus éclairés du clergé de France. Leur influence ne peut manquer de s’étendre sur le choix des morceaux qui accompagnent les cérémonies de l’église, et l’exécution pour laquelle le clergé de Paris a déjà fait tant d’efforts et réalisé tant de progrès. Palcstrina, par son génie, désarma les foudres du Vatican qui voulait proscrire des églises la musique sacrée ; pourquoi donc ne pas faire revivre les œuvres de ces grands maîtres dans nos temples, où nous recevrions avec tant d’empressement les Raphaël, les Titien et les Michel-Ange!

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