‹ Les Beaux-ArtsChapitre 87 sur 204 · ESI ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

ESI ALLEMAGNE

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Herlin. — On vient déjouer ici avec succès deux opéras de Richard Wagner, jeune compositeur d’un grand talent, qui a demeuré quelque temps a Paris et habite actuellement Dresde où il est directeur de musique. C’est ce que l'école lyrique allemande a produit de plus remarquable de nos jours. Le nouvel opéra dcLindpaintcr, les l rpres Siciliennes , qu’on attendait avec une vive impatience, n’a pas réussi ; aussi a-t-il disparu promptement du répertoire. Les deux autres opéras que nous connaissons de ce compositeur, Ricnzi et le Hollandais errant (imité du / aisseau fantôme) iront pas trouvé le public mieux disposé. Quels pâles cl faibles essais auprès des œuvres de nos maîtres! On s’explique difficilement, au premier examen, que l’Allemagne, le pays de l’Europe où la musique est cultivée avec le plus de prédilection, n’ait pas produit depuis longtemps une œuvre lyrique de quelque importance ; la plupart de nos compositions dans ce genre sont même au-dessous du médiocre. Les musiciens auxquels j’ai demandé l’explication de ce fait singulier en ont rejeté la faute sur les faiseurs de lihretti; ils assurent qu’en Allemagne, il est impossible a un compositeur de se procurer un bon poème.

Ils citent pour exemple Laichner, qui est obligé de choisir ses sujets dans les lihretti français que M. de Saint-Georges a écrits sous Halévy, et Meyerbeer luimême qui a toujours pris des poèmes étrangers. Le tant vanté Mendelsohn-Barlholdy essaie de justifier de la même manière son impuissance réelle à travailler avec succès pour l’opéra (I ). Nous l’avons entendu dire que son plus vif désiravait été de s’essayer dans cette branche difficile de l’art, mais qu’il avait dû y renoncer après avoir cherché vainement des sujets convenables. Pour notre part, malgré ces graves autorités, nous hésitons formellement a croire (pie dans celte foule de poètes qui enrichissent chaque année de leurs productions l’Almanach des muses, il ne s’en trouve pas un seul qui soit en état de faire un bon poème. Dans le cas contraire, qui empêcherait nos compositeurs, s’ils avaient la conscience de leurs forces, de faire comme Meyerbeer, c’est-à-dire d’emprunter des sujets étrangers? Les preneurs de Laich-

(1) Nous saisissons cette occasion de déclarer que les opi nions émises sur les arts et les artistes, tant par nos correspondants étrangers que par nos autres collaborateurs, leur appartiennent exclusivement.

LES RE A l X-A RTS.

ner ont v.inlé comme un chef-d’œuvre un petit opéra de re compositeur sur le sujet de la Reine t le Chypre , mais ce n’est rien moins qu’une faible production, sans vie et sans couleur. Eh! messieurs, si vous avez réellement du talent, ou si ce talent était a la hauteur des conditions de la musique dramatique, ce n’est pas le choix des sujets qui vous embarrasserait. Mais qu’on vous donne les meilleurs poèmes possibles, cl vous trouverez toujours a y critiquer. Tantôt ce sera le sujet qui ne vous conviendra pas, ou qui, selon vous, n’aura pas convenu au public. Et a propos du public, nos compositeurs ne soutiennent-ils pas que c’est sa froideur, son indifférence pour l’opéra qui les empêche de produire, dans ce genre, des œuvres remarquables. Subterfuge que tout cela ! Estce que par hasard le public reste froid aux représentations de la Dame blanche , de la Muette, de Fra-Diaon/o} de Zampa , du Pré-aux-Cleres , et autres chefsd’œuvre de celte école française a laquelle vous contestez précisément le génie musical ! Est-ce que ce même public n’est pas admirateur enthousiaste de Mozart et <leA\ cher! Croyez-moi, messieurs, cette prétendue froideur, cette insensibilité du public pour les beautés de la musique dramatique est un prétexte dont vous feriez bien de ne plus couvrir votre stérilité, votre radicale impuissance.

