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PROPOS OU REGIME CELLULAIRE

Pellico, tout meurtri par l’affreuse torture Des martyrs condamnés à la prison très-dure ,

En sortait glorieux et l’auréole ou front ,

Et vieilli par l'exil, regagnait le Piémont.

Il disait simplement et sans vaine éloquence ,

Et ses ennuis profonds et sa longue souffrance.

Et sa torture infâme et ses rudes travaux ;

Le silence et la nuit imposés aux cachots.

Il demandait à Dieu l’oubli de ses misères,

Et pleurait seulement en songeant à ses frères ,

Aux pauvres prisonniers qu’il laissait après lui.

Et des chrétiens pour eux il réclamait l’appui.

Il disait qu’isolés dans l’horreur des ténèbres, Leur esprit s’abîmait dans des rêves funèbres ; Qu’en eux de la raison s’éteignait le flambeau; Qu'ils invoquaient le jour, l’air pur et le bourreau.

Puis il disait encor, ô vous ! heureux du monde , Descendez un moment dans leur prison immonde, Sachez qu'il est des maux plus cruels que la mort!. Que jamais au cachot la douleur ne s'endort !

Ils ont compris tes chants, Pellico, ces infâmes!

Ils ont compris tes chants, ces tortureurs des âmes, Ces perfides amis de notre humanité ,

Qui proscrivent partout l’ardente charité.

Ils t’ont proclamé grand et digne, de louange .

Saint martyr rayonnant de la gloire de l’ange ;

Ils ont traduit ton livre, et son enseignement Leur a, de la torture, appris le rudiment.

Pauvre vieux prisonnier, contemple ton ouvrage. Verse, verse des pleurs, assis sous le feuillage Des arbres paternels, au seuil de ta maison ,

Car tu nous as dotés de la dure prison.

Quand sur toi nous versions des larmes ,

Ton livre fournissait des armes Aux philanthropes sans pudeur;

Us découvraient dans ton supplice Un cruel et nouveau cilice Dont ils revêtaient le malheur.

Dans nos cachots et nos bastilles,

Ils augmentaient verroux et grilles, Et torturant l’être moral,

Ils imposaient à la souffrance La solitude et le silence Au nom d'un code libéral.

\ ous qui supprimez l’esclavage ,

Où trouvez-vous donc le courage D’inventer un nouveau tourment, Qui s’attaquant à l’âme humaine , T/enlace, l'oppresse et l’enchaîne.

Sans permettre un gémissement.

Et toi, dans ta morne tristesse , Entends-tu ces cris de détresse Qui te rappellent ta prison ;

Au nom de l’humanité sainte, Flétris cette effroyable atteinte A l’empire de la raison.

Vois donc, d Pellico ! tes frères ,

Qui se traînent dans leurs galères , Courbés sous le poids des douleurs;

Souviens-toi de ton cachot sombre .

Des jours dont tu perdais le nombre.

Et que tu passais dans les pleurs.

Tu dois a tous ceux qui gémissent ,

A ceux qui dans les fers languissent .

Aux vaincus de tous les partis ,

Un noble appel à l'indulgence Des législateurs de la France ,

Du droit de torture investis.

Dis que la prison cellulaire,

Aux lois du Seigneur est contraire, Et que c’est être criminel D'enchaîner le triste murmure ,

Oui du sein de la créature ,

Monte vers le juge éternel.

Dis-leur qu’il n'est pas de coupable.

De crime assez abominable ,

Pour mériter un pareil sort ;

Pour tous Dieu créa la lumière .

La parole, c’est la prière!...

Et l’isolement, c’est la mort

( lomte lion a c e de \ i b i. r. x s t e j..

— Les vœux que nous avons exprimes souvent pour ! introduction de la grande musique ancienne dans les olliees de l’église commencent a se réaliser. M. le prince de la Moskowa, qui a rendu a l’art un service important en faisant connaître les chefs-d'œuvre des grands maîtres exécutés par la fleur des dileltanli de la société parisienne, a dirige plusieurs fois celle semaine ses cantiques en l’honneur de Saint-Joseph aux offices du soii de Saint-Louis d Amin. Scs célèbres chanteurs ne lui ont pas fait défaut pour ces cérémonies dans lesquelles ils trouvent leur véritable place. On a pu apprécier dignement l’effet de la grandeur de celte belle musique sacrée ainsi appropriée. Mgr. l’archevêque de Paris en autorisant ces solennités, contribue autant a la splendeur des fêles religieuses que de l’art lui-même.

Physionomie Parisienne.

Chansons

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