VOYAGEANT EN FRANCE
Quand guidés par la foi vers quelque sainte plage,
Les chrétiens du vieux lempsse rencontraient au loin, Près de la même source et sous le même ombrage Ils s'asseyaient ensemble et partageaient leur pain.
Le repas achevé, debout sur le chemin,
Ils priaient en commun, chacun dans leur langage. Puis se disaient leurs noms, et se donnant la main,
L changeaient en partant leur bâton de voyage.
La muse a ses croyants, et seule, de nos jours,
Elle a ses pèlerins qui poursuivant toujours.
Par-delà monts et mers, l’idéale Solyme,
Convives altérés, se partagent encor Et l’ombre et la fraîcheur de cet arbre sublime Qui sur vous, ô poète, abaisse ses fruits d'or.
Antoine de Lato tu.
Paris, mai.
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