Le théâtre n’est pas d’ailleurs dans un état plus prospère que l’opéra. Nos poètes modernes se consacrent a peu près exclusivement aux poésies fugitives et ne se sentent ni la vigueur ni l’énergie de conception qu’exigent les grandes œuvres dramatiques. Quelques uns commencent cependant a comprendre que noire poésie lyrique est suffisamment riche, que notre littérature a assez produit d’odes et de ballades, et qu’il serait temps de rappeler sur nos littérateurs nationaux le souvenir des succès de nos auteurs classiques. Gutskoxv, Laube, Moser, manifestent l’intention de consacrerai! théâtre leur verve poétique; nous les en félicitons, et nous pouvons leur donner l’assurance que sur ce champ longtemps resté sans culture, ils recueilleront une ample moisson. Nos compositeurs aussi devraient comprendre que le temps des romances, des lieders, des chansons printannières est passé, et que ce n’est que dans la musique dramatique qu’on fait des œuvres sérieuses et durables. Nous n’approuvons pas non plus la tendance de quelques-uns d’entre eux à se consacrer à la musique religieuse; le public reste froid devant ces sortes de compositions, et nous n’en voulons pour preuve que

l’indifférence avec laquelle il a accueilli Y oratorio de Mendelsohn-Rartholdy quoique empreint d'un talent remarquable (I). On annonce également que l’un de nos compositeurs les plus distingués, M. Schumann (mariée la fameuse pianiste Clara Vieck), va faire exécuter un oratorio dont il s’occupe depuis longtemps. Ou prétend que cette composition sortira du genre et de la coupe ordinaire de l’oratorio, et ressemblera plutôt a un petit drame sans action qu’a un morceau religieux. Eh bien, nous craignons que M. Schumann ne fasse fausse route, et malheureusement, eu musique comme en toute autre branche de l’art, nos artistes veulent a tout prix se frayer un chemin nouveau, au risque de s’égarer, ce qui arrive presque toujours.

Mais revenons aux auteurs dramatiques allemands, si nous leur reprochons leur stérilité, il faut bien direaussi que la cause en est en grande partie a la déplorable situation financière de presque tous nos théâtres. Non-seulement, en effet, ils ne sont pas soutenus par l’état, mais encore quelques-uns, comme ceux de Leipzig, sont obligés de verser une portion de leurs produits dans la caisse municipale. Ou bien encore, ils sont sous la direction d’intendants nommés par la cour, dont la gestion inintelligente, capricieuse, arbitraire, est le fléau de l’art. Ajoutons que les droits d’auteur sont presque mils, tandis qu’en France un auteur de deuxième et même de troisième ordre peut, avec sa plume, se faire une fortune honorable. En Allemagne, l’écrivain dramatique le plus distingué ne peut gagner de quoi vivre, malgré sa fécondité et son immense talent; M. Scribe ne pourrait seulement manger du pain (littéral). En voici un exemple sans réplique : « Raupash, l’auteur dramatique allemand le plus en vogue (2) et le plus fécond, puisqu’il a produit plus de vingt volumes de. pièces , qui toutes ont été jouées avec succès, s’est vu obligé, pour vivre, d’accepter une pension du roi de Prusse.» Citons encore Glauber, un des auteurs favoris du public, qui a reçu un louis d'or pour un grand drame en cinq actes, récompense que presque tous ses confrères, qui s’estiment heureux qu’on prenne leurs ouvrages pour rien, ont trouvée magnifique.

F. Gunther.

(1) Cet oratorio a été joué il y a quelques mois avec succès aux concerts de la rue Vivienne.

(2) Notre correspondant oublie Grillsparzer, dont la réputation est au moins égale à celle de Raupash.

