A ANTOINE DE LATOUR
Ami, si quelquefois, au printemps de mon âge,
Pour charmer mes ennuis, j'ai cueilli quelques fleurs De cet arbre sacré dont tu vantes l'ombrage ;
Si de ces fruits dorés j'ai goûté les douceurs ,
Hélas! en reprenant mon pénible voyage.
J'ai vu de mon bouquet se flétrir les couleurs.
Et ces fruits, si riants sous le riche feuillage.
Ne laissaient après eux qu'amertume et douleurs;
Mais malgré ces chagrins et ces dégoûts sans nombre. Par un doux souvenir quelquefois arrêté.
Je revenais encore à cet arbre enchanté,
Etj' \ rêvais à ceux que je vis sous son ombre,
A plus d'un, comme moi, sur la route égaré...
Ami, c’est aussi là que je t’ai rencontré.
J. Van H en N eu.
Mai
Physionomie Parisienne.
M. XV te ii mann , dont on a admire, a la dernicre exposition, une gracieuse statue (le Jeune Fille allant (miser île l’eau à la fontaine , vient de terminer le buste de Mlle Rachel. Cette œuvre se distingue autant par une ressemblance parfaite que par une exécution pleine de finesse et d’élégance.
— Le Roi vient de faire cadeau à la ville de Bruges de dix-sept caisses renfermant les plâtres des plus belles pièces du musée du Louvre.
Ouvrière en rob-e.