‹ Les beaux dimanchesChapitre 6 sur 19 · PARTIE DE CAMPAGNE · texte numérisé non relu

PARTIE DE CAMPAGNE

M. BOLE AU , qui sHnterrompL — Tout à l'heure. Le cheval et la voiture sont à côté, en pension chez Goupois, le marchand de grains. Leur valet d'écurie doit nous amener l'équipage tout attelé. Il ne tarde que le moment d'arriver.

Regarde un peu par la fenêtre si tu ne le vois pas.

LUCIE, qui se penche et regarde. — Non.

M. BOL EAU, qui apparaît. — C'est comme ton cousin Edouard.

MADAME BOLEAu. — Oh I lui, il u'estjamaîs pressé. 11 ne s'amène qu'à la dernière minute. (A son mari.) As-tu pensé où est-ce que nous déjeunerons, avec tout ça?

LUCIE. — Eh bien, mais à Villejuif, maman.

C'est convenu.

M, BOLEAU. — Oui, mais où?

M. BOLEÂu. — Sur l'herbe.

MADAME BOLEAU. — As-tU UU CUdroit?

M. BOLEAU. — Si j'ai un endroit! Mais certainement que j'en ai un, ma pauvre bonne I Sois donc sans inquiétude. Je ne suis pas un ; enfant.

41 LES BEAUX DlHANCflES

* MADAME B OLE AU- — Tout Ça 116 HOUS dit

pas..-

H. EOLEAU, guilkreL — Petite impatiente!

Écoute-moi. Passé l'avenue d'Italie et les forlificatioûs, nous tournons à gauche, ensuite à droite, nous marchons vingt-cinq minutes,..

Un chemin délicieux-., rien que des jardins de tous les côtés... des arbres, des fleurs^ des fruits... Nous sommes en pleines pépinières.,. On arrête César,

LUCIE. — On descend.

M. BOL EAU. — On choisit une jolie place.

Le rebord d*un fossé, s'il y a moyen. De la belle herbe... Pas de soleil. Tu déballes le panier...

MADAME BOLEAu. — Eu faisaut bicu attention.

M. BOLEAu. — Et on déjeune.,, comme des rois ! Est-ce ça, madame Boleau ?

LUCIE. — 11 me semble que j'y suis déjà!

MADAME BOLEAU. — Jc retirerai mon chapeau pour manger plus à mon aise.

M. BOLEAU. — Si tu veux.

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