Leipzig. — L’intéressante exposition des gravures anciennes et modernes, commencée depuis 1841 , par la société de la Réunion des Arts , a Leipzig, a ouvert cette année sa troisième série , qui comprend les œuvres des artistes flamands et hollandais ; les deux premières , comprenant les écoles allemande et italienne, avaient été ouvertes au public en 1841 et 1842. Le catalogue de la troisième série dressé avec une connaissance approfondie de l’histoire de l’art, mentionne 250 gravures au burin, la plupart fort rares et d’une grande valeur. Dans l’exposition , les estampes sont rangées par ordre chronologique, disposition heureuse qui permet au visiteur de faire en quelque sorte un cours historique de la peinture et de la gravure dans les anciens Pays-Bas. Pour donner une idée de la richesse de cette exposition et du grand prix des pièces <ju i y figurent, nous allons indiquer celles des plus anciennes estampes qui attirent particulièrement l’attention des connaisseurs. La collection renferme huit morceaux de luiras de Leyde ( né en 1494, mort en 1555), parmi lesquels le grand Ecce Homo gravé en 1510. On y admire encore un Ecce Homo de Heinriz Go/tzius ( né en 1558 a Mulbrechl et mort en 1617); l’original qui était autrefois dans le cabinet de M. Wal.... se trouve actuellement dans celui de M. Gehler-Dorzien à Leipzig. Un morceau d’un intérêt non moins grand est une Fuite en Egypte , de Saint- Van Goudl ( né a lit recht en 1585). Cette célèbre estampe, après avoir appartenu a la collection de Mariette et du comte Brichs, est maintenant en la possession d’un amateur distingué, M. de Quandt. L’exposition compte encore six estampes du même maître. L’original de l’une d’elles est de Elzheiner ; il représente l’Ange et Tobie ; on ne connaît qu’une seule copie de cette gravure. Un paysage de C. Mattue ( 1 640), attire également l’attention ; le baron de Rumohr a parlé avec estime de celte rare gravure dans son livre intéressant sur la collection royale des gravures de Copenhague.

Munich. — La Réunion des Arts de Munich a exposé, dans son local ordinaire, des peintures intéressantes. Le tableau le plus remarquable de cette exhibition est un paysage d’un artiste hongrois, M. Marco, jusqu’il ce jour tout a fait inconnu en Bavière. C’est une œuvre de goût cl de talent qui prouve que l’auteur a un sentiment profond des beau lés delà nature. Nous citerons encore deux tableaux de bataille commandés a M. A. Adam par le duc de Leuchlemberg. L’un est la bataille

de la Piave(8 mai 1809) où les Français , sous les ordres du prince Eugène(père du duc de Leuchlemberg ). ont battu les Autrichiens, commandés par l’archiduc Jean. L’autre représente le siège de Blochauscn-Malborghetts, livré par les Français le 19 mai 1809 cl soutenu pendant trois jours avec la plus grande valeur parle capitaine autrichien Henzel.

Insprüch (Tyrol). — On admire en ce moment ii Inspruch un monument du plus haut intérêt et par les souvenirs qu’il consacre et par le talent qui a présidé a son exécution. 11 est dû au ciseau d’un jeune artiste qui donnait les plus brillantes espérances et (pie la mort vient de ravir subitement a Rome, M. Kries-Mayer. Ce monument est consacré aux jeunes Tyroliens morts pour l’indépendance do leur1 patrie en 1790. 11 est placé près decelui d’Andréa llofer dans l’église de Saint-François. ;r Inspruch. Le style en est religieux comme l’exigeait la sainteté du lieu où il est élevé. Voici des détails sur la forme. On arrive par quelques marches a un socle sur lequel est gravée celte inscription : Aux J'A s du Tyrol morts en combattant pour ! indépendance de la patrie, le pays reconnaissant. Sur le socle s’élève un simple sarcophage en marble blanc. Sur l’un des côtés on voit la carabine et l’épée tyroliennes réunies dans une couronne de laurier ; sur les deux faces latérales sont les génies de l’Autriche et du Tyrol, représentés par des anges ailés. On les reconnaît a leurs boucliers symboliques d’un travail exquis. Au-dessus du sarcophage est assis Fange de la mort tenant une tablette avec cette légende: Absorpta mors in Victoria. Au plafond, l’artiste a sculpté, dans un demi-ovale de marbre de Carrare et en forme de bas-relief, une descente de croix qui est un morceau fort remarquable. Quelques parties de ce monument, que la mort a empêché l’artiste de terminer, sont traitées de main de maître.

Berlin. — Tout Berlin court a l’atelier du célèbre sculpteur Ranch où est exposé le modèle d'une statue équestre colossale du grand Frédéric que l’artiste vient de terminer et qui doit être prochainement coulée en bronze, pour être érigée sur la place qui est à l’entrée du Linden (allée de tilleuls). Cette statue était attendue depuis longtemps avec la plus vive impatience. Déjà, sous le feu roi, on avait posé la première pierre du monument, et depuis cette époque l’artiste s’est occupé de son œuvre sans relâche. Dès longtemps la presse artistique avait discuté la question de savoir comment le grand roi devait être représenté. Quelques écrivains

soutenaient qu’il fallait que la slatuc eût une grandeur, une majesté idéales, qu’elle donnât l'idée d une apothéose; d'autres, au contraire, et parmi eux M. C.eronimus. maintenaient qu’elle devait reproduire le roi tel qu’il vit dans le souvenir du peuple. Il y a un demisiècle, il n’y aurait pas eu de difficulté a ce sujet; on aurait trouvé tout naturel que l’artiste fit du grand Frédéric un empereur romain. Mais il faut le dire â la louange de nos grands sculpteurs, ils savent aujourd’hui dissimuler fort habilement ce qu’il peut y avoir de vulgaire dans les figures et les costumes modernes, sans faire un emploi abusif des oripeaux grecs ou romains.

M. Ranch a représenté le grand Frédéric tel que l’ont piit connaître les milliers de portraits (pie l’on trouve jusque dans la moindre chaumière de la monarchie prussienne. Il porte l’uniforme prussien, y compris l’écharpe, la queue et le bâton qui lui servait de béquille et qui est devenu historique. On assure que le professeur Ranch a copié sur nature l’habit militaire qu’avait porté réellement, de son vivant, le grand roi. Seulement, pour masquer ce que l’uniforme prussien de celte époque a de disgracieux, l’artiste a eu l’idée de jeter le manteau royal sur l’épaule du roi. La figure de l’illustre monarque présente ce mélange de sévérité et d’affabilité qui le caractérisait dans ses vieux jours.

Malgré quelques critiques de détail, on est d’accord sur ce point que celte statue est un des plus magnifiques morceaux de la statuaire moderne, et encore nous ne doutons pas que ces critiques ne disparaissent, lorsque la statue aura été coulée, et que sortant du local exigu où elle est actuellement exposée, elle aura été placée sur le piédestal qui lui est réservé. Sur chacune des faces de ce piédestal, l’artiste représentera un fcld-maréchal achevai.

Le cheval est de la plus grande beauté (on sait que la statue équestre est le triomphe de M. Rauch); il est au trot et relève son pied de devant avec une sorte de lenteur et de fatigue.

Le reproche le plus généralement adressé â la statue, mais peu motivé selon nous, est qu’elle manque d’animation et de vie, et qu’il règne dans l’ensemble une certaine froideur. On critique la position du roi qui a les bras presque collés au corps; le visage est réfléchi et doux, ses yeux regardent dans le lointain. Mais il ne faut pas perdre de vue que l’artiste n’a pas eu l’intention de faire un jeune héros plein de fougue et d’entraînement, mais au contraire, un roi âgé et grave. Et cependant on voit â la fermeté avec laquelle ses mains tiennent les rênes et scs pieds les arçons, que le vieux roi n’a pas encore perdu toute sa vigueur.

Si l’on se plaint que la statue de Rauch a un peu de froideur et d’insensibilité, certes on n’adressera pas le même reproche au modèle d’une statue du même roi que nous avons vu dernièrement dans l’atelier du jeune sculpteur Kiss (bien connu par ses magnifiques groupes d amazones), et que lui a commandé la ville dcBreslau. Mais aussi elle représente le roi dans les premières années de son règne, et par conséquent elle devait être pleine de force et de vie, qualité que M. Rauch ne pouvait donner a sa statue sans commettre un anachronisme.

Dans la statue de Kiss, le cavalier est brillant de vivacité et d’ardeur, le cheval lancé au galop. Le héros semble conduire scs soldats a la victoire.

Outre ces deux remarquables productions qui ont fait une vive sensation a Berlin, on attend un groupe de marbre représentant Gérés et Proserpine dont on dit le plus grand bien. Il est du sculpteur Schwanthaler de Munich, et lui a été commandé parle comte de Rcdern un des plus riches propriétaires de Berlin. On annonce également l’arrivée â Berlin d’un jeune sculpteurde Bonn. M. Heidcx, qui doit achever les huit statues des empereurs, commencées par le professeur Belhmonn-llolweg, et destinées a être placées dans le Intrg Rheinsfels.

Nous avons, il y a quelques jours, admiré dans l'atelier du professeur AVatch, un tableau que la société des Arts de Sleltin a commandé a cet habile artiste, et qui est égal, sinon supérieur, a ses autres productions si justement vantées. Il représente Rétablissement du christianisme en Poméranie au xne siècle. L’évêque de Ramberg, racontent les historiens, après avoir fait les plus grands efforts pour introduire dans ce pays la foi catholique, et avoir échoué contre l’esprit grossier des habitants, conçut l’heureuse idée de s’adresser aux enfants et de choisir parmi eux les apôtres de la nouvelle doctrine. 11 réussit a convertir les enfants du grand duc de Poméranie, et par eux se fraya un chemin jusqu’au cœur de leurs parents. AVatch a choisi le moment où les jeunes apôtres expliquent a leur mère les vérités du christianisme et la conjurent d’abjurer le culte des faux dieux. Il règne dans toute cette composition cette grâce et ce charme qui sont particuliers h tous les tableaux de cet estimable artiste.

Les héritiers du riche libraire Reimer ont exposé, il v a quelque temps, sa magnifique collection de tableaux, dont une partie doit être prochainement mise en vente. Cette exposition a produit uno surprise générale ; on ne savait pas qu’il y eût a Berlin un particulier qui possédât non pas une collection, mais une galerie aussi considérable. Cela lient à ce que son heureux possesseur n’avait jamais pu se procurer un local convenable, et qu’ainsi la plus grande partie de ses tableaux, parmi lesquels on remarque des morceaux d’un grand prix, sont restés longtemps entassés ou enfouis. On se fera une idée de la richesse de celte exposition, quand on saura que le catalogue contient deux mille numéros. Sur ce nombre, six cent quatre-vingt seulement sont destinés â être vendus; ce sont presque tous des tableaux de l’école italienne. Le plus remarquable est un magnifique Corrège. Parmi les tableaux modernes, nous citerons un Cimetière de Lessing, et le délicieux Don Quichotte de Shrocdter. On raconte que le peintre Krausi, qui vient d’acheter, a un prix très-médiocre, une toile enfumée et en assez mauvais état de cette collection, après l’avoir fait restaurer, s’est trouvé avoir acquis un des plus beaux tableaux de Murillo, le Samaritain, que le célèbre artiste espagnol avait peint pour l’église de la Charité, a Séville. C’est, de l’avis de tous les amateurs, l’un des plus précieux morceaux de l’école espagnole.

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